charte, les sujets n'étaient plus tenus de faire aucun service au
prince, ni de lui prêter obéissance dans les choses de son besoin,
jusqu'à ce que le duc eût redressé l'emprise et remis les choses en
leur premier état.» Joseph II, en annulant la Joyeuse-Entrée, rendait
légale et applicable la plus périlleuse et la plus extrême de ses
dispositions. Vander Noot et ses amis s'en prévalurent. Un officier
flamand, nommé Vander Mersch, se retira en Hollande, où il se plaça à
la tête de quelques volontaires: il envahit le Brabant, et un premier
succès confirma son audace; la division autrichienne du général
Schrœder fut vaincue dans les rues de Turnhout.
Le vendredi, 13 novembre 1789, un grand nombre de paysans étaient
réunis à Gand, où ils étaient venus apporter leurs blés au marché,
lorsqu'on apprit qu'un faible détachement de volontaires _patriotes_,
commandé par le jeune prince Louis de Ligne, ayant pénétré près de
Calloo dans le pays de Waes, avait passé entre le corps d'armée du
général Schrœder, qui se trouvait à Anvers, et celui du colonel
Gontreuil, qui occupait Beveren, et qu'il s'approchait de Gand. On
ferma aussitôt les portes de la ville, où une extrême confusion
régnait. La garnison était peu nombreuse: elle abandonna, dès les
premiers coups de fusil, la porte de Bruges, et les _patriotes_
trouvèrent, au corps de garde de la place d'Armes, les fusils des
soldats autrichiens, qui servirent à les armer.
Un renfort d'environ mille hommes, commandé par le colonel Lunden,
était entré à Gand. Il trouva les _patriotes_ maîtres de la plus
grande partie de la ville; mais, au lieu de les attaquer, il rangea
ses soldats en bataille devant le cloître Saint-Pierre, où ils se
trouvaient exposés au feu qu'on dirigeait contre eux des maisons
voisines.
Les Autrichiens se retirèrent et la fusillade cessa. Les _patriotes_
étaient peu nombreux, mal armés et sans artillerie, de plus, épuisés
par les fatigues de leur marche forcée à travers le pays de Waes. Les
Autrichiens semblaient, toutefois, peu disposés à les attaquer,
quoiqu'un corps de cavalerie fût arrivé le même soir dans le faubourg
de Meulestede. Ils brisaient les maisons, s'enivraient et commettaient
mille désordres semblables à ceux dont les villes prises d'assaut
présentent le triste spectacle. Le colonel Lunden ne put ni les
rallier sous leurs drapeaux, ni rétablir ses communications avec la
citadelle, où les généraux d'Arberg et Schrœder étaient entrés avec
cinq mille hommes et d'où ils lançaient par intervalles quelques
bombes.
Les bourgeois, jusque-là peu favorables aux _patriotes_, s'armèrent en
apprenant qu'on pillait leurs maisons et qu'on outrageait leurs femmes
et leurs filles. Les échevins de la keure et des parchons convoquèrent
l'assemblée générale du peuple, et toute la ville se leva au son du
tocsin.
Cependant le général Schrœder essaya, le 15 novembre, une sortie qui
fut repoussée. Le lendemain, les bourgeois se portèrent vers les
casernes; elles renfermaient huit cents hommes, qui s'étaient rangés
en ordre de bataille dans les cours et qui semblaient bien plus
redoutables que la multitude indisciplinée qui les attaquait. Un vieux
canon, trouvé sur les remparts, fut amené: à la première décharge,
l'affût se rompit; mais, au même moment, on vit le colonel Lunden
paraître à une fenêtre, agitant un mouchoir blanc au bout de son épée
et criant de toutes ses forces: _Vivent les patriotes!_ On eut la plus
grande peine à le préserver de la colère du peuple. Ce timide et
faible officier, qui n'avait su ni conduire ses troupes au combat, ni
les écarter du pillage, eût mérité de périr non par la guerre, mais
par l'émeute.
On força le colonel Lunden à écrire au comte d'Arberg pour lui
annoncer que, s'il continuait à lancer des bombes dans la ville, les
représailles des Gantois menaceraient sa vie. Ce n'était point assez
d'ignominie pour les troupes autrichiennes: le comte d'Arberg sortit
avec 5,000 hommes, pendant la nuit du 16 au 17, de la citadelle de
Gand, où il abandonnait plus d'un mois de vivres. La perte de Gand fut
la confirmation de l'échec de Turnhout, à l'occasion duquel l'empereur
écrivait au comte d'Alton: «Mes soldats s'y sont comportés en brigands
et s'en sont retirés en lâches.»
Les garnisons autrichiennes, en apprenant la capitulation de Gand,
évacuèrent aussitôt Bruges, Ostende, Ypres et toute la Flandre.
Le 30 novembre 1789, les états de Flandre se réunirent à ceux du
Brabant; un congrès fut convoqué à Bruxelles pour que toutes les
provinces y envoyassent leurs députés, chargés de délibérer sur les
intérêts généraux des Pays-Bas. Ceux de la Flandre furent, pour le
clergé de Gand, l'abbé de Saint-Corneille et Saint-Cyprien de Ninove
et le prévôt de Saint-Bavon; pour celui de Bruges, l'abbé d'Eeckhout
et le chanoine De Paauw; pour la noblesse, le marquis de Rodes et le
comte d'Hane de Steenhuyse; pour les villes, M. Roelants, pensionnaire
de Gand, M. Pyl du Fayt, pensionnaire de Courtray, et M. de Schietere
de Caprycke, bourgmestre de Bruges; pour les châtellenies, MM. de
Lannoy, van Hoobrouck, De Smet et De Grave; enfin, pour la
West-Flandre, l'abbé de Saint-Jean-au-Mont et MM. Vander Meersch et
Vander Stichele de Maubus. Dans ce congrès, le nombre des voix fut
fixé à quatre-vingt-dix, et la Flandre en reçut trente et une,
c'est-à-dire plus du tiers.
Le 11 janvier 1790, le congrès proclama l'indépendance des Pays-Bas
sous le nom d'États-Belgiques-Unis. Cette confédération, bornée aux
questions d'utilité générale, devait être dirigée par le congrès
souverain des États-Belgiques-Unis.
Chaque province contribuait aux dépenses générales par des impôts
calculés sur la moyenne des dix dernières années; mais son
administration intérieure n'appartenait qu'à elle seule.
En cas de conflit entre plusieurs provinces, le congrès souverain
devait décider.
Quelque hardie que fût cette déclaration, on semblait ne plus avoir
rien à redouter du ressentiment de l'empereur.
D'une part, le comité diplomatique de l'assemblée nationale de France
encourageait le mouvement; d'autre part, l'Angleterre, la Prusse et la
Hollande signaient le traité de Berlin, par lequel elles s'engageaient
à soutenir les priviléges des Pays-Bas et peut-être leur indépendance.
Les États-Belgiques-Unis eurent leurs ambassadeurs à Londres, à La
Haye et à Berlin. Tandis que l'Angleterre accordait un congé de
dix-huit mois à ses officiers qui prendraient service à Bruxelles, la
Prusse y envoyait le général Schœnfeld pour qu'il servît dans l'armée
insurgée.
Le vainqueur de Turnhout, Vander Mersch, s'était créé feld-maréchal et
avait fait nommer capitaine son fils, enfant de quatre ans, comme,
dans les maisons royales, les princes reçoivent des épaulettes au
berceau. A côté de Vander Mersch figuraient les ducs d'Arenberg et
d'Ursel, qui se croyaient appelés par leur rang à une position élevée
dans le nouveau gouvernement, et un grand nombre de députés des
diverses provinces, dont les uns ne voyaient dans les innovations
qu'un acheminement aux idées françaises, et dont les autres
regrettaient que la protection du gouvernement autrichien, bien
préférable à leur avis à celle des trois puissances alliées, manquât à
la nouvelle constitution.
Cependant Joseph II, épuisé par une longue maladie, était mort à
Vienne le 20 février 1790. Les tristes nouvelles qu'il recevait de la
Belgique, avaient hâté sa fin: «Votre pays m'a tué, disait-il au
prince de Ligne, Gand pris a été mon agonie, et Bruxelles abandonnée
est ma mort!»
Léopold II succéda à son frère. Il alliait à une grande sagesse une
noble fermeté; et, s'il eût régné dix ans plus tôt, la tranquillité
des Pays-Bas n'eût jamais été troublée.
Par une déclaration publiée au mois de mars 1790, il désapprouva
toutes les tentatives réformatrices de son frère, et protesta de son
respect pour les anciennes lois des Pays-Bas, en promettant de les
confirmer: il s'engagea même à choisir le gouverneur général parmi les
Belges, à n'élever aux fonctions publiques que sur la présentation des
états, à retirer toutes les troupes étrangères, à abandonner aux
évêques la direction des affaires ecclésiastiques et à partager
l'autorité législative avec les états généraux.
Si ces propositions eussent été acceptées, la paix eût été rétablie
dans les Pays-Bas. Les funestes progrès des idées désorganisatrices ne
le permirent point. Les chefs de la résistance comptaient trop sur les
trois puissances alliées et oubliaient que lorsqu'une cause cesse
d'être juste, il sert peu de se confier dans le stérile appui que lui
offrent les jalousies étrangères.
La Prusse abdiquait déjà sa rivalité contre l'Autriche pour conjurer
le péril dont la révolution qui s'accomplissait en France menaçait
toutes les monarchies. L'Angleterre et la Hollande se portèrent seules
médiatrices au congrès de Reichenbach. Tandis qu'on y discutait, les
Autrichiens marchaient et envahissaient la Belgique.
Dans ce moment difficile, Vonck chercha à ranimer le zèle de ses amis,
et Vander Mersch le seconda. Les états généraux, aussi hostiles aux
démocrates qu'aux Autrichiens, le firent arrêter et lui donnèrent pour
successeur le général prussien Schœnfeld. En même temps ils
écrivaient au roi de Prusse pour lui rappeler qu'en s'insurgeant, ils
avaient compté sur sa protection. Le roi de Prusse ne répondit pas, et
le général Schœnfeld cacha, sous les apparences d'une lenteur
calculée, une trahison dont il avait reçu l'ordre. Kœhler, ancien
aide de camp d'un général anglais, succéda à Schœnfeld, attaqua les
Autrichiens et se fit battre.
Des conférences s'étaient ouvertes à La Haye. L'Angleterre commençait
à partager la tiédeur de la Prusse, de peur que l'appui qu'elle aurait
donné aux patriotes brabançons, ne livrât plus tard, sans défense,
les Pays-Bas à la France. Les puissances alliées, loin de soutenir les
Belges, leur conseillèrent, le 31 octobre, de se soumettre, et
voulurent interposer leur médiation à la faveur d'un armistice; mais
les généraux autrichiens avaient ordre de le refuser.
Les états généraux tremblaient: ils crurent placer leurs villes à
l'abri des attaques des armées impériales en proclamant l'archiduc
Charles d'Autriche grand-duc héréditaire de la Belgique: vaine et
ridicule tentative qui démontrait que, si telle était leur dernière
ressource, ils étaient bien faibles. En effet, leurs principaux
membres fuyaient. Les Autrichiens ne rencontraient plus de résistance;
ils entrèrent le 2 décembre à Bruxelles, le 4 à Malines, le 6 à
Anvers, le 7 à Gand.
Là s'arrêta la conquête, qui fut pacifique et clémente. Le comte de
Mercy-Argenteau, envoyé impérial à La Haye, annonça, le 10 décembre,
que l'empereur, oubliant toutes les erreurs de ses sujets des
Pays-Bas, confirmait leurs priviléges, et les trois puissances
alliées, pour clore leur intervention perfide à son origine et peu
honorable jusqu'à la fin, déclarèrent qu'elles garantissaient à la
maison d'Autriche la souveraineté des Pays-Bas, qui avait déjà reçue
la meilleure des sanctions: celle de la victoire.
Vander Mersch et Vonck s'étaient réfugiés à Lille: ce fut de là qu'ils
adressèrent leur soumission dans les termes les plus humbles au comte
de Mercy-Argenteau, et celui-ci, à son tour, leur fit remettre une
réponse fort obligeante où il louait, le premier, de sa loyauté et de
sa probité dans son erreur, le second, de ses talents et de ses
vertus.
L'année 1791 fut aussi calme que pouvait le permettre l'anxiété
produite par la révolution qui ébranlait le trône de Louis XVI.
L'année suivante vit la mort de Léopold II. François II lui succéda.
On touchait au moment où une armée française, sous les ordres de
Dumouriez, allait envahir nos provinces sous le prétexte de leur
rendre la liberté. Au mois de novembre 1792 la bataille de Jemmapes
livra sans la moindre résistance toute la Flandre aux vainqueurs qui
appelèrent partout les populations à former des assemblées populaires
et à élire des administrations nouvelles. Cependant, au lieu d'une
adhésion empressée aux principes de la révolution triomphante, les
lieutenants de Dumouriez ne recueillirent partout qu'une courageuse
et énergique protestation que la Flandre voulait maintenir ses
anciennes franchises et ses libertés.
Bientôt les républicains français jetèrent le masque. Cambon monta, le
15 décembre 1792, à la tribune de la Convention, et, après avoir
reproché aux Belges d'être faibles et timides et de ne pas oser avouer
leurs principes, il exposa qu'il fallait leur envoyer des commissaires
chargés de les aider de leurs conseils, tout en leur imposant en
argent des contributions extraordinaires et en ne les payant eux-mêmes
qu'en assignats. On ajouta à ce décret que nul ne serait admis à voter
dans les assemblées communales sans avoir abjuré par écrit les
anciennes institutions du pays. C'était prononcer l'annexion violente
de la Belgique, puisqu'on lui imposait toutes les charges sans la
consulter et puisqu'on ne tenait pas plus de compte de ce droit qu'on
lui avait naguère si formellement reconnu de statuer seule sur ses
lois et ses institutions.
D'unanimes protestations s'élevèrent en Belgique, et Dumouriez, au
milieu de ses succès, en fut vivement ému. Les députés de la Flandre
osèrent se présenter à la barre de la Convention, où leur langage fut
plein de fierté: «Souvenez-vous, disaient-ils, que les assemblées
françaises ont fréquemment mérité le reproche de poursuivre avec trop
de précipitation une œuvre de destruction et de désorganisation. Il
faut agir avec prudence si l'on se préoccupe de l'intérêt du peuple,
et c'est ainsi qu'on prévient son mécontentement et ses plaintes.»
A cette heure néfaste, les idées de sagesse et de prudence ne
pouvaient être écoutées, pas plus que le respect du droit et de la
liberté d'une nation à laquelle on avait, les armes à la main, porté
la fraternité. Tandis que les députés flamands attendaient qu'il plût
à la Convention de prononcer sur leurs griefs, le crime du 21 janvier
1793 rougissait l'échafaud, et l'un des premiers commissaires français
envoyés dans nos provinces fut Danton, qui déclara aussitôt qu'il
était l'organe de la Belgique en en demandant la réunion à la France.
Mensonge odieux puisqu'en ce même moment d'autres commissaires de la
Convention cassaient l'assemblée provinciale de la Flandre et puisque
les généraux français défendaient que les assemblées primaires se
tinssent sans leur autorisation. En effet, les réunions qui devaient
voter la réunion à la France, ne pouvaient être que des clubs dont les
membres peu nombreux étaient choisis parmi ce qu'il y avait de plus
abject. Tel fut à Gand le vote du 22 février 1793, et à Bruges celui
du 1er mars suivant. Partout la violence avait écarté du scrutin les
hommes les plus estimés, et l'âme honnête de Dumouriez a laissé la
trace de son indignation dans la célèbre lettre qu'il adressa le 12
mars à la Convention:
«Les peuples n'échappent pas à la Providence: on a violé à l'égard des
Belges les droits sacrés de la liberté; on a insulté avec impudence à
leurs opinions religieuses; on vous a menti sur leur caractère et sur
leurs intentions... Vous avez été trompés sur la réunion à la France
de plusieurs parties de la Belgique; vous l'avez crue volontaire parce
qu'on vous a menti...»
Cependant l'armée française avait essuyé des revers, et les
Autrichiens rentrèrent en Belgique. François II vint en 1794 y
recevoir des hommages et des vœux éphémères. Avant la fin de cette
année la journée de Fleurus, aussi désastreuse pour les Autrichiens
que celle de Jemmapes, ramena les Français dans la Flandre comme dans
le Brabant, et le décret du 9 vendémiaire an IV prononça une seconde
fois la réunion de la Belgique à la France.
Pendant un grand nombre d'années la Flandre eut à subir les malheurs
et les désastres d'une domination étrangère. Parfois son agriculture
et son industrie cherchaient à se relever, et le courage par lequel
elle s'était signalée dans d'autres temps, brillait jusque dans les
légions que les envahisseurs recrutaient sur son sol; mais ce qui,
sous le régime français comme sous celui de l'Espagne et de
l'Autriche, caractérisait surtout les populations flamandes, c'était
le soin jaloux avec lequel elles conservaient leur langue et leurs
mœurs, toujours pieuses et laborieuses, toujours fidèles à une sage
et calme liberté, toujours dignes de garder le glorieux dépôt de leurs
anciennes traditions jusqu'au jour où, l'indépendance nationale étant
proclamée, elles seraient appelées à en former la base la plus solide
et la plus puissante.
TABLE.
pages
LA FLANDRE PENDANT LES TROIS DERNIER SIÈCLES 5
CHARLES-QUINT (1500-1553): Naissance de
Charles-Quint.--Négociations entre Philippe le Beau
et Louis XII.--Mort de Philippe le
Beau.--Mainbournie de Maximilien.--Gouvernement de
Marguerite d'Autriche.--Alliance de Maximilien et
de Henri VIII.--Neutralité de la Flandre.--Bataille
des Éperons.--Bayard prisonnier en Flandre.--Siége
de Térouanne et de Tournay.--Lettre de Charles à
Gonzalve de Cordoue.--Sa jeunesse.--Son
éducation.--Son émancipation.--Avénement de
François Ier.--Charles devient roi d'Espagne, puis
empereur.--Situation de l'Europe.--Appréciation du
caractère politique de Charles-Quint.--Le cardinal
Wolsey à Bruges.--Bruges ville littéraire. Érasme,
Thomas Morus, Louis Vivès, Jacques Meyer et les
savants du seizième siècle.--Prise de
Tournay.--Bataille de Pavie.--Traité de Madrid.--La
Flandre cesse de relever de la couronne de
France.--Henri VIII se sépare de
Charles-Quint.--Neutralité commerciale de la
Flandre.--Traité de Cambray.--Projet de former un
royaume des Pays-Bas.--Guerres contre la
Flandre.--La Flandre confisquée par arrêt du
parlement de Paris.--Trêves.--Projet de
démembrement de l'Angleterre.--Ignace de Loyola à
Bruges.--Mort d'Isabelle de Danemark et de
Marguerite d'Autriche.--La suette.--Situation
commerciale et industrielle de la
Flandre.--Accroissement des impôts.--Résistance des
Gantois.--Les Luthériens.--Les _Cresers_. Liévin
Borluut.--Supplice de Liévin Pym.--Arrivée de
Charles-Quint en Flandre.--Confiscation des
priviléges de Gand.--Nouveau projet de créer un
royaume des Pays-Bas.--Le duc
d'Orléans.--Guerres.--Paix de Crespy.--Le comte de
Bueren.--Les Pays-Bas réunis à l'Empire.--Le prince
d'Espagne en Flandre.--Charles-Quint dicte ses
Commentaires.--Nouvelles guerres.--Destruction de
Térouanne.--Prise d'Hesdin.--Combats sur
mer.--Abdication de Charles-Quint.--Son dernier
séjour en Flandre 7
PHILIPPE II (1555-1598): Renouvellement de la
guerre.--Batailles de Saint-Quentin et de
Gravelines.--Mort de Charles-Quint.--Départ de
Philippe II.--Marguerite de Parme.--État prospère
de la Flandre.--Symptômes de troubles.--Les
nouveaux évêchés.--L'inquisition.--Compromis des
Nobles.--Les ambassadeurs anglais aux conférences
commerciales de Bruges.--Appui donné aux mécontents
par Élisabeth.--Philippe II paraît
céder.--Insurrection des Gueux.--Leurs
dévastations.--L'ordre se rétablit.--Arrivée du duc
d'Albe.--Émigrations flamandes en
Angleterre.--Supplice du comte d'Egmont.--Sévérité
de l'administration du duc d'Albe.--Intervention
des huguenots dans les troubles des
Pays-Bas.--Fureurs des Gueux à Audenarde.--Départ
du duc d'Albe.--Requesens.--Gouvernement des
états.--Anarchie.--Pacification de
Gand.--Tentatives de don Juan.--Intrigues de
Marguerite de Valois.--L'archiduc Mathias.--Le duc
palatin Casimir.--Puissance du prince d'Orange à
Gand.--Ryhove.--Hembyze.--Arrestation du duc
d'Arschoot et de l'Évêque d'Ypres.--Gand domine
toute la Flandre.--Mort de don Juan.--Le prince de
Parme.--Les malcontents.--Guerres.--Détresse de la
Flandre.--Le duc d'Alençon est proclamé comte de
Flandre.--Il quitte la Flandre après avoir
honteusement échoué dans ses projets.--Mort
d'Hembyze.--Élisabeth et le comte de
Leicester.--Négociations du prince de Parme avec
les principales villes de la Flandre.--L'autorité
de Philippe II y est rétablie.--Cession des
Pays-Bas à Albert et à Isabelle.--Mort de Philippe
II 86
ALBERT ET ISABELLE (1598-1621): Albert et
Isabelle.--Les états généraux font des réserves en
faveur des priviléges des Pays-Bas.--Armements de
la Hollande.--Bataille de Nieuport.--Siége
d'Ostende.--Trêve de douze ans.--Préparatifs
menaçants du roi de France.--Mort de l'archiduc
Albert 221
PHILIPPE IV, CHARLES II, PHILIPPE V (1621-1713):
Reprise des hostilités.--Le prince d'Orange devant
Bruges.--Projets politiques de Richelieu.--Louis
XIV.--Une armée française envahit la
Flandre.--Négociations de Munster.--Tentatives
pour ramener le commerce en Flandre.--Le
roi d'Angleterre à Bruges.--La Flandre,
attaquée par Turenne, est défendue par
Condé.--Dunkerque.--Ostende.--Paix des
Pyrénées.--Peste de 1666.--Louis XIV réclame les
Pays-Bas en vertu du droit de dévolution.--Traité
d'Aix-la-Chapelle.--Nouvelles guerres.--Siége de
Gand.--Paix de Nimègue.--Situation de la
Flandre.--Guerre que termine le traité de
Riswick.--Mort de Charles II. Guerre de la
succession.--Paix d'Utrecht 235
CHARLES VI, MARIE-THÉRÈSE (1713-1780): Traité de la
Barrière.--Réclamations de la Flandre.--Le
commerce se ranime en Flandre.--Compagnie
d'Ostende.--Pragmatique sanction de Charles
VI.--Louis XV en Flandre.--Traité
d'Aix-la-Chapelle.--Heureux gouvernement du prince
Charles de Lorraine.--Mort de Marie-Thérèse 278
JOSEPH II, LÉOPOLD II, FRANÇOIS II (1780-1794):
Démêlés avec la Hollande.--Plaintes des états de
Flandre.--Mouvement insurrectionnel.--République
des États-Belgiques-Unis.--L'autorité impériale est
rétablie.--Léopold II succède à Joseph II.--Sa
mort.--Invasion et conquête de la Flandre par les
armées républicaines françaises 291