bien fait, quoique vieillard de quarante ans approchant, qui semblait
me considérer d'un œil mortifié, jusqu'à ce que la petite Molière lui
eut fait connaître qui j'étais et m'eut dit que c'était un gentilhomme
nommé le sieur de Montalant à qui elle avait de grandes obligations.
Je ne savais pas bien ce qu'elle entendait par là, mais dans la suite
ce Montalant ayant épousé cette Iphigénie, je connus que le meilleur
office que l'on puisse rendre à une fille est de la soustraire au
cloître et de lui donner un mari même barbon.
Après avoir salué la jeune personne, M. de Montalant lui demanda d'un
air vif:
—Savez-vous quel est le dessein de Mlle Molière en faisant voiturer
cette grande masse de bois que l'on voit au cimetière Saint-Joseph sur
la tombe de votre père? Il y a là pour le moins cent voies.
—Non, vraiment, s'écria la petite, et je vous prie de me faire
connaître la raison de cette fantaisie étrange et nouvelle, car pour ma
mère, dès la comédie faite, elle partit.
—Sur ce pied-là, repartis-je, il n'y a qu'à faire venir des porteurs
et nous irons en chaise jusqu'à l'endroit que Monsieur dit; il n'y a
rien, au surplus, qui soit si pressé pour moi que d'aller faire mes
dévotions sur une si illustre pierre.
Étant arrivés dans le cimetière Saint-Joseph, nous vîmes que de grands
feux s'élevaient au-dessus d'une tombe, qui passait d'un pied hors de
terre, et qu'autour de ces feux une quantité de misérables assemblés se
chauffaient avec de grandes démonstrations d'une joie qui se pouvait
concevoir par comparaison avec la violence du froid de l'hiver. Les
flammes, en montant dans la nuit et parmi les solitudes sépulcrales
du lieu, faisaient une image parfaite de l'enfer, et, pour achever le
tableau, on pouvait fort bien considérer comme figures de damnés les
gens qui, pour s'approcher plus du foyer, se battaient et se mordaient,
ou ceux qui, assommés par les effets de la chaleur, dormaient étendus
tout autour dans la fange humide et grasse.
Un archer du guet, qui se trouvait là et considérait philosophiquement
ces choses à la manière de ceux de sa corporation, nous dit
effectivement que c'était un bienfait de Mlle Molière qui, pour honorer
la mémoire de son mari, faisait aux pauvres du quartier des largesses
de chauffage.
Nous qui savions combien cette mémoire était lointaine et prête à
s'évanouir devant les flambeaux d'un autre hyménée, nous ne pûmes nous
empêcher de nous entre-regarder en silence. J'ai cru depuis que cette
flambée charitable était comme l'excuse dernière d'une veuve croyant
expier par ce grand déploi de flammes envers un mort, celles dont elle
rougissait de brûler pour un vivant.
—Esprit, disait M. de Montalant, chère Esprit, voilà qu'il est tard et
qu'il faut rentrer au logis.
Je ne connus pas d'abord à qui ce discours s'adressait, et je me sus
mauvais gré, tout de suite après, d'avoir oublié le nom de la fille de
Molière. N'était-il pas juste cependant, que le seul des enfants qui
eût survécu au comique s'appelât _Esprit_?
Le lendemain, le hasard ou l'enchaînement de mes pensées me
conduisirent de nouveau dans le cimetière de Saint-Joseph. La pierre
qui recouvrait la tombe s'était fendue en deux, par l'effet du feu.
Je crus que, durant la nuit, l'âme de Molière avait pu s'élever à
travers cette fente pour se mêler un peu à celles du populaire qui se
chauffait à cette flamme et s'égayait à cette clarté, image des foules
de l'avenir qui s'éclaireront éternellement à la lumière de son génie
et se réjouiront à la chaleur de sa gaieté.
XXVII
LA REVANCHE DE THALIE ET DE THÉMIS
Quand Scapin eut été pourvu d'une charge de président, par la grâce de
M. de Moncontour et par le canal du serin qui fit en même temps de ce
marquis un maréchal de France; quand la souquenille rayée du valet de
comédie eut été remplacée sur mon dos par la robe noire du magistrat,
et qu'au lieu des feux du théâtre je reçus les épices du tribunal, je
ne trouvai point finalement que ma condition fût changée sensiblement.
J'imaginais parfois que les plaideurs acharnés à disputer devant
moi n'étaient que les personnages d'une scène que nous répétions; et
pour l'assemblée qui venait parfois bâiller à l'audience—j'entends
les jours d'hiver où je faisais allumer de grandes bourrées dans
l'âtre ou quand il s'agissait de l'honneur d'un voisin—elle figurait
parfaitement à mes yeux les spectateurs. Ils montraient effectivement
le même goût, qui est de siffler l'acteur quand il joue bien et
d'approuver le magistrat s'il opine mal.
Cependant Angélique, ma femme, n'était pas apparemment de ce sentiment,
et le fit bien voir; car, s'étant montrée aussi stérile que le sont,
au dire des voyageurs, les déserts sablonneux de la Lybie, du temps
que j'étais Scapin, elle s'appliqua—sitôt que je fus président—à
concevoir, chaque année, des enfants dont je me crois tendrement le
père, ce qui fit qu'en un peu moins de six ans nous en comptâmes un
peu moins que la demi-douzaine, je veux dire cinq, que j'élevai de la
manière que je vais dire.
Le premier, qui était un fils, fut appelé par nous M. de la
Bertrandière, du nom d'une certaine seigneurie que j'acquis à bon
compte après la mort d'un traitant que j'avais fait pendre. M. de la
Bertrandière n'eut pas plutôt atteint l'âge de sept ans que, cessant
de le laisser polissonner, comme il avait fait jusqu'alors, avec les
petits garçons du pays, j'ordonnai qu'il passerait des mains des femmes
dans celles des hommes, et par là j'entendais n'être plus cousu aux
jupes de la maritorne qui préparait nos repas, mais attaché aux basques
de l'huissier qui écrivait mes procès-verbaux. Pour le second, qui fut
aussi du sexe masculin, sa mère jugea que ce serait lui faire tort de
le destiner à moins qu'à la prélature, et nous commençâmes à le nommer
M. l'abbé, le jour qu'on lui ôta les lisières. Après cela vinrent
deux filles, Isabelle et Armande, puis un fils, qui fut le Chevalier,
car nous le crûmes assez bon gentilhomme pour être admis à faire ses
caravanes sur les galères de l'ordre de Malte. On peut juger par là
que nous ne songions guère, pour notre géniture, à la ranger sous les
lois de Thémis ou de Thalie, origine et source de notre fortune, mais
les fumées ambitieuses de ma femme et le soin de sa grandeur faisaient
qu'elle souffrait assez impatiemment de me voir robin, pour ne point
vouloir permettre que ses fils endossassent le harnais des chevaliers
de la procédure. Et, pour le théâtre, elle ne se souvenait pas, je
pense, que j'eusse été comédien.
On fit faire, par le tailleur du village, un habit de cavalier au
gentilhomme, un vêtement de prébendier à l'ecclésiastique et un
équipage militaire pour le profès. Pour les filles, elles eurent de
beaux damas et des rubans à la mode des dames de la cour, car nous nous
serions écriés à l'idée qu'elles pussent n'avoir pas, plus tard, le
tabouret à Versailles, ou tout au moins des pages à Paris.
Après cela, nous fîmes venir un magister pour apprendre le rudiment
et surtout donner le fouet à mes fils, avec un maître à danser pour
montrer à nos filles les façons de la bonne compagnie, et contents
d'avoir ainsi pourvu à la fortune future de nos descendants, nous pûmes
enfin librement nous livrer à nos occupations coutumières, qui étaient
pour Angélique de contester avec les vieilles femmes du village,
et pour moi, les jours que je ne jugeais point, de vider quelques
flacons chez les uns ou chez les autres en discourant sur les affaires
publiques ou les biens de la terre.
Or, un matin que je revenais de chez le curé du lieu, qui était
bon compagnon et avait entrepris de faire mon salut, par le moyen
d'un excellent vin qu'il avait dans son cellier, je fus surpris,
au détour de quelque charmille, d'entendre dans une partie écartée
de mon jardin un murmure de voix alternées. M'étant avancé un peu
plus, je distinguai, sur une terrasse terminée par deux rampes
assez majestueuses, une petite troupe de gens qui semblaient faire
des cérémonies, s'abordaient avec des révérences ou se promenaient
pompeusement deux par deux en discourant. Comme j'avais pu me
dissimuler derrière une allée d'arbres, j'arrivai assez près pour être
confondu de voir que c'étaient mes fils et mes filles qui s'étaient
concertés pour jouer la comédie.
Il y avait là aussi quelques polissons du village, réunis sans doute
pour servir de spectateurs, et qui marquaient assez n'avoir pas payé
leurs places en poussant plus souvent de longs sifflets d'improbation
que faisant des battements de mains, même aux endroits les mieux
touchés. Cependant Isabelle, l'aînée de mes filles, montrait des mines
et se servait de l'éventail de la bonne manière, tandis qu'Armande,
en suivante qui connaît ses devoirs, marchait derrière sa sœur
avec un maintien à la fois modeste et effronté. Le chevalier, qui ne
comptait pas plus de cinq printemps, figurait un page et s'appliquait
en conscience, sans cesser toutefois de plonger ses doigts dans son
nez, à porter la queue de la dame, tandis que M. de la Bertrandière,
un poing sur la hanche, et tenant de l'autre main une canne qu'il
m'avait dérobée, s'avançait à pas comptés, comme un seigneur auprès de
son infante. Pour l'abbé, il montrait une apparence austère la plus
bouffonne du monde et paraissait plongé dans des pensers profonds, qui
ne le détournaient point, à la vérité, du soin de croquer un massepain
qu'il tenait fort gracieusement en manière de tabatière.
Après qu'ils eurent ainsi représenté je ne sais quelle scène de leur
imagination,—car les paroles n'arrivaient pas jusqu'à moi,—je les
vis débattre un moment sans doute sur le jeu qu'ils voulaient essayer;
après cela, l'abbé partit en courant du côté de la maison, pendant
que les fils de mon fermier apprêtaient avec beaucoup de gravité une
manière de siège, où M. de la Bertrandière s'assit dès que son frère
eut rapporté ma robe de juge qu'il m'avait empruntée sans me consulter.
Les deux petits paysans qui, décidément, figuraient les archers dans
cette mascarade, amenèrent alors un garnement tenant encore à la main
la poire qu'il venait de dérober dans mon verger. Il me parut qu'il
était jugé dans les formes, car, après interrogatoire, et ayant écouté
d'un air indolent la plaidoierie de l'abbé, mué pour la circonstance
en avocat, mon pendard de fils, qui imitait mes façons avec une
effronterie pour laquelle je prévoyais le fouet,—feignant de dormir
et de s'éveiller brusquement pour invectiver l'accusé, contrefaisant
le défenseur dans l'endroit le plus pathétique, ou lorgnant les deux
dames, ses sœurs, en prononçant la condamnation,—commanda d'un ton de
bonne humeur que l'on emmenât le voleur pour le pendre promptement.
Dans le moment, la suivante vint annoncer la dame à M. le président,
qui s'entretint quelque temps avec elle d'un air égrillard, et, un peu
après, le page apporta au juge un sac fort pesant rempli de sable en
manière d'écus, sur quoi le prisonnier fut délivré et eut licence de
s'en aller, ce qu'il fit en achevant de manger sa poire.
J'étais si transporté de fureur de voir ces marauds d'enfants
représenter ainsi la justice que, levant mon bâton et paraissant sur
la terrasse, je mis du coup en déroute toute la bande, qui s'enfuit
laissant par terre ses hardes et ma robe, défroques déplorables de
l'art comique et de l'appareil judiciaire.
DOCUMENTS
«Les mémoires de Louis Morellet, sieur de La Fontette s'arrêtent ici;
on sait peu de choses sur ses dernières années qu'il vécut dans la
retraite et occupé du soin de son salut, car il devint fort dévot
après la mort de sa femme, disant que la mauvaise humeur naturelle
d'Angélique l'ayant sûrement conduit au purgatoire et pour longtemps,
il voulait essayer de gagner le ciel en droiture afin d'y goûter un peu
de repos pendant l'éternité en attendant que sa femme vînt le rejoindre
dans le sein de Dieu.
On doit croire, que, selon ses desseins, l'un de ses enfants suivit
la voie des armes, car un La Fontette figure parmi les officiers
tués pendant la retraite de Prague, mais, malgré nos recherches, nous
n'avons pu retrouver le destin des deux autres, qui, vraisemblablement,
n'ont pas laissé postérité. Une des filles de Bellefleur se fit
comédienne contre son vœu; on croit qu'il mourut du chagrin que lui
causa cette disgrâce. Thérèse Morellet était grande, spirituelle et
libre, elle dansa à l'Opéra et sut plaire. C'est elle qui fit à Mlle Le
Rochois, qui lui enseignait un rôle d'amante abandonnée adressant ses
adieux à celui qu'elle adore, une réponse célèbre:
—Pénétrez-vous de la situation, disait le professeur; si vous étiez
délaissée par un homme que vous aimeriez avec passion, que feriez-vous?
—Je chercherai un autre amant.
On a sujet de croire, surtout après cela, que la seconde fille de
Bellefleur fut nonne.
(Extrait de l'ouvrage—introuvable aujourd'hui: «CONSIDÉRATIONS SUR
LA TROUPE DE MOLIÈRE, _avec des notes pour servir à l'histoire de
la descendance des acteurs et actrices de l'illustre théâtre pour faire
suite à celles de M. de Grimarest_» (1764).)
Portrait de Bellefleur, par Mme la maréchale de Moncontour (_Mémoires_):
«Sa taille ne passait guère la médiocre, mais elle était bien prise et
sentait l'homme de condition. Il avait la figure ronde, avec des yeux
pleins de feu et en tout la mine d'un honnête homme, quoiqu'au théâtre
il ne jouât que les valets. Bellefleur épousa une manière de fille de
qualité qui la lui fit payer bien cher par ses dégoûts, et l'obligea de
quitter le théâtre qu'il aimait. Par la suite, il devint président et
dévot. Sans doute qu'il se souvenait de Perrin Dandin et de Tartuffe.
On assurait qu'il était gentilhomme, mais il peut être tenu pour
certain que jamais ses ancêtres n'avaient gagné tant de batailles
ni obtenu tant de renom avec leurs épées, qu'il ne remporta l'un et
l'autre avec son dos et sous le bâton.»
Il y a quelques années, au moment où je rassemblais et déchiffrais les
feuillets épars et inédits des Mémoires de Bellefleur, le hasard—ou
pour parler plus franc,—le succès d'une piste habilement suivie
me conduisit à retrouver dans le Loir-et-Cher un certain baron de
Lafontette, qui paraissait dans une situation de fortune assez belle
et qu'on me dit infatué de noblesse d'une manière qu'on ne rencontre
plus qu'en province chez les personnes inoccupées. Sous prétexte de
recherches généalogiques je parvins à entrer en rapport avec M. de
Lafontette qui ne me cacha pas que sa famille remontait à la plus
haute antiquité. L'ayant interrogé sur le président de Lafontette,
il me répondit que peut-être des cadets de sa maison avaient pu à un
moment donné entrer dans la robe, mais que son ascendance directe était
d'épée et qu'on pouvait retrouver à chaque page de l'histoire de France
les traces des grands coups d'estoc,—il prononçait _estoc_ avec une
évidente complaisance,—fourni par les siens.
J'osai lui glisser quelques mots de Bellefleur en m'informant s'il
n'avait pas quelques notions sur ce personnage de son nom, mais il
rejeta avec hauteur la corrélation que j'avais paru vouloir établir
entre cet histrion, dit-il, et son aïeul.
Cependant les registres de l'état civil consultés par moi donnent cette
indication: _Acte de naissance de Louis, Joseph, Charles, Léon Morellet
de Lafontette, fils de, etc._
Ce M. de Lafontette a un fils qui n'a pas cru devoir immobiliser son
activité dans les opinions réactionnaires de sa famille et qui occupe
actuellement au ministère de l'Instruction publique une situation
prépondérante et occulte. Son influence s'exerce d'une manière assez
sensible dans le choix des croix attribuées aux comédiens comme
professeurs ou fonctionnaires.
Paris.—L. MARETHEUX, imprimeur, 1, rue Cassette.—5326.
TABLE
Pages.
I Le panier d'œufs. 1
II Pharasmane. 9
III Les six sous de la tourte. 16
IV La peau du lion. 24
V Le nabot. 32
VI Le philtre. 39
VII L'injuste trépas. 46
VIII L'opinion de Corneille. 56
IX Molière inquiet. 65
X Les deux pendus. 73
XI Les trois couples. 84
XII Le souper d'Auteuil. 92
XIII Le Gascon fâché. 100
XIV Scapin héros. 108
XV Les matassins. 115
XVI «Phèdre». 123
XVII La batonnade Scapin. 130
XVIII Le jeu de l'amour et de la comédie. 139
XIX Le notaire supposé. 147
XX Le mariage comique. 156
XXI L'assaut burlesque. 165
XXII Le pédant malavisé. 174
XXIII La mort de Molière. 182
XXIV Le chagrin de M. de Moncontour. 193
XXV Le président Scapin. 202
XXVI La pierre fendue. 211
XXVII La revanche de Thalie et de Thémis. 219
Documents. 227
Table. 233
EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR
11, RUE DE GRENELLE, PARIS (7e)
CHOIX DE PUBLICATIONS
DANS LA
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OEUVRES DE FRANÇOIS DE NION
LES FAÇADES
LES DERNIERS TRIANONS
LA MORTE IRRITÉE
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LES HISTOIRES RISQUÉES DES DAMES DE MONCONTOUR
LES MAITRESSES D'UNE HEURE
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_Première traduction littérale et complète du texte arabe_
PAR LE =Dr J. C. MARDRUS=
Tome Ier.—Histoire du marchand.—Histoire du
pêcheur.—Histoire du portefaix.—Histoire de la femme
coupée.—Histoire de Noureddine.
Tome II.—Histoire du bossu.—Histoire d'Ali-Nour et de
Douce-Amie.—Histoire de Ghanem Ben-Ayoub et de sa sœur Fetnah.
Tome III.—Histoire du roi Omar Al-Néman et de ses deux fils
merveilleux Scharkan et Daoul'Makan.
Tome IV.—Fin de l'histoire du roi Omar Al-Néman.—Histoire
charmante des animaux et des oiseaux.—Histoire d'Ali Ben-Bekar.
Tome V.—Histoire de Kamaralzaman avec la
princesse Boudour.—Histoire de Bel-Heureux et de
Belle-Heureuse.—Histoire de Grain-de-Beauté.
Tome VI.—Histoire de la docte Sympathie.—Aventure du poète
Abou-Nowas.—Histoire de Sindbad le Marin.—Histoire de la
belle Zoumourroud avec Alischar, fils de Gloire.—Histoire de
six adolescentes.
Tome VII.—Histoire prodigieuse de la ville d'Airain.—Histoire
d'Ibn Al-Mansour.—Histoire de Wardan le boucher.—Histoire
de la Reine Yamlika.—Histoire du bel adolescent
triste.—Le parterre fleuri de l'esprit et le jardin de la
galanterie.—L'étrange Khalifat.
Tome VIII.—Histoire de Rose-dans-le-calice.—Histoire magique
du cheval d'ébène.—Histoire de Dalila-la-Rouée.—Histoire de
Jouder le pêcheur.
Tome IX.—Histoire d'Abou-kir.—Anecdotes du jardin
parfumé.—Histoire d'Abdallah de la terre et d'Abdallah
de la mer.—Histoire du jeune homme jaune.—Histoire de
Fleur-de-Grenade.—La soirée d'hiver d'Ishak.—Le Fellah
d'Égypte.—Histoire du khalife et du khalifat.
Tome X.—Les aventures de Hassan-al-Bassri.—Le diwan des gens
hilares et incongrus.—Histoire du dormeur éveillé.—Les amours
de Zein-al-Mawassif.—Histoire du jeune homme mou.
Tome XI.—Histoire du jeune Nour avec la Franque héroïque.—Les
séances de la générosité et du savoir-vivre.—Histoire
merveilleuse du miroir des vierges.—Histoire d'Aladdin et de
la lampe magique.
Tome XII.—La parabole de la vraie science de la vie.—Farizade
au sourire de rose.—Histoire de Kamar et de l'experte
Halima.—Histoire de la jambe de mouton.—Les clefs du
destin.—Le diwan des faciles facéties et de la gaie
sagesse.—Histoire de la princesse Nourennahar et de la belle
Gennia.
Tome XIII.—Histoire de Gerbe-de-Perles.—Les deux vies
du sultan Mahmoud.—Le trésor sans fond.—Histoire
compliquée de l'adultérin sympathique.—Paroles sous
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GIACOMO LEOPARDI
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HECTOR MALOT
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M. WALTNER, d'après le médaillon de DAVID D'ANGERS,
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