[Note 173: Cette lettre a été publiée tout entière par
M. Cousin, _La Marquise de Sablé_, 2e édit., p. 173. M.
Sainte-Beuve, _Portrait_, 1842, in-18, p. 75, n'en a donné
que la première moitié.]
Vous me donneriés le plus grand chagrin du monde, si vous ne me
montriés pas vos Maximes[174]. Madame du Plessis m'a donné une
curiosité estrange de les voir; et c'est justement parce qu'elles
sont honnestes et raisonnables que j'en ay envie, et qu'elles
me persuaderont que toutes les personnes de bon sens ne sont
pas si persuadées de la corruption générale que l'est M. de La
Rochefoucauld. Je vous rends mille et mille grâces de ce que vous
avés faict pour ce gentilhomme[175], je vous en irai encore remercier
moy-mesme, et je me serviray toujours avec plaisir des prétextes que
je trouveray pour avoir l'honneur de vous voir; et si vous trouviés
autant de plaisir avec moy que j'en trouve avec vous, je troublerois
souvent vostre solitude.
[Note 174: Comme celles de La Rochefoucauld, elles étoient
manuscrites et parurent bien plus tard, quelques mois après
la mort de madame de Sablé. En voici le titre: _Maximes de
madame la marquise de Sablé, et Pensées diverses de M. L.
D._ Paris, 1678, in-12.]
[Note 175: Celui dont il est parlé dans la lettre
précédente, à qui elle l'avoit dictée.]
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