Amm. l. 17, c. 11.]

Des succès si brillants et si soutenus ne faisaient pas taire l'envie.

Le compte que Julien était obligé de rendre à l'empereur, quelque

modeste qu'il fût, semblait toujours exagéré et plein de vanité: et

tandis que la Gaule retentissait des éloges du César, il n'était à

la cour qu'un fanfaron, un poltron qui s'enorgueillissait de faire

fuir devant lui des sauvages encore plus timides. Mais ces lâches

courtisans, attentifs à flatter la basse jalousie de l'empereur,

travaillaient malgré eux à la gloire de Julien. Il lui eût manqué un

trait de ressemblance avec les plus grands hommes, s'il n'eût pas eu

des envieux et des ennemis.

[Note latérale: ΑN 359.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 199 / 331 题