Liban. or. 10, t. 2, p. 272.]

Après leur retraite Julien s'avança jusqu'à Cologne [_Agrippina_],

sans trouver de résistance[83]. Il rétablit cette ville ruinée depuis

dix mois, et il y mit garnison. Un roi barbare[84] vint l'y trouver

pour lui faire des excuses, et lui demander la paix: il n'obtint

qu'une trêve pour peu de temps. Cette expédition rendit la liberté

et l'abondance à une grande ville de ces quartiers-là[85], que de

fréquentes attaques avaient réduite aux plus tristes extrémités de la

famine. On ne sait si c'est Trêves ou Tongres.

[Note 83: Selon Ammien Marcellin, l. 16, c. 3, il n'y avait pas

d'autre place fortifiée dans ces contrées qu'_Agrippina_ (Cologne);

_Confluentes_ (Coblentz), au confluent du Rhin et de la Moselle,

_Rigomagus_, qui est Rheinmagen ou Rémagen dans l'ancien duché de

Juliers, et une tour auprès de Cologne, _et una prope ipsam Coloniam

turris_.--S.-M.]

[Note 84: C'était un des rois des Francs.--S.-M.]

[Note 85: C'est Libanius qui parle de cette place, mais il ne la

nomme pas et ne la désigne pas d'une manière assez précise pour qu'on

puisse la reconnaître.--S.-M.]

[Note latérale: XXI. Expédition de Constance en Rhétie.

Amm. l. 16, c. 12, et l. 17, c. 6.

Till. art. 39, 40 et not. 38.

Histoire du Bas-Empire. Tome 02 · 第 137 / 331 题