Après leur retraite Julien s'avança jusqu'à Cologne [_Agrippina_],
sans trouver de résistance[83]. Il rétablit cette ville ruinée depuis
dix mois, et il y mit garnison. Un roi barbare[84] vint l'y trouver
pour lui faire des excuses, et lui demander la paix: il n'obtint
qu'une trêve pour peu de temps. Cette expédition rendit la liberté
et l'abondance à une grande ville de ces quartiers-là[85], que de
fréquentes attaques avaient réduite aux plus tristes extrémités de la
famine. On ne sait si c'est Trêves ou Tongres.
[Note 83: Selon Ammien Marcellin, l. 16, c. 3, il n'y avait pas
d'autre place fortifiée dans ces contrées qu'_Agrippina_ (Cologne);
_Confluentes_ (Coblentz), au confluent du Rhin et de la Moselle,
_Rigomagus_, qui est Rheinmagen ou Rémagen dans l'ancien duché de
Juliers, et une tour auprès de Cologne, _et una prope ipsam Coloniam
turris_.--S.-M.]
[Note 84: C'était un des rois des Francs.--S.-M.]
[Note 85: C'est Libanius qui parle de cette place, mais il ne la
nomme pas et ne la désigne pas d'une manière assez précise pour qu'on
puisse la reconnaître.--S.-M.]
[Note latérale: XXI. Expédition de Constance en Rhétie.
Amm. l. 16, c. 12, et l. 17, c. 6.
Till. art. 39, 40 et not. 38.