L’ancienne Université de Paris, parlant par la bouche de Rollin,
recommandait à ses maîtres un petit livre de l’Allemand
Steuvéchius, sur les particules de la langue latine, et Rollin
se plaisait à reconnaître que cet Allemand fort habile avait
traité son sujet avec beaucoup d’ordre et de précision. L’étude
des langues classiques n’a point dégénéré en Allemagne depuis le
temps de Rollin, et notre Université impériale est aussi capable
que son aînée d’apprécier le mérite d’un savant étranger. Louis
Dœderlein recevra donc un accueil favorable s’il a réussi, au
terme d’une longue carrière consacrée à l’étude des langues
anciennes, à composer un de ces bons livres élémentaires qui
sont et seront toujours rares.
C’est ce qu’il semble permis d’affirmer quand on lit son Manuel
dans le texte allemand. C’est votre avis, mon cher maître. Vous
ne craignez pas de le faire connaître en permettant qu’on vous
dédie une version française du Manuel. Vous répondez du mérite
de votre illustre compatriote, et peut-être donnez-vous encore à
entendre que son œuvre n’est pas trop défigurée dans le travail
d’un de vos élèves. Double et précieuse recommandation que je
suis heureux de vous devoir et qui m’autorise à vous donner ici
un témoignage public d’affection et de reconnaissance.
Th. Leclaire.
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