SECTION 524.--_TRADUCTION._

En effet, bien des Jurisconsultes estiment que si un homme cede sa

terre à un autre pour sa vie, & employe dans l'acte de confirmation de

cette cession, qu'il confirme l'_état qu'a le cessionnaire tant pour

lui que pour ses hoirs_, cette clause est sans effet. La raison qu'ils

en donnent est que les héritiers de ce dernier ne peuvent avoir d'autre

état que l'état de celui auquel ils succedent; mais en employant dans

l'acte de confirmation ces mots que l'_état du tenant sur la terre est

confirmé tant pour lui que pour ses successeurs_, on ne doute point que

cet état ne soit en fief simple. Les expressions de la premiere clause

_à avoir & tenir_, ne sont, en effet, relatives qu'à la personne & à

l'état qu'elle a sur la terre; au lieu que les termes de la derniere

clause sont relatifs à la terre.

*SECTION 525.*

*_Item_, si jeo lessa certaine terre a un feme sole pur terme de sa vie,

la quel prent baron, & puis jeo confirma lestate le baron & sa feme a

aver & tener pur terme de lour deux vies, en cest case le baron ne tient

joyntment oue sa feme, mes tient en droit de sa feme pur terme de sa

vie. Mes cest confirmation urera a le baron per voy de remainder pur

terme de sa vie, _sil survesquist_ (a) sa feme.*

Anciennes loix des François, conservées dans les coutumes angloises, recueillies par Littleton, Vol. I · 第 48 / 191 章