subsisté dans la région. Construite par les seigneurs du lieu, l'église
fut placée sous le vocable de Saint Loup, et le second saint est Saint
Gilles. La paroisse appartenait au doyenné de Tirepied et à
l’archidiachoné d’Avranches. La nef comporte trois travées. Ses murs
latéraux sont épaulés chacun de quatre contreforts plats. Trois petites
baies en plein-cintre sont toujours visibles, deux dans le mur sud et
une dans le mur nord. Les autres baies furent percées ou agrandies par
la suite. L'église fut classée monument historique en 1921. Photo
d'Alain Dermigny. [Alain-093]
[Illustration]
176. Saint-Loup. Le plan de l'église. L’église est formée d’un vaisseau
rectangulaire régulièrement orienté d’ouest en est, avec une nef de
deux travées suivie d’un chœur de deux travées terminé par une abside
semi-circulaire. L'édifice a une longueur extérieure totale de 31
mètres. La largeur extérieure de la nef est de 8,2 mètres. Située dans
l’axe du vaisseau, la tour s’élève au-dessus de la première travée du
chœur. La chapelle latérale nord jouxtant la seconde travée du chœur
fut ajoutée en 1602 par les seigneurs du lieu. Plan de Marie Lebert.
[Illustration]
177. Saint-Loup. La façade occidentale romane. Soutenu par deux
contreforts, le mur de façade est surmonté d’un léger glacis en arrière
duquel s’élève le mur pignon. La baie à l’arc brisé surplombant le
portail roman date sans doute du treizième siècle. Photo d'Alain
Dermigny. [Alain-094]
[Illustration]
178. Saint-Loup. Le portail occidental roman. Son arcade en
plein-cintre est composée de deux voussures surmontées d’une archivolte
formée d’un bandeau chanfreiné. Chaque voussure présente les
moulurations suivantes: un épais tore d’angle, un listel, un cavet peu
profond et un rang de dents-de-scie sculptées en creux et peu marquées.
Les voussures sont reçues par quatre colonnettes engagées. Moulurés en
quart-de-rond, les tailloirs des chapiteaux se prolongent en un bandeau
horizontal le long du mur. Les corbeilles sont ornées de sculptures
frustes: crochets d’angle ou têtes d’angle aux traits effacés. Les
bases carrées sont ornées d’un tore surmontant un chanfrein sculpté de
petites griffes peu visibles. Elles reposent sur un muret de pierre se
prolongeant sur toute la longueur de la façade. Formé d’un gros bloc
monolithe de granit, le linteau est surmonté de pierres losangées
disposées en opus reticulatum. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-095]
[Illustration]
179. Saint-Loup. Croquis du portail occidental roman. Croquis de Marie
Lebert.
[Illustration]
180. Saint-Loup. Le mur sud du chœur. Dans la première travée, la porte
sud est encadrée de deux contreforts plats. Entre ces contreforts,
au-dessus de la porte, la maçonnerie repose sur une corniche supportée
par trois gros modillons sculptés. Le premier modillon représente un
être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son bras
gauche est replié. Le deuxième modillon représente une tête d’homme. Le
troisième modillon représente un homme accroupi, les mains sur les
genoux. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-097]
[Illustration]
181. Saint-Loup. La tour romane s’élève au-dessus de la première travée
du chœur. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-096]
[Illustration]
182. Saint-Loup. La tour romane. Ses murs présentent un appareil
régulier de granit avec des blocs plus petits que pour le reste de
l’église. Le granit provient du massif granitique d’Avranches, situé à
proximité immédiate de Saint-Loup. Au premier plan, on voit l’un des
contreforts à ressaut de la chapelle latérale nord jouxtant la seconde
travée du chœur. Cette chapelle fut ajoutée en 1602 par les seigneurs
du lieu. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-098]
[Illustration]
183. Saint-Loup. La tour romane. Cette solide tour carrée est formée de
deux étages de même périmètre surmontés d’une flèche. Le premier étage
est orné de grandes arcatures aveugles au nord et au sud. Le second
étage est percé d’une baie sur chaque face. La séparation des deux
étages est soulignée par un bandeau chanfreiné. Photo d'Alain Dermigny.
[Alain-099]
[Illustration]
184. Saint-Loup. La tour romane. L’étage supérieur est percé d’une baie
sur chaque face. Cette baie est surmontée d’une arcade en plein-cintre
formée de deux voussures entourées d’un cordon chanfreiné. Chaque
voussure est moulurée d’un épais tore d’angle suivi d’un listel puis
d’un large cavet peu profond. De part et d’autre de la baie, les
voussures reposent sur quatre colonnettes engagées. Les corbeilles des
chapiteaux sont sculptées de motifs géométriques - crochets d’angle,
demi-cercles - ou de têtes humaines. Ces corbeilles sont surmontées
d’un tailloir carré prolongées par un bandeau droit sur le mur. La base
carrée des colonnettes est surmontée d’un double tore. Le profil de ces
baies est semblable à celui du portail occidental et de la porte sud,
avec les mêmes moulurations pour les voussures et des sculptures
semblables pour les corbeilles. Photo de Marie Lebert. [Marie-22]
[Illustration]
185. Saint-Loup. La tour romane. L’étage inférieur est orné au nord et
au sud d’une double arcature aveugle en plein-cintre. Celle-ci est
surmontée d’un cordon saillant se prolongeant en un bandeau droit sur
le nu du mur se poursuivant ensuite sur les faces est et ouest. Photo
d'Alain Dermigny. [Alain-100]
[Illustration]
186. Saint-Loup. La tour romane. A l’étage inférieur, un petit appareil
décoratif réticulé (pierres losangées) est présent à l’écoinçon des
arcatures jumelles. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-101]
[Illustration]
187. Saint-Loup. La tour romane. L’étage supérieur est percé d’une baie
similaire sur chaque face. L'arcade en plein-cintre de ces baies est
formée de deux voussures entourées d’un cordon chanfreiné et reposant
sur quatre colonnettes engagées. Les corbeilles des chapiteaux sont
sculptées de motifs géométriques tels que crochets d’angle et
demi-cercles alors que d'autres corbeilles sont sculptées de têtes
humaines. Le profil de ces baies est semblable à celui du portail
occidental et de la porte sud, avec les mêmes moulurations pour les
voussures et les mêmes sculptures pour les corbeilles des chapiteaux.
Photo d'Alain Dermigny. [Alain-102]
[Illustration]
188. Saint-Loup. La tour romane. La corniche repose sur des modillons
sculptés de têtes humaines ou moulurés en quart-de-rond. Cette corniche
fut en grande partie refaite lors de la reconstruction de la flèche.
Octogonale sur une base carrée, cette flèche est pourvue de lucarnes.
Photo d'Alain Dermigny. [Alain-103]
[Illustration]
189. Saint-Loup. La tour romane. Détail de la corniche et de ses
modillons sculptés de têtes humaines. Photo d'Alain Dermigny.
[Alain-104]
[Illustration]
190. Saint-Loup. La porte sud romane, située dans la première travée du
chœur. L’arcade en plein-cintre est formée d’une voussure surmontée
d’une archivolte constituée par un cordon chanfreiné. La voussure est
moulurée d’un épais tore d’angle suivi d’un listel puis d’un large
cavet peu profond. Elle repose sur deux colonnettes engagées. Moulurés
en quart-de-rond, les tailloirs des chapiteaux surmontent des
corbeilles ornées de sculptures représentant des têtes humaines. Photo
de Marie Lebert. [Marie-21]
[Illustration]
191. Saint-Loup. Croquis de la porte sud romane, située dans la
première travée du chœur. Croquis de Marie Lebert.
[Illustration]
192. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Emplacement. Le village de
Saint-Quentin-sur-le-Homme est situé au sud-est d’Avranches, à cinq
kilomètres et demi de la ville, dans l'un des plis des côteaux de la
Sélune, une rivière coulant vers le sud. Saint-Quentin était situé sur
le chemin montois permettant aux pèlerins de Tinchebray,
Condé-sur-Noireau, Falaise ou Lisieux de rejoindre le Mont
Saint-Michel. La paroisse de Saint-Quentin faisait partie des neuf
paroisses rayonnant autour de la cité épiscopale d’Avranches et
regroupées dans le doyenné de la Chrétienté, lui-même compris dans
l’archidiachoné d’Avranches.
[Illustration]
193. Saint-Quentin-sur-le-Homme. L'église est imposante, avec un
narthex (vaste porche) rectangulaire sur toute la longueur de la
façade. La base de la tour et la nef sont romanes – sans doute de la
deuxième moitié du douzième siècle - et présentent des similitudes avec
l'église de Saint-Loup. Plusieurs parties datent du treizième siècle:
le porche rectangulaire précédant la façade occidentale, les deux
étages de la tour, le chœur de trois travées et enfin la chapelle
latérale sud du chœur. La chapelle latérale nord fut édifiée plus tard,
au quinzième ou seizième siècle. Dans le mur de la nef, on voit la
trace des grandes baies ouvertes au dix-huitième siècle à l’emplacement
des petites baies romanes. Les baies actuelles datent de 1951 et leur
taille est sans doute proche de celle des baies originales. Photo
d'Alain Dermigny. [Alain-105]
[Illustration]
194. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Le plan de l'église. Régulièrement
orienté d’ouest en est, l'édifice comporte une nef de trois travées
suivie d'un chœur de trois travées à chevet plat, avec une longueur
extérieure totale de 47 mètres. La largeur extérieure de la nef est de
9,6 mètres. Au nord et au sud, deux larges chapelles sont accolées aux
deux premières travées du chœur et constituent de véritables
croisillons. La tour, située dans l’axe du vaisseau, est implantée
entre chœur et nef. La façade occidentale est précédée sur toute sa
longueur d’un narthex (vaste porche) rectangulaire. Plan de Marie
Lebert.
[Illustration]
195. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La tour, située entre choeur et nef,
repose sur quatre épais piliers qui reçoivent à l’est et à l’ouest deux
arcs en plein-cintre à double rouleau. La travée entre choeur et nef
est surmontée d’une voûte d’arêtes sur plan barlong. Au premier plan,
la voûte en berceau de la nef, en bois et à poinçons et entraits
apparents, fut refaite en 1926 et 1927. Le dallage de la nef fut posé
en 1929. Les murs de l’église furent recouverts d’un enduit à la chaux
en 1953. Photo de Marie Lebert. [Marie-24]
[Illustration]
196. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La tour, massive, a une base romane et
deux étages datant du treizième siècle. Elle est surmontée d’un toit en
bâtière. Au premier plan se dresse un calvaire roman. Photo d'Alain
Dermigny. [Alain-106]
[Illustration]
197. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Détail du calvaire roman situé près de
l’église. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-107]
[Illustration]
198. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La façade occidentale est précédée sur
toute sa longueur d'un narthex (vaste porche) rectangulaire du
treizième siècle. Ce narthex est surmonté d’une balustrade ajourée.
Photo d'Alain Dermigny. [Alain-108]
[Illustration]
199. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Le portail roman de la façade
occidentale. Ce portail est surmonté d’une arcade en plein-cintre
formée de deux voussures et d’une archivolte. Ces voussures reposent
sur quatre colonnes engagées, dont les bases carrées sont ornées d’un
tore surmonté d’un chanfrein. Les corbeilles des chapiteaux sont
sculptées de boules, de têtes à menton proéminent et d’un personnage à
quatre pattes. Les sculptures, grossières, sont en fort relief. Photo
d'Alain Dermigny. [Alain-109]
[Illustration]
200. Saint-Quentin-sur-le-Homme. La base de la tour et sa porte romane,
aujourd'hui murée. Cette porte ressemble à la porte sud de l’église de
Saint-Loup. Son arcade en plein-cintre est formée d’une voussure
entourée d’une archivolte au cordon chanfreiné. La voussure est
moulurée d’un épais tore d’angle suivi d’un listel puis d’un large
cavet peu profond. Elle repose sur deux épaisses colonnettes par
l’intermédiaire d’un bandeau mouluré en quart-de-rond formant le
tailloir des chapiteaux et se prolongeant sur le nu du mur. Les
corbeilles des chapiteaux sont sculptées d'un arbre à droite et de deux
têtes humaines à gauche. Les bases sont carrées. A gauche, la base est
surmontée d’un chanfrein orné de petites griffes triangulaires et d’un
tore. A droite, elle est surmontée d’un double tore. Le tympan est
formé d’un gros bloc monolithe de granit reposant sur les piédroits
intérieurs par l’intermédiaire du bandeau mouluré en quart-de-rond.
Photo d'Alain Dermigny. [Alain-110]
[Illustration]
201. Saint-Quentin-sur-le-Homme. Croquis de la porte sud, percée dans
la base de la tour, et aujourd’hui murée. Croquis de Marie Lebert.
[Illustration]
202. Sartilly. Emplacement. Le bourg de Sartilly est situé sur l’axe
routier Granville-Avranches, à quinze kilomètres de Granville et onze
kilomètres d'Avranches. Sartilly était traversé par le chemin montois
reliant Saint-Lô au Mont Saint-Michel, destination finale de nombreux
pèlerins. Le saint patron de l’église est Saint Pair. La paroisse de
Sartilly appartenait au doyenné de Genêts et à l’archidiachoné
d’Avranches.
[Illustration]
203. Sartilly. Le portail roman, situé au sud de l'église actuelle, est
le seul élément subsistant de l'église romane, dont il était le portail
ouest. L'église romane, qui menaçait de s'effondrer, fut détruite et
remplacée en 1858 par un édifice beaucoup plus grand d'inspiration
gothique. Photo de Marie Lebert. [Marie-10]
[Illustration]
204. Sartilly. Le portail roman. Les corbeilles des chapiteaux sont
sculptées de motifs variés: feuilles de chêne, feuilles d’acanthe,
volutes encadrant une feuille d’acanthe à l’angle, volutes d’angle. Ces
sculptures, taillées en fort relief dans le granit, sont beaucoup plus
élégantes que les sculptures des chapiteaux romans vus partout ailleurs
dans la région. La base carrée des colonnettes est surmontée d'un
double tore. Photo de Marie Lebert. [Marie-11]
[Illustration]
205. Sartilly. L’ancienne église romane, détruite en 1858, illustre un
article de la Revue de l'Avranchin de 1924-1926. Cette église est
décrite ainsi dans le registre des délibérations du conseil municipal
de Sartilly de 1837-1864: «L’église qu’il s’agit de remplacer est un
vieil édifice (...) composé: 1) d’une nef obscure de 19 mètres 60
centimètres de longueur sur 7 mètres de largeur dont les murs bas
pénétrés d’humidité et lézardés en plusieurs endroits perdent très
sensiblement leur aplomb, particulièrement vers le bas de l’église; 2)
d’une tour qui sépare la nef du chœur (...); 3) d’un chœur de 9 mètres
de longueur sur 6 mètres de largeur (...).» Photo d'Alain Dermigny.
[Alain-118]
[Illustration]
206. Sartilly. Le portail roman est en granit, qui est la pierre locale
puisque Sartilly est situé au cœur du massif granitique de Vire. Daté
de la seconde moitié du douzième siècle, ce portail est le plus beau
portail roman de la région et présente une facture bien supérieure à
celle des autres portails. Les moulurations des voussures et de
l’archivolte sont le fruit d’un travail très soigné, tout comme les
sculptures des corbeilles de chapiteaux, avec feuilles de chêne,
feuilles d'acanthe et volutes. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-111]
[Illustration]
207. Portail de Sartilly. Croquis de l'arcade, de l'archivolte et d'une
colonnette. Ce portail, qui était le portail occidental de l'église
romane, est maintenant le portail sud de l'église reconstruite. Croquis
de Marie Lebert.
[Illustration]
208. Portail de Sartilly. L’arcade du portail est formée de trois
voussures: une voussure au cintre surbaissé et deux voussures en
plein-cintre surmontées d’une archivolte. La première voussure est
moulurée d’un épais tore d’angle suivi d’un listel puis d’un large
cavet orné de gros besants légèrement renflés. La deuxième voussure est
moulurée d’un épais tore d’angle. La troisième voussure est moulurée de
deux tores encadrant un listel. L’archivolte est un cordon saillant
orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’une rangée de
bâtons brisés. Elle repose de part et d’autre de l’arcade sur deux
têtes sculptées aux traits fins et bien dessinés. Photo d'Alain
Dermigny. [Alain-112]
[Illustration]
209. Portail de Sartilly. Les colonnettes de gauche. De chaque côté du
portail, les trois voussures reposent sur trois colonnettes engagées,
par le biais d’une imposte moulurée d’un cavet. La partie carrée de
l’imposte est ornée d’une petite moulure en creux. L’imposte se
prolonge au-dessus du pilastre extérieur sur lequel repose
l’archivolte. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-113]
[Illustration]
210. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche).
L’archivolte est formée d’un cordon saillant orné de dents-de-scie en
fort relief sculptées en creux d’une rangée de bâtons brisés. De chaque
côté de l’arcade, elle repose sur une tête sculptée aux traits bien
dessinés. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-114]
[Illustration]
211. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche).
Détail montrant la même tête sculptée, de profil. Photo d'Alain
Dermigny. [Alain-115]
[Illustration]
212. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit).
Détail montrant la deuxième tête sculptée sur laquelle repose
l’archivolte. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-116]
[Illustration]
213. Portail de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit).
Détail montrant la même tête sculptée, de plus près. Photo d'Alain
Dermigny. [Alain-117]
[Illustration]
214. Fin de cet album, avec un culot décoré d'un ange portant blason,
dans l'église de Saint-Pair-sur-Mer. Merci à Alain Dermigny et Claude
Rayon pour leurs belles photos. Merci à Bernard Beck, Danièle Cercel,
Georges Cercel, Philippe Dartiguenave, Al Haines, Nicolas Pewny,
Martine Valenti, Marie-Noëlle Vivier et Russon Wooldridge pour leur
aide au fil des ans. Photo de Claude Rayon. [Claude-22]