PENDANT LA GRÈVE DES TYPOGRAPHES A MOSCOU

LA RUSSIE SANS JOURNAUX Les typographes, les imprimeurs, tous les

travailleurs qui concourent à la confection matérielle des journaux ont

été des premiers à entrer dans les vues des meneurs de la révolution

russe qui poussaient à la grève générale comme au sûr moyen d'obtenir

les réformes politiques demandées. Quelques-uns ont bien cherché à

résister à ce mouvement, ont voulu continuer le travail, sous la

pro-tection de la gendarmerie ou des cosaques. C'est ainsi que certaines

imprimeries de Moscou, celles des <i>Novosti Dnia</i> et du <i>Rouski Listok</i>,

par exemple, ont continué à fonction-ner pendant quelques jours sous la

protection de la force armée. Mais la plupart des grandes villes de

l'empire, à commencer par Saint-Pétersbourg, sont actuellement sans

journaux, sans nouvelles, séparées du reste dumonde, isolées même l'une

de l'autre.

L'Illustration, No. 3271, 4 Novembre 1905 · 第 13 / 39 题