«Tuileries, le 12 juin 1834.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
»_P.-S._--Mon frère vient de me parler de l'idée qu'on avait eue à
Madrid de faire une déclaration nouvelle sur le traité de la quadruple
alliance. Selon lui, pour lui conserver sa force et son effet, il ne
faut en rien dire surtout dans le moment où son _efficacité_ vient
d'être rendue aussi évidente, et il faut s'abstenir de toute
déclaration confirmative ou explicative parce que tout acte de ce
genre infirmerait au lieu de confirmer, et que, de plus, on pourrait
l'attribuer soit au regret que l'affaire se soit arrangée sans qu'on
ait eu besoin des troupes ou armées françaises, soit au désir de se
préparer des prétextes pour les faire marcher plus tard.
»Il me charge de vous dire qu'il en a causé hier avec lord Granville
qui a paru très satisfait des dispositions que notre cher roi lui
a manifestées, ce qui était d'autant plus à propos, m'a dit le roi,
qu'à Madrid l'affaire a pris un faux pli et qu'il devenait plus
difficile à chaque délai de parvenir à l'effacer...»