MADAME ADÉLAÏDE D'ORLÉANS AU PRINCE DE TALLEYRAND.

«Tuileries, le 14 avril 1834.

»Je ne me doutais guère hier, mon cher prince, quand je vous ai écrit

que tout était terminé à Lyon, que quelques heures après nous

aurions des barricades dans un coin de Paris[199]. Cela n'a été qu'un

piège pour commettre des assassinats, car aucune n'a tenu. C'était une

bande d'assassins et de lâches déchaînés dans Paris. Nous avons passé

une affreuse nuit et, jusqu'à présent, dans de cruelles inquiétudes

pendant les promenades de notre cher roi, et de Chartres et de

Nemours, qui ont été tous les deux, ce matin, dans la rue

Saint-Martin, et sur lesquels ces infâmes ont tiré des fenêtres d'une

maison. Grâce à Dieu, tout est fini maintenant. La Chambre des députés

vient de venir en masse chez le roi lui témoigner son indignation et

l'assurer de nouveau de son attachement à sa personne par l'organe de

son président. La Chambre des pairs va venir. La population est

excellente et dans l'indignation. La garde nationale a été admirable,

ainsi que la troupe de ligne; malheureusement, il y a eu, parmi eux,

des victimes de ces monstres...»

[199] Voir page 360.

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 5 · 第 149 / 313 题