«Londres, le 19 septembre 1833.
»... En m'entretenant ce matin avec lord Palmerston de la nouvelle de
Constantinople dont vous avez bien voulu me faire part, nous nous
sommes occupés de la conduite qu'il y aurait à tenir envers le cabinet
russe, à l'égard du traité du 8 juillet qu'il a fait avec la Porte.
Nous pensons l'un et l'autre qu'il y aurait une démarche à faire à
Pétersbourg après la déclaration remise à La Porte, par les
ambassadeurs de France et d'Angleterre. Il s'agit de savoir si cette
démarche devrait consister dans une simple notification de ce qui a
été fait à Constantinople, ou dans une déclaration à peu près du
même genre que celle adressée à la Porte. Mon opinion serait pour ce
dernier moyen, qui me paraît plus net, plus franc, et qui, en même
temps, donnerait un caractère plus élevé à notre politique. Il serait,
dans tous les cas, certainement convenable et utile, après la réunion
des trois souverains du Nord, de présenter un témoignage bien marqué
de l'union de la France et de l'Angleterre. Je vous engage à vous
concerter avec lord Granville et à déterminer avec lui le parti à
prendre dans cette circonstance par les deux gouvernements. »
»Nous sommes toujours sans nouvelles du Portugal...»
«Le 23 septembre 1833.
»... Lord Palmerston m'a chargé de vous offrir tous ses remerciements
pour le bon accueil que vous avez bien voulu faire à M. Georges
Villiers. Il s'est montré aussi très satisfait des dernières
instructions que vous avez adressées à M. de Rayneval, et il croit
qu'elles doivent produire un très bon effet sur le cabinet de Madrid.
Je compte toujours aller coucher demain à Douvres, et m'embarquer
après-demain matin.»
Je quittai en effet Londres le 24 septembre, et j'arrivai à Paris le
26.