«Londres, le 7 novembre 1832.
»La déclaration des Russes n'a de valeur que par le bavardage qu'elle
occasionne. Le fait est que M. de Lieven ne voulait pas la faire et
que c'est Matusiewicz qui l'a décidé à la faire. Il ne faut pas
regarder cela comme une affaire. On fait beaucoup parler Pozzo. Chacun
se sert de son langage, suivant son intérêt. M. de Lieven a été
jusqu'à dire que dans l'état où étaient les affaires, nous ne pouvions
pas faire autre chose qu'une convention renfermant des conditions
finales, et que les termes dans lesquelles la nôtre était conçue lui
paraissaient fort convenables.--La date de ma lettre me fait croire
que nous arriverons au 15 sans coup férir. Ce qui se passera après est
hors de ma direction; c'est aux hommes qui conduisent la guerre à
prendre toutes leurs précautions. Politiquement les choses sont bien
placées; voilà tout ce dont j'étais chargé, et ce dont j'étais chargé,
je l'ai fait. On m'a dit à mon départ de Paris: «c'est essentiel
pour avoir la majorité»; la chose est faite; à présent, aura-t-on la
majorité?