(Tome VI, page 391.)
Le prince de Metternich, comme le lui reproche le duc de Raguse, a pu
être, en général, d'une faiblesse excessive envers la Russie en ce qui
concerne la Pologne. Mais telle ne fut pas son intention primitive. Un
peu avant les Cent-Jours, la France, l'Angleterre et l'Autriche, ce qui
veut dire MM. de Talleyrand, Castelreagh et Metternich, avaient signé un
traité secret dirigé contre la Russie pour le cas où l'empereur
Alexandre persisterait à mettre à exécution ses projets sur la Pologne.
Napoléon, à son retour de l'île d'Elbe, trouva l'original de ce traité
aux Tuileries, parmi ces papiers si bien classés dont parle le duc de
Raguse, et que M. de Blacas n'avait pas jugé à propos de déranger.
Napoléon communiqua ce traité à l'empereur de Russie, qui jusqu'à ce
moment, en avait complétement ignoré l'existence. Il n'est pas besoin de
dire que cette circonstance et les événements de 1815 changèrent la
politique de l'Autriche, de l'Angleterre et des Bourbons, et que ce
projet fut mis à néant.
(_Note de l'Éditeur._)