_(Moniteur universel de Tours)_
7 novembre 1870.
«La délégation du gouvernement de la défense nationale,
«Considérant que depuis l'investissement de Paris il a été établi par les
soins du double service des télégraphes et des postes, au moyen de ballons
partant de Paris et de pigeons voyageurs partant de Tours, un échange
spécial de correspondances destiné à suppléer, entre Tours et Paris, aux
moyens de correspondance ordinaires momentanément suspendus;
«Considérant que cet échange, jusqu'à présent réservé aux communications
du gouvernement, se trouve aujourd'hui suffisamment assuré pour qu'il soit
possible d'en faire profiter les particuliers pour leurs relations avec la
capitale, sans en garantir cependant la parfaite régularité;
«Considérant, toutefois, que ce mode extraordinaire de correspondance,
d'ailleurs coûteux, n'offre encore que des facilités très-restreintes et
que les exigences supérieures de la défense nationale ne permettent d'en
accorder l'usage public que dans d'étroites limites et à des conditions de
taxe relativement élevées;
«Sur la proposition, du directeur général des télégraphes et des postes;