Tac, tac, de gauche à droite, le balancier va, les coudes s’écartent,
les poings se rapprochent. Pan, pan! le marteau tape; la besogne avance
et ne finit jamais. Après un soulier, un autre. Les hommes marchent, les
souliers s’usent. Pan, pan! de bas en haut; tac, tac, de droite à
gauche!... Toute la vie, Martin, tu tireras l’alène et tu frapperas du
marteau, assis sur ta chaise basse, dans ta boutique étroite, dans un
coin de la place de mon village, devant l’église d’où sortent, tous les
dimanches, des chants monotones comme l’éternité dont ils parlent, comme
l’enfer et le paradis, comme notre vie mortelle qui va, tac, tac, de
droite à gauche, de la crainte à l’espérance, toujours, toujours!