Je saisis le petit balai de plumes, et pourtant Pierrot n’eut pas
peur.--«Tu le vois, lui dis-je pour la dernière fois. Périsse le
souvenir de ta faute!» Je jetai l’objet dans le feu. Pierrot, gravement
assis, le regarda brûler... puis, sans éclat de joie, sans sauts ni
bonds, noblement, simplement, il vint m’embrasser... Quelque chose
d’infiniment doux gonfla mon cœur. C’était le bonheur de pardonner.
Et, tout bas, mon chien me disait: «Je le connais, ce bonheur-là... Que
de choses je te pardonne, moi, sans que tu le saches!»