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«J'ai reçu tes lettres, ma chère amie. Merci, pour tes bonnes paroles,
pour la bonne amitié. Je te sais gré de la peine que tu as prise de me
donner des conseils: mais ils étaient inutiles, vois-tu, et bien
dangereux aussi. Imagine un peu les malheurs nouveaux que tu pouvais
amener dans mon ménage, si mon mari avait lu des phrases dans lesquelles
tu plaides pour l'enfant de sa première femme: on dirait que tu me
dissuades de le tuer, ce chérubin! Mon Dieu, quelle horreur! Se peut-il
que mes pauvres lettres t'aient donné de moi une semblable idée?
Brûle-les vite, alors, et qu'il n'en reste rien! N'est-ce pas, tu vas
les brûler? Jette encore celle-ci au feu, et ne parlons plus de mes
misères, puisque je les explique si mal...
Je t'embrasse.