LA MÉDISANCE.

Comme je connois le bon naturel et la loyauté de mes bons amis les

critiques, je ne doute pas que ce dernier chapitre ne soit condamné,

sans juri, aux _assises du mois_ des auteurs, et que ce tribunal, car

c'en est un, ne me déclare coupable de haute trahison contre le

souverain, la décence, pour l'avoir écrit, quoi qu'il n'y ait pas un

trait, une étoile, ou un astérisque dans mon ouvrage qui ait pu allarmer

leur vertu; mais comme je me trouve ici parmi mes pairs, je proteste

ainsi qu'il suit:

«Je n'adhère pas à ladite résolution parce que je suis entièrement

convaincu qu'ils ne comprennent pas ledit chapitre; et parce que sans

entrer dans une explication complette sur ce sujet, je suis d'avis qu'il

est au-dessus de leur intelligence.»

Oeuvres complètes, tome 5 · 第 149 / 159 题