RAPHAËL (SANZIO)

Mon cadre paraît si vaste que, pour n’être pas entraîné trop loin, j’ai

dû me tracer à l’avance des limites et choisir les plus intéressants

dans cette multitude de personnages qui sollicitaient à la fois mes

crayons. Mais quel que soit mon désir de me restreindre, comment me

borner à la date de la naissance et de la mort pour l’artiste illustre

entre tous, dont les plus ignorants savent le nom, un nom que ceux-là

même que, dans les ateliers, on qualifie des Philistins, ne sauraient

prononcer sans admiration et respect? Comment ne pas consacrer au moins

quelques pages à ce représentant sublime de l’art qui, dans une vie

trop courte, a exécuté tant d’œuvres excellentes et de son passage

rapide sur la terre a laissé des traces si glorieuses?

Un éminent critique de ce temps n’a été que juste quand il a dit: «Par

la richesse, la variété, le bonheur et l’abondance de la composition,

par le sentiment de la beauté gracieuse dans la forme humaine, par

l’étonnante et facile fécondité de son imagination, sans contestation

possible, Raphaël est le premier. Aussi, d’un consentement unanime,

en a-t-on fait en quelque sorte l’incarnation de l’art moderne. Il

le représente en effet mieux et plus complètement que personne.

Organisation universelle, intelligente et, le dirai-je, heureuse

entre toutes, il a tout compris, tout senti, tout exprimé. Sa peinture

s’adresse à tous les esprits, à toutes les facultés, à tous les goûts.

Plus qu’aucune autre, elle parcourt dans son étendue entière le clavier

de l’âme humaine. Sensible et gracieuse, elle atteint parfois les plus

hauts sommets de l’art, et toujours revêtue de beauté, elle séduit

facilement l’esprit. C’est dans la réunion extraordinaire des qualités

les plus diverses, et dans cette merveilleuse harmonie qu’il faut

chercher son originalité et l’explication de la faveur universelle dont

elle jouit[77].»

Cet éloge, si bien formulé et que dans sa très-grande partie on ne

peut qu’approuver, exigerait cependant certaines réserves. Nous les

indiquerons plus tard, mais d’abord quelques détails biographiques. Ils

seront courts, car dans la vie de Raphaël, si vite abrégée, les plus

grands, on pourrait presque dire, les seuls évènements, ce sont les

œuvres exécutées par lui.

Raphaël naquit, le 6 avril 1483, à Urbino, petite ville sur le penchant

des Apennins, entre les hauts sommets de ces Alpes italiennes et la

mer Adriatique. Son père, Giovanni Santi, d’où plus tard on a fait

Sanzio, appartenait à une famille de condition moyenne et jouissait

d’une certaine aisance qu’il devait sans doute plutôt au patrimoine

dont il avait hérité de ses aïeux, qu’à son propre talent quoiqu’il

fût tout à la fois peintre et poète, et non pas autant médiocre que le

prétend Vasari. Dans sa chronique rimée en l’honneur du duc d’Urbin,

son protecteur, la verve ne lui fait pas défaut non plus que le

jugement; d’autre part, plusieurs tableaux qui nous restent de lui,

une _Annonciation_ dans la galerie de Brera, et une _Madone_ au Musée

de Berlin, etc. le classent parmi les peintres distingués de la pieuse

école Ombrienne. C’était en outre un homme d’un grand sens et d’un

noble cœur, d’après ce que Vasari nous apprend: «Il savait combien il

importe de ne pas confier à des mains mercenaires un enfant qui pouvait

contracter des habitudes basses et grossières parmi des gens sans

éducation. Aussi voulut-il que ce fils unique fût nourri du lait de sa

mère, et pût, dès les premiers instants de sa vie, s’accoutumer aux

mœurs paternelles.»

L’heureuse enfance de Raphaël s’écoula donc dans la paix du foyer

domestique, où l’exemple s’offrait partout à côté de la leçon, où tout

parlait à son cœur et à son intelligence prompte à se développer. Aussi

son père, jugeant par des indices non douteux de ses dispositions

précoces pour la peinture, mit tout d’abord un crayon dans ses mains

et l’initia sans retard aux premiers éléments de l’art. «A l’âge où

les impressions sont ineffaçables, dit M. Ch. Clément, il respira au

foyer paternel l’enthousiasme mystique qui, dans l’École d’Ombrie,

était une religion plutôt qu’une simple tradition d’art. Cet ensemble

heureux de circonstances devait être bientôt brisé.» En 1491, Raphaël

perdit sa mère, Magia Ciarla, et trois années après, son père (1er

août 1494). Un oncle prit soin de l’enfant qui n’avait pas douze ans

et dont il devint tout naturellement tuteur. Ce fut lui sans doute qui

confia le jeune Sanzio au Pérugin, alors chef de l’école Ombrienne et

qui jouissant d’une immense célébrité, dont il avait profité surtout

pour s’enrichir, voyait dans son atelier, à Pérouse, les élèves

accourir en foule. Le maître était sévère, d’après Vasari, pourtant

il ne faut pas qu’il fût trop rude encore à ces jeunes gens, puisque

Raphaël demeura sept ou huit années et volontairement sous cette

forte discipline et s’assimila tellement la manière du maître qu’il

est difficile de distinguer ses premiers ouvrages de ceux du Pérugin.

On compte une vingtaine de tableaux de cette époque, qu’on sait, par

des renseignements précis, de la main de Raphaël et qui reproduisent

les sujets, les types, les dispositions uniformes et symétriques,

la raideur dans les attitudes, la maigreur et la sécheresse du

dessin comme aussi la pureté, la naïveté et cette beauté en quelque

sorte immatérielle qui caractérise dans ses meilleurs ouvrages Le

Pérugin bien inférieur au reste, pour la profondeur et la suavité des

expressions, la grâce toute céleste des figures, la variété des types,

à l’Angelico et même à Gozzoli.

On ne peut trop regretter que Raphaël, quand plus tard, il rompit

avec l’enseignement trop absolu du maître et prit une manière plus

large, personnelle et originale, n’ait pas gardé davantage souvenir

de la tradition ombrienne. Avec la science qu’il avait acquise et la

merveilleuse habileté de son pinceau, n’eût-il pas été plus admirable

encore si, dans ses tableaux, on sentait plus d’onction, si la radieuse

beauté de ses Vierges, était moins humaine et rayonnait d’un caractère

plus céleste? Il le voulait cependant, mais pour cela, je crois,

comptait plus sur l’effort de son génie que sur cette aide supérieure

que sollicitait avec larmes l’Angelico qui ne peignait, dit-on, ses

Christs et ses Vierges qu’à genoux. «Quant à cette figure, écrit

Raphaël à Castiglione en parlant à la vérité d’une peinture profane,

je me tiendrais pour un grand maître si elle avait seulement la moitié

des mérites dont vous me parlez dans votre lettre; mais j’attribue vos

éloges à l’amitié que vous me portez. Je sais que, pour peindre une

belle personne, il me faudrait en voir plusieurs, et que vous fussiez

avec moi pour m’aider à choisir celle qui conviendrait le mieux; mais

il y a si peu de bons juges et de beaux modèles que je travaille

d’après une certaine idée que j’ai dans l’esprit. J’ignore si cette

idée a quelque excellence, mais je m’efforce de la réaliser.»

Raphaël, en quittant Pérouse, se rendit à Florence attiré surtout

parce qu’il avait ouï dire des fameux cartons de la _Guerre de Pise_

par Léonard de Vinci et Michel-Ange. L’impression qu’il reçut de ces

chefs-d’œuvre fut profonde, et la vue de quelques autres ouvrages de

ces maîtres comme de ceux de Fra Bartholomeo, dont il devint l’ami,

amena dans sa manière la révolution dont nous avons parlé et qui, très

heureuse au point de vue de l’exécution, aurait pu et dû être moins

complète sous d’autres rapports.

Raphaël avait vingt-cinq ans lorsqu’il fut appelé à Rome par le célèbre

architecte Bramante, son parent, qui le présenta au pape Jules II,

dont l’accueil fut des plus bienveillants. Mais lorsque l’artiste eut

exécuté, dans la salle de la Signature au Vatican, la première des

quatre grandes peintures murales commandées par le pape, la fameuse

_Dispute du saint Sacrement_ «composition qui étonne autant qu’elle

enchante», dit d’Argenville, le pontife conçut la plus haute idée du

peintre et le prit en très grande affection. Après avoir vu «l’_École

d’Athènes_, où les grands hommes disputent sur les sciences humaines,

Jules II fit détruire les peintures commencées par d’habiles maîtres

pour donner un nouveau champ aux grandes pensées de Raphaël qui, dans

la même salle, peignit l’admirable fresque d’_Apollon au milieu des

Muses_ et celle non moins remarquable de la _Jurisprudence_[78].»

Le succès de ces œuvres fut immense, et le pape chargea l’artiste

de décorer de la même façon une autre grande salle, dite _Salle

d’Heliodore_ de la plus importante des fresques lesquelles, en outre du

_Châtiment d’Heliodore_, représentent la _Messe de Bolsène_, _Attila et

la Délivrance de saint Pierre_. La salle de Charlemagne et la salle de

Constantin furent également ornées de grandes peintures dues à Raphaël,

mais aidé de ses nombreux élèves[79]; car, surchargé de travaux, pour

ces grandes compositions, le plus souvent dès lors, il se bornait à

dessiner des cartons que les jeunes artistes copiaient sous l’œil

du maître. Il en fut de même pour les _Loges_ qui sont des galeries

ouvertes à trois étages autour de la première cour du Vatican, et

servent de communication pour plusieurs chambres pendant le conclave.

Léon X, qui avait succédé à Jules II comme pape, ne témoignait pas

à Raphaël moins d’affection que celui-ci; ce fut par son ordre que

l’artiste, après avoir terminé la salle de Charlemagne, s’occupa des

_Loges_ dont la décoration se fit rapidement grâce au zèle du maître

et à l’empressement laborieux des élèves, heureux de lui témoigner

ainsi leur reconnaissance; car il était pour tous plein de bonté,

de sollicitude affectueuse, tout en conservant cet air d’autorité

nécessaire au respect et qui se concilie très-bien avec la douceur et

l’aimable condescendance. «Entre ces jeunes gens venus non-seulement

de toutes les contrées de l’Italie, mais de tous les pays de l’Europe,

dit Vasari, il avait su établir une telle concorde que jamais l’ombre

d’une jalousie ne parut les diviser. Sa complaisance à les initier aux

mystères de son art était admirable et l’on sentait à son langage qu’il

les aimait comme ses enfants. Aussi lorsqu’il sortait de chez lui pour

se rendre auprès du pape, qui l’avait nommé l’un de ses camériers ou

gentilshommes de la chambre, il était entouré ou suivi de ses élèves au

nombre de cinquante tous jeunes gens intelligents et vaillants qui lui

formaient un brillant cortége.» On raconte qu’un jour, suivi de cette

nombreuse jeunesse, Raphaël, allant aux _Stanze_ se rencontra avec

Michel-Ange se rendant solitairement à la chapelle Sixtine.

«Vous marchez avec une grande suite comme un général», dit Michel-Ange

sur le ton un peu ironique.

--Et vous, vous allez seul comme le bourreau! répondit vivement Raphaël.

Cependant, malgré la différence des caractères et du genre de vie

des deux artistes, et cette espèce de rivalité régnant entre eux, on

aime à voir qu’ils se rendaient justice. Raphaël témoignait en toute

circonstance de son admiration pour le génie de Michel-Ange qui,

moins expansif, savait à l’occasion cependant se montrer impartial et

loyal, en voici la preuve: «Raphaël d’Urbin, dit Cinelli, avait peint

pour Agostino Chigi, dans l’église Santa-Maria-della-Pace, plusieurs

grandes figures représentant des prophètes et quelques sibylles, pour

lesquelles il avait reçu en à-compte une somme de 500 écus. Le travail

terminé, il réclama du caissier d’Agostino le complément du prix auquel

il estimait son œuvre. Grand fut l’étonnement du caissier qui croyait

la somme payée déjà très suffisante, et il ne répondit rien.

«Faites estimer mon travail par un expert, dit Raphaël et vous verrez

si ma réclamation est exagérée.

--Volontiers, répondit Giulio Borghesi (le caissier), qui se rendit

aussitôt chez Michel-Ange à qui tout d’abord il avait pensé pour

cette expertise, espérant sans doute que la décision du Florentin

serait influencée par la rivalité ou par quelque autre sentiment moins

honorable. Mais il fut bien déçu. Michel-Ange se rendit à l’église de

la Pace avec Borghesi. Celui-ci, le voyant contempler en silence une

des sibylles, l’interpella en disant:

«Eh bien, maître, qu’en pensez-vous?

--Cette tête, répondit Michel-Ange, vaut cent écus.

--Et les autres? demanda Borghesi désappointé.

--Les autres ne valent pas moins.

«Outre le caissier, il se trouvait d’autres personnes présentes à la

scène qui la racontèrent à Agostino Chigi. Ce dernier, lorsque son

caissier fut de retour, lui donna l’ordre de porter à Raphaël cent écus

pour chacune des cinq têtes, en outre de la somme précédemment donnée

en disant: «Va remettre cela à Raphaël en payement des têtes, et sois

gracieux avec lui de façon à le satisfaire, car s’il voulait encore me

faire payer les draperies, nous serions ruinés.»

En outre de ses grandes compositions, Raphaël a fait des portraits fort

admirés dont plusieurs se voient au Louvre, et des tableaux de chevalet

la plupart d’un prix inestimable parce qu’ils sont tout entiers

peints de sa main. Notre Musée possède entre autres chefs-d’œuvre le

_Saint-Michel vainqueur du démon_, la _belle Jardinière_, la _Vierge au

Voile_ et la _Vierge de François Ier_ ou _Sainte Famille_. «La _Vierge_

de François Ier, dit M. Ch. Clément, passe avec raison pour l’ouvrage

le plus parfait de Raphaël dans ce genre. Il est impossible en effet

d’imaginer une composition plus riche, plus pleine, plus heureuse, des

types plus purs et plus variés, une exécution plus irréprochable, plus

soutenue, plus soignée dans les moindres détails... C’est là une de

ces œuvres où l’étude fait sans cesse découvrir de nouvelles beautés,

et, quoique la couleur locale n’en soit pas agréable, _la Vierge de

François Ier_ est une de ces créations, où l’artiste a eu le bonheur de

réaliser sa pensée d’une manière complète.»

A Dieu ne plaise que je veuille contredire l’éminent critique moi qui

ne fais jamais une visite au Louvre sans m’arrêter quelques instants

devant la merveilleuse toile de Raphaël pour admirer le bonheur de

la composition, la beauté des lignes, la suavité et la pureté des

contours, la noblesse des types et la force des expressions. Pourtant,

s’il m’est permis de le dire sans témérité, je voudrais quelque chose

de plus dans cette admirable scène qui ne me paraît point assez

au-dessus de l’humanité. Si élégants que semblent ces anges, je ne

suis pas sûr qu’ils soient descendus du ciel, et cette Vierge, dans

sa beauté noble et même un peu fière, me paraît plutôt une Matrone

illustre, une Cornélie royale, que la divine Mère au pur et doux visage

transfiguré par l’amour céleste. Les deux enfants, si délicieusement

modelés, sont trop des enfants ordinaires, en particulier celui qui

s’élance du berceau et auquel M. Ch. Clément lui-même reproche «un

caractère académique qu’il serait inutile de contester.»

On ne peut se le dissimuler, à cet incomparable artiste il a manqué

pour être complet, pour être l’idéal du peintre religieux, non pas la

conviction profonde, mais la force de volonté, la sagesse résolue et

pratique qui mît toujours la conduite en harmonie avec la sévérité des

principes. Au comble de la gloire et de la félicité, dans la fleur de

la jeunesse, beau, riche, favorisé de tous les dons du ciel et de la

terre, et par là même entouré de mille séductions, Raphaël paraît-il,

quoique porté à la vertu et convaincu qu’il devait l’exemple alors que

tous les regards étaient fixés sur lui, ne sut pas toujours résister à

l’attrait du plaisir. Et peut-être ainsi, pour son malheur et pour le

nôtre, ne ménageant pas assez ses forces, si continuellement épuisées

par la dévorante activité d’un travail sans trève, il se vit arrêté

presque à la moitié de sa magnifique carrière. Quel sujet d’éternel

regret!

Toutefois, on aime à pouvoir le dire pour l’honneur de sa mémoire et

en s’appuyant de témoignages positifs, la cause de sa mort ne fut pas

celle que, d’après une regrettable tradition, ont rapportée trop de

biographes. Voici les renseignements communiqués à ce sujet par un

contemporain (Missirini) à Longhena et publiés par celui-ci: «Raffaello

Sanzio était d’une nature très distinguée et très délicate; sa vie

ne tenait qu’à un fil excessivement tenu quant à ce qui regardait

son corps, car il était tout esprit, outre que ses forces s’étaient

beaucoup amoindries, et qu’il est extraordinaire qu’elles aient pu

le soutenir pendant sa courte vie. Un jour qu’il se trouvait à la

Farnésine, il fut mandé par le pape. Craignant d’être en retard, il

hâta le pas, et par suite d’une marche rapide, arriva tout en sueur au

Vatican. Dans la vaste salle où il s’entretenait avec le pape de la

fabrique (construction) de St-Pierre, il ne tarda pas à se refroidir,

et pris d’un soudain malaise, dut promptement se retirer. A peine

rentré chez lui, il se mit au lit et une fièvre pernicieuse l’emporta

en peu de jours.»

Dès les premières atteintes du mal, il ne s’était pas fait illusion

sur sa gravité; aussi témoignant hautement de son repentir pour les

égarements auxquels nous avons fait allusion, il attendrit ses amis,

ses nombreux élèves par la fermeté de sa mort chrétienne, heureux de

la bénédiction du pape qui vint le visiter sur son lit de douleur. Par

son testament, il exprimait le désir d’être enterré, comme il le fut

en effet, dans une des chapelles du Panthéon, et pour l’entretien et

le service de la chapelle, il léguait spécialement une somme de 1,000

écus. Après sa mort, son corps fut exposé dans la salle qui lui servait

d’atelier et où se voyait son dernier tableau, la _Transfiguration_.

Ses funérailles furent des plus solennelles comme des plus touchantes.

«Sa bienveillance avait désarmé la jalousie, dit Calcagnini (son

contemporain); sa nature douce, aimable, sympathique, lui avait gagné

tous les cœurs. Aussi sa mort causa-t-elle des regrets unanimes et un

deuil public. Le peuple de Rome suivit ses restes comme il devait faire

plus tard pour Michel-Ange et la foule, si indifférente d’ordinaire

aux évènements de cette nature, paraissait douloureusement émue.»

Ses élèves qui savaient ce qu’ils perdaient, ses amis se montraient

inconsolables, et l’un d’eux Castiglione écrivait à sa mère: «Je me

trouve en bonne santé, mais il me semble que je ne suis pas dans Rome

puisque mon pauvre Raphaël n’y est plus. Que son âme bénie soit au sein

de Dieu!»

[77] Ch. Clément:--_Michel-Ange, Léonard de Vinci et Raphaël_.

[78] _Vies des Peintres Italiens._

[79] La salle de Constantin, sauf deux figures, ne fut peinte

qu’après la mort de Raphaël, mais par ses élèves et d’après ses

dessins.

Les Rues de Paris, tome deuxième Biographies, portraits, récits et légendes · 第 68 / 122 题