Les enfants qui naquirent du début de la Révolution à la fin de l'Empire

connurent tous une jeunesse à peu près identique; elle influera

profondément sur leurs destinées futures et déterminera jusqu'en 1830 le

malaise général appelé romantisme et qu'il ne faut pas limiter à la

seule littérature.

Cette jeune génération a été jugée de trois manières différentes, mais

qui toutes se justifient aisément pour peu que nous nous replacions dans

les conditions où ces opinions contradictoires ont été formulées.

Aux yeux de leurs parents, gens du XVIIIe siècle et endurcis par les

rudes épreuves de la Révolution, ces adolescents apparaîtront le plus

souvent comme des incapables et des inutiles, désarmés devant

l'existence, amollis par leur éducation toute féminine et qui rompent

avec les saines traditions de la famille. Les mères les ont élevés

jalousement, avec la crainte éternelle de les voir parcourir l'Europe à

la suite du conquérant: ainsi tenus à l'écart de la seule activité que

connurent les hommes d'alors, puisque la politique était muselée, ils se

réfugièrent entièrement dans le monde de la pensée; l'énergie virile

finit par s'user chez cette jeunesse contemplative et câlinée et leur

âme n'exista bientôt plus comme volonté, mais comme sensibilité.

À leurs propres yeux, ce qu'ils parviendront à voir de plus clair en

eux-mêmes sera l'indécision de leur nature, incapable de rien fixer,

déroutée qu'elle est par le contraste absolu du milieu et de leur

personnalité. Les principes du passé dans lesquels ils ont été élevés

leur pèsent durement, car ils ne cadrent plus avec les conditions de la

vie nouvelle et surtout avec l'âme que les événements leur ont faite. Il

en résultera un conflit perpétuel de sentiments intérieurs, une

incertitude du but à atteindre, en un mot un véritable déséquilibre

moral où le découragement et la lassitude finiront par dominer. À force

de ne voir personne autour d'eux répondre aux passions, d'ailleurs

indécises, qui les tourmentent, ils en arriveront vite à se croire

différents du reste du monde, les uns avec orgueil, les autres avec

tristesse; de bonne heure tout effort leur paraîtra vain, et ils vivront

dès lors entièrement en eux-mêmes, dans une solitude mélancolique qui

achèvera d'exaspérer leur sensibilité et de ruiner leur énergie morale.

Aux yeux de la postérité enfin, ils seront des individus encore

hésitants et isolés, doutant de leur destinée jusqu'au jour où le

groupement en commun les révélera à eux-mêmes en apportant à chacun la

preuve que les sentiments confus et contradictoires qui l'agitent ne lui

sont pas particuliers.

Lamartine à vingt et un ans résume en lui tous les caractères de ces

jeunes âmes inquiètes où le passé et le présent se livrent une lutte de

tous les instants. À considérer le romantisme comme une expansion

débordante de l'individu, il est en date et en fait le premier des

romantiques; il devient au contraire le dernier des classiques si l'on

étudie le mouvement littéraire de son époque en tant qu'affranchissement

des vieilles formules. C'est qu'en réalité son oeuvre reflète sa vie

même, classique de forme, romantique de pensée, comme toute son

adolescence où l'on assiste au conflit quotidien de ses aspirations très

romantiques et de son éducation très classique.

* * * * *

Dans toute destinée, il est une part dont l'homme n'est pas responsable,

faite de trois éléments infiniment délicats et qu'il est difficile

d'apprécier à leur valeur. L'un comporte ce que les ancêtres lui ont

transmis d'instincts ataviques, peu à peu anéantis, modifiés ou

développés selon les circonstances ou les conditions nouvelles de la

vie; l'autre est l'oeuvre de ceux dont il dépend pendant son enfance et

qui assument la tâche de façonner son âme au moment où elle est encore

molle; le dernier, enfin, comprend la manière dont la société

l'accueille le jour où il est forcé d'avoir recours à elle, avec

sympathie, pitié, mépris ou indifférence. C'est leur étude que nous

avons tentée pour Lamartine dans les pages qui précèdent et il nous

semble que si on voulait maintenant les résumer brièvement il serait

possible de le faire ainsi:

Une hérédité saine et attachée au sol natal, foncièrement religieuse et

point corrompue par les théories matérialistes du XVIIIe siècle; un

milieu intransigeant et formaliste qui s'efforce de perpétuer

tardivement les traditions du passé, et redoute d'autant plus les idées

du temps qu'il les croit issues d'une époque dont il a souffert et d'un

régime qu'il abhorre; une mère profondément pieuse, aimante et tendre,

mais sentimentale à l'excès, inquiète et doutant d'elle-même; un père

excellent, quoique indifférent aux nuances de l'âme; un décor

naturellement mélancolique, mais qui le deviendra davantage encore aux

yeux d'un adolescent avide de sensations nouvelles, de plaisirs et de

liberté.

Puis un enfant dont les premières années ont été assombries et

silencieuses, d'une nature tendre, comme celle de sa mère, décidée et

volontaire, comme celle des Lamartine; une première éducation toute

paysanne et maternelle, remplacée sans transition par l'internat loin du

foyer et dont la contrainte l'affecte profondément; plus tard, des

études peu solides et exclusivement religieuses chez les Jésuites de

Belley où s'exalte encore sa précoce sensibilité.

Enfin, à dix-huit ans, le retour dans la famille, début d'une période de

long désoeuvrement. Dès cette époque, sinon une vocation littéraire très

nette, du moins une extrême facilité pour la poésie; mais aucune

direction dans ses goûts qu'il lui faut cacher, aucun plan d'études

sérieusement organisé, en un mot une dépense inutile d'énergie accrue

encore par une imagination impossible à maîtriser et des lectures

d'autant plus impressionnantes qu'elles sont faites en secret; une âme

mobile et pleine de contrastes, à la merci de toutes les chimères,

prompte à s'enthousiasmer mais qu'un rien rebute, et faite de

revirements brusques comme si elle était perpétuellement à la recherche

de l'équilibre qui lui manque; des froissements avec le chef de famille,

dont il sort aigri et découragé; des amis qu'il voit de loin en loin et

dont le meilleur des confidences s'échange par lettres toujours plus

exagérées et moins soulageantes que les paroles; quelques amourettes

plus cérébrales que physiques, des ébauches poétiques qui l'enflamment

encore: en tout, enfin, une conception uniquement littéraire et

romanesque de l'existence.

La famille s'inquiète de ces tendances et commence alors à les combattre

par tous les moyens dont elle dispose; elle décide enfin de l'éloigner,

et c'est le voyage d'Italie pour changer d'air ce grand garçon dont

l'oisiveté irrite sourdement les siens. Mais les conséquences n'en

furent pas celles qu'ils avaient prévues, puisqu'au retour de Naples le

fossé va s'approfondir encore entre le jeune homme et son milieu.

Ici se termine la jeunesse de Lamartine; dans une seconde partie, qui

comprendra les années 1812-1820, nous étudierons prochainement les deux

grandes crises morales qui le mûriront en modifiant complètement sa

nature et d'où naîtront les _Méditations_.

Mâcon-Paris, 1908-1910.

* * *

APPENDICE

GÉNÉALOGIE ET BIBLIOGRAPHIE DE LA FAMILLE DES ROYS

Descendance d'Antoine Grimod et de Marguerite le Juge.

(Sept enfants.)

Ier Rameau: _de la Reynière_, fondu dans les familles DE MAC-MAHON,

DE ROSANBO, DE LA TOUR DU PIN-VERCLAUSE et DE TOCQUEVILLE.

Gaspard Grimod (1687-?),

ép.: 1º Jeanne Labbé (?);

2º Marie Mazade (1719)

(remariée à Honoré de la Ferrière).

|

----+-------------------+----------+-------+-------------------+

| | | |

_1er lit._ _1er lit._ _2e lit._ _2e lit._

Jean-Gaspard Marie-Françoise Françoise-thérèse Marie-Madeleine G.

G. de la Reynière G. de la Reynière, G. de la Reynière, de la Reynière, ép.

(1723-1797), ép. ép. Jean-Louis ép. Chrétien Marc-Antoine de

Françoise de Moreau de Beaumont Guillaume de Lévis-Lugny.

Jarente (1753). (1743). S. P. Lamoignon de

| Malesherbes.

| |

Alexis-Baltazar Marguerite-Thérèse

Laurent G. de la de Lamoignon

Reynière ép. Louis le

(1785-1837) ép. Peletier de Rosanbo.

Adèle Thérèse |

Feuchère. S. P. ----+-------------------+-------------------+--------------

| | |

Jean-Marie-Louis Thérèse de Rosanbo Louise-Madeleine

de Rosanbo (1771-1794), de Rosanbo

(1777-1856), ép. ép. J.-B.-Auguste (1771-1856), ép.

Henriette-Geneviève de Chateaubriand J. Bonaventure de

d'Andlau (1798). (1786). Tocqueville (1796).

| | |

----+-------------------+-------------- | |

| | | |

Henriette-Madeleine Ludovic de Rosanbo Louis-Geoffroy de Alexis-Charles-Henry

de Rosanbo, ép. (1805-1862), Chateaubriand de Tocqueville

Charles, marquis ép. Elisabeth-Aglaé (1790-1878), ép. (1805-1859).

de Mac-Mahon. de Ménard. Henriette-Zélie

d'Orglandes.

* * *

IIe Rameau: fondu dans les familles DARESTE, D'HAUTEROCHE, CARRA DE

VAUX, et par les LAMARTINE dans les familles DE CESSIAT, DE COPPENS, DE

LIGONNÈS, DE MONTHEROT et leur postérité.

Marguerite Grimod,

ép. 1º François Mauverney;

2º Charles Gavault.

|

Françoise Mauverney,

ép. Charles Gavault

(fils d'un premier lit

du précédent),

|

----+-----------------------------------------------------------+------------

| |

Françoise Gavault, Marie-Marguerite

ép. Jacques Dareste de la Plagne Gavault,

(1743). ép. Jean-Louis

| Des Roys (1757).

| |

----+-------------------+-------------------+------------ |

Antoine Dareste Marie-Antoinette Claudine |

de la Chavanne, Dareste Dareste de la |

ép. 1º Jeanne de la Chavanne, ép. Chavanne, ép. |

Palais (1784); François-Pierre Auguste Vasse |

2º Charlotte Boussard de Roquemont |

Charvait (1799). d'Hauteroche (1774) (1782) |

| |

J.-B. Dareste |

de la Chavanne |

(1789-1879), |

ép. Claire-Marie |

Dareste, sa cousine |

(1820). |

|

----+-------------------+-------------------+-------------------+------------

| | | |

Césarine Des Roys, Catherine Françoise Émilie Des Roys, Alix Des Roys

ép. Pierre-Benoît Des Roys. ép. ép. X. Papon ép. Pierre

Carra de Vaux Charles Henrion de de Rochemont de Lamartine

(1788). Saint-Amand (1778). (1783). (1790).

| | | |

Alexandre Angélique Henrion Françoise Papon Alphonse

Carra de Vaux, de Saint-Amand de Rochemont, de Lamartine

ép. Nathalie (1781-1810), religieuse. (1790-1869).

Marchand (1832). ép. 1º Claude S. P.

Amable, marquis de

Prez;

2º Joseph-Marie,

vicomte Pernetty.

S. P.

* * *

IIIe Rameau: de Dufort d'Orsay, fondu dans la famille ducale DE

GRAMONT.

Pierre Grimod de Dufort d'Orsay

(1692-1748),

ép. 1º Florimonde Savalette (1736);

2º Elisabeth de Gourtin (1745);

3º M. A. Félicité de Caulaincourt (1748).

|

_3e lit._

Albert Gaspard Marie, comte d'Orsay (1748-?),

ép. 1º Amélie, princesse de Cro[:y];

2º Josèphe de Hoenloe Bartenstein (1784).

|

Marie-Albert Gaspard,

comte d'Orsay (1772-1843),

ép. Éléonore de Franquemont (1792).

|

----+-------------------+-------------------+---------------

| |

Gillion Gaspard Alfred, Anna-Ida d'Orsay

comte d'Orsay (1801-1852), (1802-1882),

ép. Anne-Françoise ép. Héraclius,

Gardiner (1827). duc de Gramont

S. P. (1818).

|

------------------------+-------------------+-------------------+---------------

| | | |

Antoine-Alfred Antoine-Auguste Alfred-Théophile Aglaé-Ida de Gramont

Agénor de Gramont de Gramont, de Gramont (1836-1875),

(1819-1880), duc de Lesparre (1823-1881), ép. ép. Théodore,

ép. Marie ép. Marie-Sophie Charlotte-Cécile marquis du Praz

Mac Kinnon (1848). de Ségur (1844), de Choiseul-Praslin (1850).

branche éteinte (1848).

dans les mâles

* * *

IVe Rameau: de Verneuil, fondu dans la descendance de LUCIEN

BONAPARTE, prince de CANINO.

Antoine-François Grimod de Verneuil

(1696-1765),

ép. Henriette-Adélaïde de Tilly (1736).

|

Marie-Gasparde Grimod de Verneuil

(1738-1804),

ép. Jean-Charles Bouvet (1759).

|

Jeanne-Louise-Bouvet

(1759-1817),

ép. Charles-Jacob de Bleschamp (1777).

|

Alexandrine de Bleschamp

(1778-1855),

ep. 1º Henry Jouberthon (1797);

2º Lucien-Bonaparte (1802).

|

----+-------------------+-------------------+-------------------+---------------

| | | |

Charles-Lucien- Lætitia Bonaparte Louis-Lucien Pierre Napoléon

-Jules Bonaparte (1804-1862), ép. Bonaparte Bonaparte (1815-81),

(1802-1857), ép. Thomas Wyse (1813-95), ép. ép. Justine-Éléonore

Charlotte Bonaparte (1834). Marianne Cecchi Ruflin.

(1822). (1832). S. P. |

Roland Bonaparte,

ép. Marie Blanc

(1880).

|

Marie Bonaparte,

ép. prince George

de Grèce.

* * *

Tableau généalogique de la famille Des Roys (1500-1790).

Mathurin Louis Denis Des Roys Catherine

Des Roys, Des Roy, ép. Des Roys, ép.

religieux. religieux 1° Claude de Lagrevol; Pierre Aurelle.

2°Isabelle Vacherelle.

|

-------+---------------------+------+------------+----------------+----

| | | |

Antoine Des Pierre Des Roys, Antoine Des Roys Aymard Marthe Des Roys,

Roys, ép. ép. ? (le jeune), Des Roys, ép. Antoine

Marguerite de | religieux. religieux. de Romezin

Jussac | d'où postérité, éteinte

de Baulmes | u cours du XVIIIe siècle.

(1533). |

-------+-------------------------------+---------

| |

Sébastien Des Roys, Claude Des Roys,

ép. Claude de Guilhon mort sans alliance

(1588).

|

-------+-------------------+--------------+-------------------------------+

| | | |

Gaspard Des Roys, Melchior Des Roys, Marie Pierre Des Roys,

ép. Jeanne ép. Françoise Des Roys, ép. Catherine

de Cohacy (1588) Faure de Marnans ép. Jean Pollenon Des Olmes

(sans postérité). (1619). d'où postérité. (1618).

| |

-------+---------+--------+-------+-------------+--------------+----- +

| | | | | |

Baltazar Marie Des Roys, Marie Magdeleine Marie Amable Marie Des Roys, |

Des Roys, ép. Des Roys, Des Roys ép. |

ép. Pierre Roche religieuse. religieuse Jacques Rochet |

Claude (sans postérité). |

des Olmes |

(1650). +--------------+-----------+------+

| | | |

| Philiberte Claude Des Roys, Jeanne

| Des Roys, ép. mort Des Roys, ep.

| Louis de Romezin sans alliance. Antoine Varillon

| d'où postérité. du Sarzier. d'où postérité.

---+-+-----------------+--- |

| | Marie

Pons Gaspard Cristofle de Rornezin,

Des Roys, Des Roys, ép. ép. 1° Claude

ép.Louise Demeure Marie de Romezin, Ferrapie (1685);

(1679). veuve de Claude 2° Cristofle

| Ferrapie (1701). Des Roys,

| son cousin.

Claude Des Roys,

ép. Françoise

Pagey (1717).

|

Jean-Louis

Des Roys, ép.

Marguerite Gavault

(1757)

|

-----+--------------------+---------

| |

Césarine Des Roys, Alix Des Roys, ép.

ép. Pierre Carra Pierre de Lamartine

De Vaux (1788). (1790).

| |

Alexandre Ca Alphonse

de Vaux. de Lamartine.

* * *

Bibliographie des oeuvres de Lyon Des Roys.

L'ILLUSION, vers couronnés, in-8 de 6 p. (s. l. s. d.).

L'ANESSE, moralité, in-8 de 3 p. (s. 1. s. d.).

LE TABAC, poème, au Cn D*** fabricant de tabac, in-8 de 5 p. (s. 1.

s. d.).

LA GÉOMÉTRIE en vers techniques- _il existe deux éditions de cet

opuscule._ 1º: par D. R. ancien doyen de Mortain (?), maître de

mathématiques. À Paris, chez les libraires du Palais. - Egalité an

IX-1801 (in-8 de 18 p.); 2º: par Desrois ancien doyen de Mortain. À

Paris, chez l'auteur rue de la loi maison du Cn Dareste nº 74, près

la rue Feydau, an IX-1801 (in-8 de 20 p.).

EPITRE AUX COMÉDIENS, par Desroys [_avec cette épigraphe_:] facit

indignatio versum. - Se vend au Palais du Tribunal, galerie de la Foi,

nº 50, où l'on trouve la tragédie du Dernier des Romains, la Géométrie

envers, l'Illusion. An X (in-8 de 6 p.).

EPITRES à Dazincour, à Madame D. L. V. jouant de la harpe, etc., par

Desroys auteur de l'épitre aux comédiens - prix; 50 centimes. À Paris

chez Desenne, libraire du Tribunal, nº 2, et chez les marchands de

nouveauté. An X-1802 (in-8 de 8 p.).

LE DERNIER DES ROMAINS, tragédie en cinq actes par D. R. [_avec cette

épigraphe_:] Quam dulcis sit libertas... ostendam. Prix. 1 fr. 65. À

Paris chez Barba et Desenne au septième (in-8 de 74 p.).

OEUVRES DRAMATIQUES de ***. Le dernier des Romains, tragédie en cinq

actes. L'anti-philosophe, comédie en cinq actes et en vers. À Paris an

VIII (1800) (in-8 de 162 p.).

* * *

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L'Elvire de Lamartine et les Méditations. Un volume.

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1811 10.--Coulommiers. Imp. PAUL BRODARD.--311.

Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812 · 第 16 / 16 段