Trois zones d'action: entre Armentières et Lille, autour de la Bassée,
vers Lens et Arras. Les communiqués ont été très sobres de détails sur
les événements de ce côté.
Le 20, les Allemands tenaient les avancés de Lille; le 21, nous
approchions de la grande ville jusqu'à 6 kilomètres des remparts, à
Radinghem; le 22, nouvelle avance; le 24, nos lignes vers Lille sont
attaquées et l'ennemi est repoussé; depuis lors les attaques allemandes
sont demeurées infructueuses.
Sur la Bassée et Lens, plus vagues encore ont été les indications. Les
Allemands y firent toute la semaine d'énormes efforts, avec des forces
tellement supérieures que, le 25, on annonçait un recul à l'Ouest des
deux villes; depuis lors les Allemands n'ont pu poursuivre ce succès;
nous avons même réalisé de légers progrès. Pendant ce temps, on se
battait toujours aux environs d'Arras; l'artillerie allemande, placée à
grande distance, continuait la destruction méthodique de la vieille cité,
mais nos troupes paraissaient contenir et repousser l'ennemi qui avait
dirigé de violentes attaques au Nord de la ville, du 19 au 22; le 25, la
surprise de nuit échouait comme dans les autres secteurs; le 26, on
apprenait que nous étions à l'Est de la ville, c'est-à-dire, sans doute,
dans la direction de Douai.
Le 28, le communiqué signalait qu'au Sud-Ouest de la Bassée, vers
Cambrin, petit chef-lieu de canton, l'ennemi avait reculé. Et
l'état-major faisait connaître que les pertes des Allemands étaient
énormes dans les Flandres.
Au Sud d'Arras, aux confins de l'Artois et de la Picardie, les Allemands
montraient moins d'activité, ils renouvelaient cependant, vers le 20,
leurs tentatives pour percer nos lignes à hauteur d'Albert, mais ne
réussissaient pas à nous entamer.
[Illustration: Voies ferrées pr{ie}s. Routes pr{ies}. Canaux.
Carte de la région où se poursuit une lutte acharnée à la frontière
franco-belge, près de la mer du Nord et autour d'Arras.]