M. A. Briand. Général Joffre. M. A. Sarraut.]

Un Christ brisé sur une tombe par un des projectiles qui ont atteint le cimetière de Reims.

Le Christ du calvaire de Drouville (Meurthe-et-Moselle) scié par les soldats allemands et jeté bas.

«GOTT MIT UNS»!... COMMENT ILS TRAITENT L'IMAGE DE CELUI QU'ILS

INVOQUENT

EN FRANCE.--Traces de leurs méfaits variés dans la salle

d'honneur de la citadelle d'Arras: ils ont souillé les drapeaux, sali le

buste de la République et couvert les tableaux noirs de dessins grossiers

et d'inscriptions.

EN BELGIQUE.--Comment ils se sont fait photographier dans

l'auditoire de la cour de cassation au Palais de Justice de Bruxelles.

_D'après «1914 illustré», revue hebdomadaire dont la publication à

Bruxelles a été autorisée._

LES INCONVENANCES DE LA SOLDATESQUE ALLEMANDE DANS LES MONUMENTS PUBLICS

DES VILLES OCCUPÉES

[Illustration: UNE HÉROÏQUE GALOPADE.--Section de mitrailleuses de

dragons allant prendre position, sous les éclatements des shrapnels.

_Dessin de GEORGES SCOTT._]

[Illustration:

_Dessin de LUCIEN JONAS._ L'INTRUS!]

_Loger sous son toit l'envahisseur, le soudard grossier et

ivrogne, toujours brutal même s'il n'est pas féroce, qui,

lorsqu'il est repu, se vautre, sans quitter ses lourdes

bottes, sans lâcher son mauser ni sa bouteille, sur le lit

familial,--c'est le martyre des femmes françaises dans les

départements envahis. Trop de foyers de notre pays et de la

malheureuse Belgique ont subi cette souillure... Nulle image ne

saurait, plus que la douloureuse et saisissante composition du

peintre Jonas, exalter la patriotique fureur de nos combattants

et les exciter à redoubler d'efforts pour libérer notre sol et

pour le garder désormais inviolable._

LA CHUTE D'ANVERS

_Dessins de R. Caton Woodville et de H. W. Koekkoek, d'après les

croquis de G. Lynch et de H. C. Seppings Wright._

[Illustration:

Un des combats qui ont précédé la chute d'Anvers: le fort de Bornhem (au

centre) bombardé par l'artillerie allemande de gros calibre.

Aux premiers plans, artillerie de campagne belge et infanterie dans les

tranchées, défendant l'intervalle entre le fort et l'Escaut.]

D'après des récits de témoins et des croquis, des artistes anglais ont

reconstitué des épisodes de la lutte ardente qui a précédé la chute

d'Anvers.

C'est, d'une part, la suprême résistance du fort de Bornhem. Ce fort

était du même type que tous ceux qui entouraient Anvers, pas très

impressionnant à voir, sans doute, anodin d'aspect en temps de paix, mais

redoutable dans le combat alors que ses tourelles cuirassées échangeaient

leurs lourds obus avec les gros canons de siège allemands. Les lignes de

tranchées se développaient tout autour, sous la protection de

l'artillerie de campagne, dissimulée selon un artifice courant, sous des

branchages qui rendent chaque pièce pareille à un gros buisson.

Malheureusement, ces défenses ne pouvaient absolument pas préserver

Anvers d'un sort fatal. Sa dernière nuit héroïque fut d'une sinistre

beauté. Toutes les puissances destructrices semblaient liguées contre la

cité illustre des Rubens, des Van Dyck, des Plautus, et le fameux siège

de 1832 apparaît, auprès de ces horreurs, comme un simulacre, un tableau

des grandes manœuvres. A l'horizon, la lueur rouge de l'incendie des

réservoirs de pétrole, auxquels les Belges avaient mis le feu. Au ciel

ardent, les mouvants faisceaux de lumière pâle des projecteurs

électriques. Dans l'Escaut, de hautes colonnes d'eau soulevées par la

chute des obus. Et, dominant ce spectacle de dévastation, la svelte tour

de Notre-Dame, dressée comme un hautain défi aux pires sauvageries qu'ait

vues l'histoire...

Notre dernière gravure représente le duel d'artillerie qui précéda la

reprise de Malines par les Allemands, avec un épisode assez curieux: la

destruction, par un obus belge, de l'un des deux ballons d'où les

Allemands observaient et dirigeaient le combat, et qu'on voit, à gauche,

retourné comme un gros hanneton qui se serait brûlé les ailes sur la

lampe.

[Illustration: Mortiers belges (à gauche) répondant, par-dessus la ville

de Malines, au tir de la grosse artillerie allemande.

Au loin, à gauche, ballons captifs allemands: au premier plan,

ambulancière de la Croix-Rouge relevant les blessés pour les emmener en

automobiles.]

Aux premiers plan, artillerie de campagne belge et infanterie dans les

tranchées, défendant l'intervalle entre le fort et l'Escaut.]

[Illustration:

La nuit terrible d'Anvers, sous les obus et dans les flammes de

l'incendie.]

L'Illustration, No. 3739, 31 Octobre 1914 · 第 13 / 27 题