C'est au milieu de toutes ces splendeurs et de tous ces souvenirs que

pendant quatre hivers s'écoula mon existence. La vie moderne des

habitants d'Abydos n'était pas faite pour me déplacer, si peu que ce

soit, du milieu dont je me suis fait une habitude. Chaque jour, à

chaque instant, mes regards étaient attirés par des scènes antiques

dont la génération présente a conservé tout le parfum. Ce parfum n'est

pas toujours sans quelque odeur désagréable, mais il devait en être de

même autrefois.

Les villages qui s'élèvent actuellement sur l'ancien site de la cité

d'Osiris sont toujours divisés en deux camps: celui des violents, à

côté de celui des pacifiques. Set a même plus de sectateurs que le

Dieu Bon, Osiris. Les violents sont solidement organisés sous des

chefs aussi rusés qu'hypocrites. Il existait pendant mon séjour en

Abydos une bande de malfaiteurs qui agissaient sous une direction que

tout le monde connaissait, qui ravageaient le pays à dix lieues à la

ronde et avec lesquels l'autorité locale usa de composition, charmée

d'en être quitte à peu de frais, moyennant lesquels elle avait sa

part de tout le butin que produisaient les expéditions nocturnes et

violentes. Si, dans les environs, les membres de cette honnête

confrérie entendaient parler d'un homme qui, par son habile négoce ou

ses économies invétérées, avait réussi à posséder quelque argent, à le

cacher aussi bien que possible--et les espions de la bande en étaient

vite informés,--grâce à la complicité d'une lune silencieuse, soixante

ou quatre-vingts hommes, armés de bons fusils perfectionnés, se

rendaient sur les lieux, entouraient les maisons, terrifiaient le

voisinage par leurs menaces, entraient sans en demander la permission

et s'emparaient du trésor convoité, comme si c'eût été la chose la

plus simple et la plus juste du monde. Pendant mon troisième séjour,

cette bande horrible dévalisa une maison dans un village situé au nord

d'Abydos, en menaçant le fils aîné de la famille de le couper en

morceaux, s'il n'indiquait pas où était le petit pécule amassé par son

père; ce fils tenait plus à sa vie qu'à l'argent, et cela est fort

compréhensible: il indiqua aux malfaiteurs d'Abydos ce qu'ils

cherchaient, et ceux-ci se retirèrent comme si de rien n'était. Ils

s'en allèrent alors au sud exercer leurs ravages, et là, comme l'homme

à l'argent duquel ils en voulaient était parvenu à s'échapper, ils le

tuèrent le jour suivant. Ces deux expéditions avaient eu lieu en

l'espace de quinze jours. L'autorité locale, je veux dire le

Gouverneur de la province, s'émut de ces deux événements qui avaient

fait quelque bruit, et il prescrivit une enquête accompagnée d'une

visite domiciliaire. Le parquet de la province se mit en mouvement, il

écrivit au chef de la police du district, celui-ci en écrivit de même

au magistrat local d'Abydos, et ce digne homme n'eut rien de plus

pressé que d'avertir les malfaiteurs d'avoir à déménager tout ce qui

pourrait parler contre eux. Le lendemain, la police arriva, et les

voleurs, les assassins lui prodiguèrent les dénégations les plus

complètes et les plus musulmanes, riant par derrière de la déconvenue

des officiers du Gouvernement.

[Illustration: Vue générale du temple de Séti Ier, prise de

l'entrée.--D'après une photographie.]

À côté de ces sectateurs de Set, il y a les sectateurs d'Osiris dont

les premiers se moquent toujours autant que jadis. Ces pacifiques

fournirent la plus grande partie des ouvriers employés aux travaux que

je dirigeais, mais sur eux-mêmes la doctrine de l'adversaire d'Osiris

a déteint: ils n'ont qu'un médiocre respect pour la propriété

d'autrui. Ils me témoignaient un grand respect, reconnaissants

peut-être de ce que je leur faisais gagner quelque chose de cet

argent, qui est le seul dieu qu'ils honorent vraiment. À mesure que le

travail le réclamait, ils me faisaient assister à quelqu'une des

représentations gravées sur les parois des tombeaux, si bien que je

pouvais m'imaginer que la déesse Isis, la grande enchanteresse, avait

toujours le pouvoir que lui reconnaissaient les hommes du temps passé.

Les chants qu'ils redisent au milieu du sable et de la poussière, sans

presque jamais s'arrêter, sont sans doute ces airs que le dieu Osiris

apprit à leurs ancêtres et que ceux-ci leur ont livrés à mesure que

les générations se sont succédé sur la terre: la simplicité des airs

qui ne se composent guère que de trois ou quatre notes, mais qui sont

d'un rythme très précis et très accentué, suffirait à elle seule pour

le prouver. Si je rentrais à ma maison, le soir, après leur journée

finie, ils m'accompagnaient en chantant, et pour peu que mon

imagination se mit de la partie je pouvais me figurer faire une entrée

triomphale, sur ma modeste monture, en ma bonne ville d'Abydos. Si les

travaux avaient mis au jour quelque gros monument, ils l'amenaient en

ma maison, tirant à soixante, à cent hommes sur les cordes d'un

traîneau qui est toujours le même depuis les plus anciens temps,

rythmant leurs pas sur leurs airs antiques, contents et joyeux de

leur sort qui n'est cependant que misérable. Dans la journée leur

travail me montrait toujours les mêmes surveillants, distribuant les

mêmes coups avec les mêmes fouets, que je l'ai vu sur les bas-reliefs

funéraires.

Malgré tous ces enchantements, la terre noire d'Égypte a un grand

défaut, c'est de nourrir les habitants qui l'occupent et la

travaillent, aussi peu qu'il lui est possible; mais si la solitude y

pouvait être complète, je n'irais pas chercher ailleurs un paradis

plus agréable.... La Nature y est prodigue de tous les biens. Le

spectacle qu'elle m'offrait est l'un des plus doux que l'homme puisse

contempler, et, quand le soleil avait disparu derrière la montagne,

dans cette fente d'Abydos dont parlent les textes égyptiens, le calme

qui envahissait la douce campagne était un baume divin pour les

blessures de la journée. On eût aimé à éterniser ici la vie. Et quand

la nuit succédait au jour, que les étoiles, une à une, se montraient

au ciel, la profondeur de l'atmosphère était si transparente, si

lointaine, qu'on peut parfaitement comprendre que les premiers hommes

qui ont habité la vallée du Nil aient pu les prendre pour des lampes

suspendues à la voûte des cieux, car elles se détachent avec tant de

relief dans le firmament qu'il semble en effet qu'elles aient besoin

d'être suspendues par un fil quelconque. C'est alors qu'on se prend à

rêver à toutes choses, à soi-même, aux autres, à tout ce qui a pu

plaire dans la vie des hommes et des choses; qu'on dépasse les limites

de l'existence et du monde, pour se perdre dans une vie merveilleuse,

presque inconnue, au milieu de mondes fantastiques. Il n'est besoin

pour cela que de prononcer les mots enchanteurs que savent tous les

rêveurs: «Portes d'or des célestes imaginations, ouvrez-vous!» Et

elles s'ouvrent, l'on pénètre dans ces mondes enchantés, l'on y vit

comme l'on souhaiterait de vivre, l'on oublie les maux de la vie

présente, l'on se crée des plaisirs inouïs qui sont d'autant meilleurs

et délicieux qu'on est seul à les partager. Chaque soir, de la table

solitaire où je réparais mes forces épuisées, une étoile, toujours la

même, passait au zénith d'un petit oeil-de-boeuf percé dans le mur de

briques et destiné à faire entrer la fraîcheur et les oiseaux: je

l'aperçois encore quand elle entre dans le champ de la petite fenêtre,

je la suis pendant tout le temps qu'elle met à parcourir le petit

espace par lequel elle m'apparaît, je lui conte mes désirs et mes

regrets, mes aspirations et mes déboires, je la prends pour

confidente, et c'est, hélas! le seul être que je pouvais prendre pour

confident de mes pensées; et quand elle disparaissait je demeurais

réellement seul, n'ayant plus à qui parler. La solitude m'environnait

alors de toutes parts. La nuit avait tout envahi, la terre et ma

pensée. Je cherchais alors dans le sommeil l'oubli de toutes les

choses de la terre, heureux si les portes d'or des célestes

imaginations me restaient encore entr'ouvertes pendant mon sommeil. Et

le lendemain les chants des oiseaux, les aboiements des chiens, le

va-et-vient des hommes qui se levaient, qui causaient d'abord à voix

basse, puis à haute voix, tous les bruits de la Nature m'avertissaient

que l'heure du labeur avait sonné, me rappelaient que les soucis de la

journée m'attendaient. Et, d'un pas alerte, rajeuni par la nuit, je

m'acheminais vers ma tâche quotidienne, bravant le froid de l'hiver,

la chaleur de ce jour à mesure qu'il s'élevait, énamouré de la

recherche des antiquités: ma tâche m'avait repris tout entier.

E. AMÉLINEAU.

[Illustration: Procession des victimes amenées au sacrifice (temple de

Ramsès II).--D'après une photographie.]

Droits de traduction et de reproduction réservés.

* * * * *

TABLE DES GRAVURES ET CARTES

L'ÉTÉ AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_

En «rickshaw» sur la route du mont Abou.

(D'après une photographie.) 1

L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1

Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.

(D'après une photographie.) 2

Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,

d'après une photographie.) 3

Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du

Djhilam. (D'après une photographie.) 4

«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais

de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5

Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une

photographie.) 6

Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.

(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7

L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de

Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du

Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7

Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8

Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,

à Delhi.) 9

Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10

La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11

Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12

«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne

et Shepherd, à Calcutta.) 13

Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de

Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13

Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un

vieux platane. (D'après une photographie.) 14

Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de

peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15

Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une

photographie.) 16

Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,

le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17

Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18

Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19

Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.

(D'après une photographie.) 20

Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à

Delhi.) 21

Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une

photographie.) 22

Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un

musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23

Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24

Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.

(D'après une photographie.) 25

Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,

à Houtamourou, près de Bhavan. 25

Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26

Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27

Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une

photographie.) 28

Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29

Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une

photographie.) 30

Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après

une photographie.) 31

Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31

Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au

déblaiement. (D'après une photographie.) 32

Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.

(D'après des photographies.) 33

Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une

photographie.) 34

La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et

Shepherd, à Calcutta.) 35

Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.

(D'après une photographie.) 36

Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à

Calcutta.) 37

Palanquin et porteurs. 37

Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche

miraculeuse. (D'après une photographie.) 38

Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar

au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 39

Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une

photographie.) 40

Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du

Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41

Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et

Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42

Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une

photographie.) 44

Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45

Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46

Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des

brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une

photographie.) 47

Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48

Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,

à Calcutta.) 49

Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49

Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.

(D'après une photographie.) 50

Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu

Kissen, à Delhi.) 51

Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.

(D'après une photographie.) 52

Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur

«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53

Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54

«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie

par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55

La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après

une photographie.) 56

Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 57

Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58

La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 59

Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60

SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Médecin-major des troupes coloniales_.

La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force

pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61

Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.

(D'après une photographie.) 61

«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de

Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62

À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63

Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.

(D'après une photographie.) 64

Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une

douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile

de palme. (D'après une photographie.) 65

Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.

(D'après une photographie.) 66

Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.

(D'après une photographie.) 67

La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une

photographie.) 68

Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69

La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70

Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les

indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,

d'après une photographie.) 71

La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72

Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une

photographie.) 73

Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une

photographie.) 73

Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74

La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une

photographie.) 75

Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de

cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76

Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.

(D'après une photographie.) 77

Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78

Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79

Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.

(D'après une photographie.) 80

Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes

et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81

Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après

une photographie.) 82

La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83

Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84

Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une

photographie.) 85

Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85

La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une

photographie.) 86

Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87

Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88

Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et

farniente Attié. (D'après une photographie.) 89

Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90

La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes

qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91

Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92

Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93

Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une

photographie.) 94

Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.

(D'après une photographie.) 95

Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une

photographie.) 96

L'ÎLE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_

L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et

violâtre. 97

Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une

blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97

Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98

Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,

trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99

Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon

pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100

Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101

La «teste» de Napoléon (page 100). 102

Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades

scintillantes de clarté (page 99). 103

Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu

sombre leur profil anguleux (page 99). 103

La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon

à Porto-Ferraio (page 101). 104

Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini

(page 102). 105

La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106

La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la

dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,

d'après le tableau de Gérard. 107

La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses

volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire

l'empereur (page 101). 107

Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du

soleil. 108

Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte

Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109

Un enfant elbois. 109

Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110

Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et

ses embarcations tirées sur la grève. 111

Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte

Giove. 112

... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées

(page 111). 113

La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur

s'asseyait pour découvrir la Corse. 114

La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de

rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115

Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont

l'air de dominos empilés... (page 118). 115

J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116

Une des trois chambres de l'ermitage. 117

L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la

comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117

Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle

espagnole (page 117). 118

La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La

chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119

Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120

Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 121

Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande

orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122

La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de

pierre. 123

La chambre de Napoléon à San Martino. 123

La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 124

Une femme du village de Marciana Alta. 125

Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques

représentant Napoléon et Marie-Louise. 126

San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à

la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126

Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la

figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127

La salle égyptienne de San Martino est demeurée intacte avec ses

peintures murales et son bassin à sec. 127

Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napoléon

aux Mulini, dont on a fait le trône épiscopal de l'évêque

d'Ajaccio. 128

La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aïeule

portait à la cour des Mulini. 129

Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé en

souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de

Porto-Ferraio. 130

Le lit de Madame Mère, qu'elle s'était fait envoyer de Paris à

l'île d'Elbe. 130

Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,

chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains

osseuses. 131

L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la flottille

impériale, le 26 février 1815. 132

D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE

Par _M. VICTOR CHAPOT_

_membre de l'École française d'Athènes_.

Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du

Ksar-el-Benat (page 142). (D'après une photographie.) 133

Le canal de Séleucie est, par endroits, un tunnel (page 140). 133

Vers le coude de l'Euphrate: la pensée de relever les traces de

vie antique a dicté l'itinéraire. 134

L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que

l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137). 135

Les rues d'Antioche sont étroites et tortueuses; parfois, au

milieu, se creuse en fossé. (D'après une photographie.) 136

Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'après une

photographie.) 137

Les crêtes des collines sont couronnées de chapelles ruinées

(page 142). 138

Alep est une ville militaire. (D'après une photographie.) 139

La citadelle d'Alep se détache des quartiers qui l'avoisinent

(page 143). (D'après une photographie.) 139

Les parois du canal de Séleucie s'élèvent jusqu'à 40 mètres.

(D'après une photographie.) 140

Les tombeaux de Séleucie s'étageaient sur le Kasios. (D'après

une photographie.) 141

À Alep une seule mosquée peut presque passer pour une oeuvre

d'art. (D'après une photographie.) 142

Tout alentour d'Alep la campagne est déserte. (D'après une

photographie.) 143

Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifié. 144

Balkis éveille, de loin et de haut, l'idée d'une taupinière

(page 147). (D'après une photographie.) 145

Stèle Hittite. L'artiste n'a exécuté qu'un premier ravalement

(page 148). 145

Église arménienne de Nisib; le plan en est masqué au dehors.

(D'après une photographie.) 146

Le Tour du Monde; Abydos Journal des voyages et des voyageurs; 2e Sem. 1905 · 第 2 / 5 段