s’en échapper par l’expiration, la transpiration, etc., appartenir à
l’atmosphère pendant un temps plus ou moins long, puis être incorporée
dans un autre organisme, plante, animal ou homme. Les molécules
qui constituent actuellement votre corps n’étaient pas toutes hier
intégrées à votre personne, et aucune n’y était il y a quelques mois.
Où étaient-elles?--Soit dans l’air, soit dans un autre corps. Toutes
les molécules qui forment maintenant vos tissus organiques, vos
poumons, vos yeux, votre cerveau, vos jambes, etc., ont déjà servi
à former d’autres tissus organiques.... Nous sommes tous des morts
ressuscités, fabriqués de la poussière de nos ancêtres. Si tous les
hommes qui ont vécu jusqu’à cette époque ressuscitaient, il y en aurait
cinq par pied carré sur toute la surface des continents, et obligés
pour se tenir de monter sur les épaules des uns des autres; mais ils ne
pourraient ressusciter tous intégralement, car bien des molécules ont
successivement servi à plusieurs corps. De même, nos organes actuels,
divisés un jour en leurs dernières particules, se trouveront incorporés
dans nos successeurs.
«Chaque molécule d’air passe donc éternellement de vie en vie et
s’en échappe de mort en mort: tour à tour vent, flot, terre, animal
ou fleur, elle est successivement incorporée à la substance des
innombrables organismes. Source inépuisable où tout ce qui vit prend
son haleine, l’air est encore un réservoir immense où tout ce qui meurt
verse son dernier souffle: sous son absorption, végétaux et animaux,
organismes divers naissent, puis dépérissent. La vie et la mort sont
également dans l’air que nous respirons et se succèdent perpétuellement
l’une à l’autre par l’échange des molécules gazeuses; la molécule
d’oxygène qui s’exhale de ce vieux chêne va s’envoler aux poumons de
l’enfant au berceau; les derniers soupirs d’un mourant vont tisser
la brillante corolle de la fleur ou se répandre comme un sourire sur
la verdoyante prairie; et ainsi, par un enchaînement infini de morts
partielles, l’atmosphère alimente incessamment la vie universelle
déployée à la surface du monde.
«Et si vous imaginiez encore quelque objection, j’irais plus loin et
j’ajouterais que nos vêtements eux-mêmes sont, aussi bien que nos
corps, composés de substances qui, primitivement, ont toutes été
gazeuses. Prenez ce fil, tirez-le, quelle résistance! Que de tissus, de
batiste, de soie, de toile, de coton, de laine, l’industrie a formés à
l’aide de ces trames et de ces chaînes! Pourtant, qu’est-ce que ce fil
de lin, de chanvre ou de coton? des globules d’air juxtaposés et qui
ne se tiennent que par leur force moléculaire. Qu’est-ce que ce fil de
soie ou de laine? une autre juxtaposition de molécules. Convenez-en
donc, nos vêtements eux-mêmes, c’est encore de l’air, du gaz, des
substances puisées en principe dans l’atmosphère, oxygène, azote,
carbone, vapeur d’eau, etc.»
--Je vois avec bonheur, reprit le peintre, que l’art n’est pas aussi
loin de la science qu’on le suppose dans certaines sphères. Si votre
théorie est, pour vous, purement scientifique, pour moi c’est de
l’art, et du meilleur. Et puis, d’ailleurs, est-ce que dans la nature
toutes ces distinctions existent? Non: il n’y a dans la nature ni art,
ni science, ni sculpture, ni peinture, ni décoration, ni musique, ni
physique, ni chimie, ni météorologie, ni astronomie, ni mécanique.
Voyez ce ciel, cette mer, ces contreforts des Alpes, ces nuages roses
du soir, ces perspectives lumineuses vers l’Italie: tout cela est un.
Tout est un. Et puisque la physique moléculaire nous démontre qu’il
n’y a plus de corps, que dans une barre d’acier ou de platine même les
atomes ne se touchent pas, au moins que les âmes nous restent: personne
n’y perdra.
--Oui, c’est un fait contre lequel aucun préjugé ne saurait prévaloir:
les êtres vivants sont des âmes vêtues d’air.... Je plains les mondes
dépourvus d’atmosphère.»
Nous étions revenus, après une longue promenade au bord de la mer, non
loin de notre point de départ, et nous passions devant le mur crénelé
d’une villa, nous dirigeant de Beaulieu vers le cap Ferrat, lorsque
deux dames fort élégantes nous croisèrent. C’étaient la duchesse de
V... et sa fille, que nous avions rencontrées le jeudi précédent au bal
de la Préfecture. Nous les saluâmes, puis disparûmes sous les oliviers.
Inconsciente fille d’Ève, la jeune fille se retourna vers nous, et il
me sembla qu’une rougeur subite avait empourpré son visage; c’était
sans doute le reflet des rayons du soleil couchant.
«Vous croyez peut-être, fit l’artiste en se retournant aussi, avoir
diminué mon admiration pour la beauté? Eh bien! je l’apprécie mieux
encore, je salue en elle l’harmonie, et, vous l’avouerai-je? le corps
humain, considéré ainsi comme la manifestation sensible d’une âme
directrice, me paraît acquérir par là plus de noblesse, plus de beauté
et plus de lumière.»
[Illustration]
[Illustration]
VI
AD VERITATEM PER SCIENTIAM
Je travaillais, dans ma bibliothèque, à une étude sur les conditions
de la vie à la surface des mondes gouvernés et illuminés par plusieurs
soleils de grandeurs différentes, lorsqu’en levant les yeux vers
la cheminée je fus frappé de l’expression, je dirais presque de
l’animation, du visage de ma chère Uranie. C’était la même expression
gracieuse et vivante qui jadis--oh! que la Terre tourne vite et qu’un
quart de siècle dure peu!--qui jadis--et il me semble que c’était
hier!--qui jadis, en ces jours d’adolescence si rapidement envolés,
avait séduit ma pensée et enflammé mon cœur. Je ne pus me défendre
de la regarder encore et d’y reposer mes yeux. Vraiment, elle était
toujours aussi belle, et mes impressions n’avaient pas changé. Elle
m’attirait, comme la lumière attire l’insecte. Je me levai de ma table
pour m’approcher d’elle et revoir ce singulier effet de l’illumination
du jour sur sa changeante physionomie, et je me surpris debout devant
elle, oublieux de mon travail.
Son regard semblait flotter au loin, mais pourtant il s’animait,
il se fixait. Sur quoi? Sur qui? J’eus l’impression intime qu’elle
voyait vraiment, et suivant la direction de ce regard fixe, immobile,
solennel, quoique non sévère, mes yeux rencontrèrent le portrait de
Spero, suspendu là, entre deux bibliothèques.
En vérité, Uranie le regardait fixement!
Tout d’un coup, le portrait se détacha du mur et tomba en brisant son
cadre.
Je me précipitai. Le portrait gisait sur le tapis, et la douce
figure de Spero était tournée vers moi. En le relevant, je trouvai
un grand papier jauni, qui occupait toute l’étendue du tableau, et
qui était écrit, des deux côtés, de l’écriture de Spero. Comment
n’avais-je jamais remarqué ce papier? Il est vrai qu’il avait pu
rester caché sous la garniture de l’encadrement, dissimulé sous le
carton protecteur. En effet, lorsque je rapportai cette aquarelle de
Christiania, je n’eus point la pensée d’en examiner l’agencement.
Mais qui donc avait eu l’idée bizarre de placer ainsi cette feuille?
Ce n’est pas sans une vive stupéfaction que je reconnus l’écriture de
mon ami et que je parcourus ces deux pages. Selon toute apparence,
elles avaient été écrites le dernier jour de la vie terrestre du jeune
penseur, le jour de son ascension vers l’aurore boréale, et sans doute,
le père d’Icléa avait-il voulu conserver plus sûrement ces dernières et
suprêmes pensées en les encadrant avec le portrait de Spero. Il avait
oublié de m’en parler lorsqu’il m’offrit ensuite comme souvenir cette
image si chère, lors de mon pèlerinage à la tombe des deux amants.
Quoi qu’il en soit, tout en plaçant avec précaution l’aquarelle sur ma
table, j’éprouvai la plus vive émotion en reconnaissant chaque détail
de cette figure aimée: c’étaient bien ces yeux si doux et si profonds,
toujours énigmatiques, ce front vaste, si calme en apparence, cette
bouche fine et d’une sensualité réservée, cette coloration claire du
visage, du cou et des mains; ses regards me suivaient, de quelque côté
fût tourné le portrait, et ils se dirigeaient aussi vers Uranie, et
ils étaient dirigés en même temps vers toutes les directions. Étrange
idée de l’artiste! Je ne pus m’empêcher alors de penser aux yeux de
la déesse, qui m’avaient paru caresser douloureusement l’image de son
jeune adorateur. Comme le crépuscule vient assombrir un jour serein,
une tristesse divine s’épandait sur le noble visage.
Mais je songeai au feuillet mystérieux. Il était écrit d’une écriture
nette, précise, sans aucune rature. Je le transcris ici tel que je l’ai
trouvé et sans y modifier un mot, une virgule, car il semble être la
conclusion toute naturelle des récits qui font l’objet de cet ouvrage.
Le voici, textuellement.
Ceci est le testament scientifique d’un esprit qui, sur la Terre
même, a fait tous ses efforts pour rester dégagé du poids de la
matière et qui espère en être affranchi.
Je voudrais laisser, sous forme d’aphorismes, le résultat de mes
recherches. Il me semble qu’on ne peut arriver à la Vérité que
par l’étude de la nature, c’est-à-dire par la science. Voici
les inductions qui me paraissent fondées sur cette méthode
d’observation.
I
L’univers visible, tangible, pondérable, et en mouvement
incessant, est composé d’atomes invisibles, intangibles,
impondérables et inertes.
II
Pour constituer les corps et organiser les êtres, ces atomes sont
régis par des forces.
III
La Force est l’entité essentielle.
IV
La visibilité, la tangibilité, la solidité, la dureté, le poids,
sont des propriétés relatives, et non des réalités absolues.
V
L’infiniment petit:
Les expériences faites sur le laminage des feuilles d’or montrent
que dix mille de ces feuilles tiennent dans une épaisseur d’un
millimètre.--On est arrivé à diviser un millimètre, sur une lame
de verre, en mille parties égales, et il existe des infusoires
si petits que leur corps tout entier, placé entre deux de ces
divisions, ne les touche pas; les membres, les organes de
ces êtres sont composés de cellules, celles-ci de molécules,
celles-ci d’atomes.--Vingt centimètres cubes d’huile étendue sur
un lac arrivent à couvrir 4000 mètres carrés, de sorte que la
couche d’huile ainsi répandue ne mesure qu’un deux-cent-millième
de millimètre d’épaisseur.--L’analyse spectrale de la lumière
décèle la présence d’un millionième de milligramme de sodium
dans une flamme.--Les ondes de la lumière sont comprises entre
4 et 8 dix-millièmes de millimètre, du violet au rouge. Il faut
2300 ondes de lumière pour emplir un millimètre. Pendant la
durée d’une seconde, l’éther, qui transmet la lumière, exécute
sept cent mille milliards d’oscillations, dont chacune est
mathématiquement définie.--L’odorat perçoit 1/64 000 000 de
milligramme de mercaptan dans l’air respiré.--La dimension des
atomes doit être inférieure à un millionième de millimètre de
diamètre.
VI
L’atome, intangible, invisible, à peine concevable pour notre
esprit accoutumé aux jugements superficiels, constitue la seule
vraie matière, et ce que nous appelons matière n’est qu’un effet
produit sur nos sens par les mouvements des atomes, c’est-à-dire
une possibilité incessante de sensations.
Il en résulte que la matière, comme les manifestations de
l’énergie, n’est qu’un mode de mouvement. Si le mouvement
s’arrêtait, si la force pouvait être anéantie, si la température
des corps était réduite au zéro absolu, la matière telle que nous
la connaissons cesserait d’exister.
VII
L’univers visible est composé de corps invisibles. Ce que l’on
voit est fait de choses qui ne se voient pas.
Il n’y a qu’une seule sorte d’atomes primitifs; les molécules
constitutives des différents corps, fer, or, oxygène, hydrogène,
etc., ne diffèrent que par le nombre, le groupement et les
mouvements des atomes qui les composent.
VIII
Ce que nous appelons matière s’évanouit lorsque l’analyse
scientifique croit le saisir. Mais nous trouvons comme soutien de
l’univers et principe de toutes les formes, la force, l’élément
dynamique. Par ma volonté, je puis déranger la Lune dans son
cours.
Les mouvements de tout atome, sur notre Terre, sont la résultante
mathématique de toutes les ondulations éthérées qui lui arrivent,
avec le temps, des abîmes de l’espace infini.
IX
L’être humain a pour principe essentiel l’âme. Le corps est
apparent et transitoire.
X
Les atomes sont indestructibles.
L’énergie qui meut les atomes et régit l’univers est
indestructible.
L’âme humaine est indestructible.
XI
L’individualité de l’âme est récente dans l’histoire de la
Terre.--Notre planète a été nébuleuse, puis soleil, puis chaos:
alors aucun être terrestre n’existait. La vie a commencé par les
organismes les plus rudimentaires; elle a progressé de siècle
en siècle pour atteindre son état actuel, qui n’est pas le
dernier. L’intelligence, la raison, la conscience, ce que nous
appelons les facultés de l’âme, sont modernes. L’esprit s’est
graduellement dégagé de la matière; comme--si la comparaison
n’était pas grossière--le gaz se dégage de la houille, le parfum
de la fleur, la flamme du foyer.
XII
La force psychique commence à s’affirmer, depuis trente ou
quarante siècles, dans les sphères supérieures de l’humanité
terrestre; son action n’est qu’à son aurore.
Les âmes, conscientes de leur individualité ou encore
inconscientes, sont, par leur nature même, en dehors des
conditions d’espace et de temps. Après la mort des corps comme
pendant la vie, elles n’occupent aucune place. Quelques-unes vont
peut-être habiter d’autres mondes.
N’ont conscience de leur existence extra-corporelle et de leur
immortalité que celles qui sont dégagées des liens matériels.
XIII
La Terre n’est qu’une province de la patrie éternelle; elle fait
partie du Ciel; _le Ciel est infini_; tous les mondes font partie
du Ciel.
XIV
Les systèmes planétaires et sidéraux qui constituent l’univers
sont à des degrés divers d’organisation et d’avancement.
L’étendue de leur diversité est infinie; les êtres sont partout
en rapport avec les mondes.
XV
Tous les mondes ne sont pas actuellement habités. L’époque
actuelle n’a pas une importance plus grande que celles qui l’ont
précédée et celles qui la suivront. Tels mondes ont été habités
dans le passé, il y a des milliards de siècles; tels autres le
seront dans l’avenir, dans des milliards de siècles. Un jour il
ne restera rien de la Terre, et ses ruines mêmes seront ruinées.
XVI
La vie terrestre n’est pas le type des autres vies. Une
diversité illimitée règne dans l’univers. Il est des séjours
où la pesanteur est intense, où la lumière est inconnue, où le
toucher, l’odorat et l’ouïe sont les seuls sens, où le nerf
optique ne s’étant pas formé, tous les êtres sont aveugles. Il en
est d’autres où la pesanteur est à peine sensible, où les êtres
sont si légers et si ténus qu’ils seraient invisibles pour des
yeux terrestres, où des sens d’une délicatesse exquise révèlent
à des esprits privilégiés des sensations interdites à l’humanité
terrestre.
XVII
L’espace qui existe entre les mondes répandus dans l’immense
univers ne les isole pas les uns des autres. Ils sont tous
en communication perpétuelle les uns avec les autres par
l’attraction, qui s’exerce instantanément à travers toutes les
distances et qui établit un lien indissoluble entre tous les
mondes.
XVIII
L’Univers forme une seule unité.
XIX
Le système du monde physique est la base matérielle, l’habitat du
système du monde moral ou spirituel. L’astronomie doit donc être
la base de toute croyance philosophique et religieuse.
Tout être pensant porte en soi le sentiment, mais l’incertitude
de l’immortalité. C’est parce que nous sommes les rouages
microscopiques d’un mécanisme inconnu.
XX
L’homme fait lui-même sa destinée. Il s’élève ou il tombe suivant
ses œuvres. Les êtres attachés aux intérêts matériels, les
avares, les ambitieux, les hypocrites, les menteurs, les fils de
Tartufe, demeurent, comme les pervers, dans les zones inférieures.
Mais une loi primordiale et absolue régit la Création: la loi du
Progrès. Tout s’élève dans l’infini. Les fautes sont des chutes.
XXI
Dans l’ascension des âmes, les qualités morales n’ont pas
moins de valeur que les qualités intellectuelles. La bonté,
le dévouement, l’abnégation, le sacrifice épurent l’âme et
l’élèvent, comme l’étude et la science.
XXII
La création universelle est une immense harmonie dont la Terre
n’est qu’un fragment insignifiant, assez lourd et incompris.
XXIII
La nature est un perpétuel devenir. _Le Progrès est la loi._ La
progression est éternelle.
XXIV
L’éternité d’une âme ne serait pas suffisante pour visiter
l’infini et tout connaître.
XXV
La destinée de l’âme est de se dégager de plus en plus du monde
matériel, et d’appartenir définitivement à _la vie uranique_
supérieure, d’où elle domine la matière et ne souffre plus. La
fin suprême des êtres est l’approche perpétuelle de la perfection
absolue et du bonheur divin.
Tel était le testament scientifique et philosophique de Spero. Ne
semble-t-il pas avoir été dicté par Uranie elle-même?
Les neuf Muses de l’antique mythologie étaient sœurs. Les conceptions
scientifiques modernes tendent à leur tour à l’unité. L’astronomie
ou la connaissance du monde, et la psychologie ou la connaissance de
l’être, s’unissent aujourd’hui pour établir la seule base sur laquelle
puisse être édifiée la philosophie définitive.
* * *
P. S.--Les épisodes qui précèdent, les recherches et les réflexions qui
les accompagnent, se trouvent réunis ici dans une sorte d’_Essai_ dont
le but est d’apporter quelques jalons à la solution du plus grand des
problèmes qui puissent intéresser l’esprit humain. C’est à ce titre que
le présent ouvrage s’offre à l’attention de ceux qui, quelquefois au
moins «au milieu du chemin de la vie» dont parle Dante, s’arrêtent, se
demandent où ils sont et ce qu’ils sont, cherchent, pensent et rêvent.
[Illustration]
TABLE DES MATIERES
PREMIÈRE PARTIE
LA MUSE DU CIEL
I. Rêve d’Adolescence. 1
II. La Muse du Ciel. Voyage parmi les Univers et les
Mondes. Les humanités inconnues. 9
III. Variété infinie des êtres. Les métamorphoses. 25
IV. L’Infini et l’Éternité. Le Temps, l’Espace et la Vie.
Les horizons célestes. 33
V. La lumière du passé. Les révélations de la Muse. 45
DEUXIÈME PARTIE
GEORGES SPERO
I. La Vie. La Recherche. L’Étude. 57
II. L’Apparition. Voyage en Norvège. L’Anthélie. Une
rencontre dans le ciel. 71
III. To be or not to be. Qu’est-ce que l’être humain? La
Nature, l’Univers. 85
IV. Amor. Icléa. L’attraction. 105
V. L’Aurore boréale. Ascension aérostatique. En plein ciel.
Catastrophe. 123
VI. Le Progrès éternel. Séance magnétique. 133
TROISIÈME PARTIE
CIEL ET TERRE
I. Télépathie. L’Inconnu d’hier. Le «Scientifique». Les
apparitions. Phénomènes inexpliqués. Les facultés
psychiques. L’âme et le cerveau. 141
II. Iter extaticum cœleste. 187
III. La planète Mars. Apparition de Spero. Les communications
psychiques. Les habitants de Mars. 205
IV. Le point fixe dans l’univers. Le dynamisme. 233
V. Ame vêtue d’air. 255
VI. Ad Veritatem per scientiam. Le Testament scientifique
de Spero. 275
[Illustration]
Paris.--Imp. Lahure, rue de Fleurus, 9.
[Illustration]