[Résumé]
Robert Beard, professeur de langues à l'Université Bucknell
(États-Unis), crée d'abord en 1995 le site «A Web of Online
Dictionaries» (800 liens en septembre 1998), qui est un répertoire
de dictionnaires en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent
d'autres sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires
anglophones spécialisés, thesaurus, vocabulaires, grammaires,
glossaires et méthodes de langues. Une section appelée Linguistic
Fun propose des outils linguistiques pour non spécialistes. Robert
Beard cofonde ensuite le portail yourDictionary.com en y intégrant
son site précédent, avec mise en ligne en février 2000. Le portail
répertorie 1.800 dictionnaires dans 250 langues en septembre 2003,
et 2.500 dictionnaires dans 300 langues en avril 2007. Soucieux de
servir toutes les langues sans exception, le portail propose aussi
l'Endangered Language Repository, une section spécifique consacrée
aux langues menacées.
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Professeur de langues à la Bucknell University (États-Unis),
Robert Beard cofonde en février 2000 le portail yourDictionary.com,
un portail pour toutes les langues sans exception qui intègre son
premier site, «A Web of Online Dictionaries», créé en 1995.
«A Web of Online Dictionaries» est un répertoire de dictionnaires
en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent d'autres
sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires anglophones
spécialisés, thesaurus, vocabulaires, grammaires, glossaires et
méthodes de langues, sans oublier une section proposant des outils
linguistiques pour non spécialistes, sous le nom de Linguistic Fun.
Robert Beard écrit en septembre 1998: «On a d'abord craint que le
web représente un danger pour le multilinguisme, étant donné que
le langage HTML et d'autres langages de programmation sont basés
sur l'anglais et qu'on trouve tout simplement plus de sites web en
anglais que dans toute autre langue. Cependant, le site web que je
gère montre que le multilinguisme est très présent et que le web
peut en fait permettre de préserver des langues menacées de
disparition. Je propose maintenant des liens vers des
dictionnaires dans 150 langues différentes et des grammaires dans
65 langues différentes. De plus, comme les concepteurs de
logiciels de navigation manifestent une attention nouvelle pour la
diversité des langues dans le monde, ceci va encourager la
présence de davantage encore de sites web dans différentes
langues.»
Cinq ans après le lancement de son premier site, Robert Beard
cofonde le portail yourDictionary.com, qui intègre son site
précédent, avec mise en ligne du portail en février 2000. Il
explique en janvier 2000 : «Nos nouvelles idées sont nombreuses.
Nous projetons de travailler avec l'Endangered Language Fund aux
États-Unis et en Grande-Bretagne pour rassembler des fonds pour
cette fondation et nous publierons les résultats sur notre site.
Nous aurons des groupes de discussion et des bulletins
d'information sur les langues. Il y aura des jeux de langue
destinés à se distraire et à apprendre les bases de la
linguistique. La page Linguistic Fun deviendra un journal en ligne
avec des extraits courts, intéressants et même amusants dans
différentes langues, choisis par des experts du monde entier.»
Soucieux de servir toutes les langues sans exception, le portail
propose l'Endangered Language Repository, une section spécifique
consacrée aux langues menacées. «Les langues menacées sont
essentiellement des langues non écrites, explique Robert Beard à
la même date. Un tiers seulement des quelque 6.000 langues
existant dans le monde sont à la fois écrites et parlées. Je ne
pense pourtant pas que le web va contribuer à la perte de
l’identité des langues et j’ai même le sentiment que, à long terme,
il va renforcer cette identité. Par exemple, de plus en plus
d’Indiens d’Amérique contactent des linguistes pour leur demander
d’écrire la grammaire de leur langue et de les aider à élaborer
des dictionnaires. Pour eux, le web est un instrument à la fois
accessible et très précieux d’expression culturelle.»
En septembre 2003, yourDictionary.com répertorie 1.800
dictionnaires dans 250 langues, ainsi que d’autres outils
linguistiques: vocabulaires, grammaires, glossaires, méthodes de
langues, etc. En avril 2007, 2.500 dictionnaires et grammaires
sont disponibles dans 300 langues.
Robert Beard écrivait de manière prémonitoire dès septembre 1998:
«Le web sera une encyclopédie du monde faite par le monde pour le
monde. Il n'y aura plus d'informations ni de connaissances utiles
qui ne soient pas disponibles, si bien que l'obstacle principal à
la compréhension internationale et interpersonnelle et au
développement personnel et institutionnel sera levé. Il faudrait
une imagination plus débordante que la mienne pour prédire l'effet
de ce développement sur l'humanité.»