[Résumé]
En décembre 1997, la société de traduction Logos, basée à Modène,
en Italie, avec des services en 35 langues, décide de mettre ses
outils professionnels en accès libre sur le web pour en faire
bénéficier la communauté internet. Le Logos Dictionary est un
dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entrées (en septembre
1998). La Wordtheque est une base de données multilingue de 328
millions de termes, constituée à partir de milliers de traductions,
notamment des romans et des documents techniques, avec une
recherche possible par langue, par mot, par auteur ou par titre.
Linguistic Resources offre un point d'accès unique à 553
glossaires. L'Universal Conjugator propose des tableaux de
conjugaison dans 17 langues. Dix ans plus tard, en 2007, la
Wordtheque (devenue la Logos Library) comprend 710 millions de
termes, Linguistic Resources (qui n’a pas changé de nom) offre un
point d’accès unique à 1.215 glossaires et Conjugation of Verbs
(devenu l’Universal Conjugator) propose des tableaux de
conjugaison dans 36 langues.
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Fin 1997, la société de traduction Logos décide de mettre ses
outils professionnels en accès libre sur le web pour en faire
bénéficier la communauté internet.
Fondé en 1979 par Rodrigo Vergara à Modène (Italie), Logos propose
des services de traduction dans 35 langues en 1997, avec 300
traducteurs travaillant sur place et un réseau mondial de 2.500
traducteurs travaillant en free-lance. La moyenne de production
est de 200 textes par jour.
Le principal outil professionnel en accès libre est le Logos
Dictionary, un dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entrées
(en septembre 1998). La Wordtheque est une base de données
multilingue de 328 millions de termes, constituée à partir de
milliers de traductions, notamment des traductions de romans et de
documents techniques, avec une recherche possible par langue, mot,
auteur ou titre. Linguistic Resources offre un point d'accès
unique à 553 glossaires. L'Universal Conjugator propose des
tableaux de conjugaison dans 17 langues.
Interviewé par Annie Kahn dans «Les mots pour le dire», un article
du quotidien Le Monde daté du 7 décembre 1997, Rodrigo Vergara
relate: «Nous voulions que nos traducteurs aient tous accès aux
mêmes outils de traduction. Nous les avons donc mis à leur
disposition sur internet, et tant qu’à faire nous avons ouvert le
site au public. Cela nous a rendus très populaires, nous a fait
beaucoup de publicité. L’opération a drainé vers nous de nombreux
clients, mais aussi nous a permis d’étoffer notre réseau de
traducteurs grâce aux contacts établis à la suite de cette
initiative.»
Annie Kahn, auteure de l’article, explique: «Le site de Logos est
beaucoup plus qu'un dictionnaire ou qu'un répertoire de liens vers
d'autres dictionnaires en ligne. L'un des piliers du système est
un logiciel de recherche documentaire fonctionnant sur un corpus
de textes littéraires disponibles gratuitement sur internet.
Lorsque l'on recherche la définition ou la traduction d'un mot,
"didactique" par exemple, on trouve non seulement le résultat
recherché, mais aussi une phrase d'une oeuvre littéraire utilisant
ce mot (en l'occurrence, un essai de Voltaire). Un simple clic
permet d'accéder au texte intégral de l'œuvre ou de commander le
livre grâce à un partenariat avec Amazon.com, le libraire en ligne
bien connu. Il en est de même avec les traductions étrangères. Si
aucun texte utilisant ce mot n'a été trouvé, le système fonctionne
alors comme un moteur de recherche et renvoie aux sites web
concernant ce mot. Pour certains termes, il est proposé d'en
entendre la prononciation. Si une traduction manque, le système
fait un appel au peuple. À chacun d'enrichir la base, les
traducteurs de l'entreprise valident ensuite les traductions
proposées.»
Dix ans plus tard, en 2007, la Wordtheque (devenue la Logos
Library) comprend 710 millions de termes, Linguistic Resources
(qui n’a pas changé de nom) offre un point d’accès unique à 1.215
glossaires et Conjugation of Verbs (devenu l’Universal Conjugator)
propose des tableaux de conjugaison dans 36 langues.