[Résumé]
Robert Ware lance en avril 1996 le site OneLook Dictionaries en
tant que point d’accès commun pour permettre une recherche rapide
dans des centaines de dictionnaires généraux et spécialisés
(affaires, informatique et internet, médecine, religion, sciences
et techniques, sports, argot). Il explique en septembre 1998: «À
titre personnel, je suis presque uniquement en contact avec des
gens qui parlent une seule langue. (…) Être en contact avec le
monde entier change cette approche des choses. Et la change en
mieux ! (...) J'ai été long à inclure des dictionnaires non
anglophones, en partie parce que je suis monolingue. Mais vous en
trouverez maintenant quelques-uns.» OneLook Dictionaries compte 2
millions de termes provenant de 425 dictionnaires en 1998, 2,5
millions de termes provenant de 530 dictionnaires en 2000, 5
millions de termes provenant de 910 dictionnaires en 2003 et 19
millions de termes provenant de 1.060 dictionnaires en 2010.
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Le site OneLook Dictionaries est lancé en avril 1996 par Robert
Ware pour offrir un point d’accès commun à des centaines de
dictionnaires en ligne.
Outre les dictionnaires généraux, ces dictionnaires concernent
l’économie et les affaires, l’informatique et l’internet, la
médecine, la religion, les sciences et techniques, le sport et
l’argot.
Robert Ware explique en septembre 1998: «À titre personnel, je
suis presque uniquement en contact avec des gens qui parlent une
seule langue et n'ont pas beaucoup de motivation pour développer
leurs aptitudes linguistiques. Être en contact avec le monde
entier change cette approche des choses. Et la change en mieux !
(...) J'ai été long à inclure des dictionnaires non anglophones,
en partie parce que je suis monolingue. Mais vous en trouverez
maintenant quelques-uns.»
Robert raconte aussi dans le même entretien: «Un fait intéressant
s'est produit par le passé qui a été très instructif pour moi. En
1994, je travaillais pour un établissement scolaire et j'essayais
d'installer un logiciel sur un modèle d'ordinateur particulier.
J'ai trouvé une personne qui était en train de travailler sur le
même problème, et nous avons commencé à échanger des courriels.
Soudain, cela m'a frappé... Le logiciel avait été écrit à quarante
kilomètres de là, mais c'était une personne située à l'autre bout
du monde qui m'aidait. Les distances et l'éloignement géographique
n'importaient plus! Et bien, ceci est formidable, mais à quoi cela
nous mène-t-il? Je ne puis communiquer qu'en anglais mais,
heureusement, mon correspondant pouvait utiliser aussi bien
l'anglais que l'allemand qui était sa langue maternelle.
L'internet a supprimé une barrière, celle de la distance, mais il
subsiste la barrière de la langue, bien réelle.
Il semble que l'internet propulse simultanément les gens dans deux
directions différentes. L'internet, anglophone à l'origine, relie
les gens dans le monde entier. Par là-même, il favorise une langue
commune pour communiquer. Mais il suscite aussi des contacts entre
des personnes de langue différente et permet ainsi de développer
un intérêt plus grand pour le multilinguisme. Si une langue
commune est appréciable, elle ne remplace en aucun cas la
nécessité de plusieurs langues. L'internet favorise ainsi à la
fois une langue commune et le multilinguisme, et ceci est un
facteur qui aide à trouver des solutions. L'intérêt croissant pour
les langues et le besoin qu'on en a stimulent de par le monde la
création de cours de langues et d'instruments d'aide linguistique,
et l'internet fournit la possibilité de les rendre disponibles
rapidement et à bon marché.»
OneLook Dictionaries compte 2 millions de termes provenant de 425
dictionnaires en 1998, 2,5 millions de termes provenant de 530
dictionnaires en 2000, 5 millions de termes provenant de 910
dictionnaires en 2003 et 19 millions de termes provenant de 1 060
dictionnaires en 2010.