L'OUBLI.

Ami, quel que soit le martyre

Du supplice qui te déchire,

Je ne puis aller avec toi.

Pourquoi faut-il qu'en cette vie,

Celui qui m'implore et supplie

Ne puisse attendre rien de moi?

Hélas! telle est ma destinée

Que ceux dont la voix éplorée

Du fond de leur nuit désolée

M'appelle du soir au matin,

Sont les seuls de qui ma puissance

N'apaisera pas la souffrance.

Laisse-moi passer en silence,

Ami, j'obéis au Destin.

Contes et poésies de Prosper Jourdan: 1854-1866 · 第 96 / 212 题