Ami, quel que soit le martyre
Du supplice qui te déchire,
Je ne puis aller avec toi.
Pourquoi faut-il qu'en cette vie,
Celui qui m'implore et supplie
Ne puisse attendre rien de moi?
Hélas! telle est ma destinée
Que ceux dont la voix éplorée
Du fond de leur nuit désolée
M'appelle du soir au matin,
Sont les seuls de qui ma puissance
N'apaisera pas la souffrance.
Laisse-moi passer en silence,
Ami, j'obéis au Destin.