LE POËTE.

Sur mon passage, alors c'est le ciel qui t'amène.

Avant de t'envoler, répands à coupe pleine

Ton baume bienfaisant sur mon coeur en lambeaux.

Ange, viens m'effleurer de ton aile si pure,

Car je porte dans l'âme une large blessure

Qui ronge ma poitrine, et sa rude morsure

Fait éclater mon coeur et le brise en morceaux.

Contes et poésies de Prosper Jourdan: 1854-1866 · 第 95 / 212 题