13 mars 1917. (13e carnet, page 71).

On dirait que Dieu tient à maintenir toujours la même proportion entre

la certitude dans l’âme et les signes par lesquels elle est confirmée.

Plus la certitude augmente, moins les signes sont nombreux. Les deux

termes forment toujours une somme constante. On dirait qu’il économise

ses manifestations, qu’il veut les limiter au strict nécessaire. Ainsi

entraîne-t-il l’âme par un fil qu’il conserve toujours aussi ténu que

possible. Son grand principe semble être de ne jamais se découvrir plus

qu’il ne faut, pour que l’âme, même en avançant, ait toujours la même

part dans l’œuvre de la foi. Ce n’est pas qu’il se retire: simplement il

nous laisse faire de plus en plus.

A la trace de Dieu · 第 145 / 151 题