En tout être humain ce que j’appellerai le démon du rétablissement.
Quand il y a un moment que la faute est commise, il se glisse
furtivement dans l’âme, et comme il relève adroitement chaque objet!
Comme il sait bien remettre en place tout ce qui était tombé! Comme il
sait bien rendre à nouveau la maison «présentable»!
Il faudrait des forces plus qu’humaines pour l’empêcher d’accomplir son
œuvre de sournoise réparation, pour maintenir intacts les traces et les
dégâts laissés par la faute, pour conserver aux lieux «l’aspect du
crime».
Mais peut-être, sans cette réhabilitation spontanée de nous-mêmes ne
pourrions-nous pas vivre, car l’homme a besoin de croire en soi.