19 juillet 1916. (10e carnet, page 17).

En tout être humain ce que j’appellerai le démon du rétablissement.

Quand il y a un moment que la faute est commise, il se glisse

furtivement dans l’âme, et comme il relève adroitement chaque objet!

Comme il sait bien remettre en place tout ce qui était tombé! Comme il

sait bien rendre à nouveau la maison «présentable»!

Il faudrait des forces plus qu’humaines pour l’empêcher d’accomplir son

œuvre de sournoise réparation, pour maintenir intacts les traces et les

dégâts laissés par la faute, pour conserver aux lieux «l’aspect du

crime».

Mais peut-être, sans cette réhabilitation spontanée de nous-mêmes ne

pourrions-nous pas vivre, car l’homme a besoin de croire en soi.

A la trace de Dieu · 第 130 / 151 题