14 octobre 1915. (7e carnet, page 66).

Tâcher d’expliquer pourquoi les incrédules ont tort de se moquer de

nous, quand, lorsque Dieu nous a refusé quelque chose que nous lui

demandions, nous trouvons dans ce refus une marque de sa Providence,

aussi sensible que s’il nous l’avait accordé. Sans doute, cela doit

sembler ridicule. C’est être vraiment de trop bonne composition. Il

n’est pas difficile de prouver la Providence, puisque quoi qu’il arrive,

on veut qu’elle soit aussi bien démontrée.

Rien à répondre. Mais l’occasion est bonne de sentir que dans les choses

divines tout est expérience et que cette expérience est irremplaçable.

Aucune envie de se disculper, tant la chose est claire et impossible à

faire comprendre.

Quand on s’est ainsi trompé sur la conduite de Dieu à notre égard, la

suite des événements montre en effet toujours que c’est parce qu’on

n’avait pas vu assez loin, parce qu’en lisant la phrase on avait supposé

trop tôt le point final. Quand ensuite la proposition qui manquait est

apparue, alors on voit qu’en effet il ne pouvait pas s’exprimer

autrement dans le début. On voit cela par l’expérience.

A la trace de Dieu · 第 108 / 151 题