8 juin 1915. (7e carnet, page 15).

Déjà je ne suis plus au monde que pour me préparer à mourir, déjà je ne

pense plus à m’abandonner, à me perdre dans l’océan des impressions,

mais seulement à me dépouiller, à me rendre sec et nu et pauvre comme il

faut l’être pour bien mourir.

Je suis trop fatigué pour fixer cette idée avec autant d’acuité que je

l’éprouvais aujourd’hui. Un gouffre de tristesse, de résignation et de

courage.

A la trace de Dieu · 第 101 / 151 题