Déjà je ne suis plus au monde que pour me préparer à mourir, déjà je ne
pense plus à m’abandonner, à me perdre dans l’océan des impressions,
mais seulement à me dépouiller, à me rendre sec et nu et pauvre comme il
faut l’être pour bien mourir.
Je suis trop fatigué pour fixer cette idée avec autant d’acuité que je
l’éprouvais aujourd’hui. Un gouffre de tristesse, de résignation et de
courage.