Le catholicisme nous apprend la société, l’intimité avec nos fautes. Et
de même que nos intimes il y a des moments où nous ne les voyons pas, où
ils sont devant nous sans que nous prenions garde à eux, de même nous
apprenons ce coudoiement distrait avec nos faiblesses et nos mauvais
souvenirs. La simplification du remords. Le remords rendu portatif,
aussi peu embarrassant que possible pour la nouvelle action. Il s’agit
d’abord de ne pas perdre son agilité, sa capacité d’aller plus loin, de
faire du nouveau. Il s’agit avant tout de ne pas devenir inutile. Et
donc d’éviter que la faute ne se fasse retombante et paralysante,
conserver avec elle cette facilité qu’on a avec quelqu’un qui va et
vient dans votre maison, à qui l’on jette un mot de temps en temps, et
ça suffit.