3 janvier 1915. (4e carnet, page 22).

Cette cure de tout désir, de tout plaisir, que je fais ici, cette

disparition progressive de toutes les commodités autour de moi, m’auront

servi à percevoir d’une façon directe mon immortalité. Privé de tout ce

qui l’enveloppait jusqu’ici, je sens au fond de moi ce noyau qui ne peut

pas mourir, cette chose à moi que rien ne peut vaincre ni réduire.

Comme toutes les notions religieuses, la notion d’immortalité est une

notion toute familière; c’est le sentiment qu’on n’est pas facile à

crever.

A la trace de Dieu · 第 76 / 151 题