M. le chanoine était l'homme le plus commodément établi qu'il y eût au
monde. Dès l'âge de sept ans, grâce aux protections royales qui ne lui
avaient pas manqué, il avait été déclaré en âge de raison, conformément aux
canons de l'Église, lesquels admettaient que si l'on n'a pas beaucoup de
raison à cet âge, on est du moins capable d'en avoir virtuellement assez
pour recueillir et consommer les fruits d'un bénéfice. En conséquence
de cette décision le jeune tonsuré avait été investi du canonicat, bien
qu'il fût bâtard d'un roi; toujours en vertu des canons de l'Église,
qui acceptaient par présomption la légitimité d'un enfant présenté aux
bénéfices et patronné par des souverains, bien que d'autre part les mêmes
arrêts canoniques exigeassent que tout prétendant aux biens ecclésiastiques
fût issu de bon et légitime mariage, à défaut de quoi on pouvait le
déclarer _incapable_, voire _indigne_ et _infâme_ au besoin. Mais il est
avec le ciel tant d'accommodements, que, dans de certaines circonstances,
le droit canonique établissait qu'un enfant trouvé peut être regardé comme
légitime, par la raison, d'ailleurs fort chrétienne, que dans les cas de
parenté mystérieuse on doit supposer le bien plutôt que le mal. Le petit
chanoine était donc entré en possession d'une superbe prébende, à titre de
chanoine majeur; et arrivé vers sa cinquantième année, à une quarantaine
d'années de services prétendus effectifs dans le chapitre, il était
désormais reconnu chanoine jubilaire, c'est-à-dire chanoine en retraite,
libre de résider où bon lui semblait, et de ne plus remplir aucune fonction
capitulaire, tout en jouissant pleinement des avantages, revenus et
priviléges de son canonicat. Il est vrai que le digne chanoine avait rendu
de bien grands services au chapitre dès ses jeunes années. Il s'était fait
déclarer _absent_, ce qui, aux termes du droit canonique, signifie une
permission de résider loin du chapitre, en vertu de divers prétextes
plus ou moins spécieux, sans perdre les fruits du bénéfice attaché à
l'exercice effectif. Le cas de peste dans une résidence est un cas
d'_absence_ admissible. Il y a aussi des raisons de santé délicate ou
délabrée qui motivent l'_absence_. Mais le plus honorable et le plus assuré
des droits d'absence était celui qui avait pour motif le cas d'études.
On entreprenait et on annonçait un gros ouvrage sur les cas de conscience,
sur les Pères de l'Église, sur les sacrements, ou, mieux encore, sur la
constitution du chapitre auquel on appartenait, sur les principes de sa
fondation, sur les avantages honorifiques et manuels qui s'y rattachaient,
sur les prétentions qu'on pouvait faire valoir à l'encontre d'autres
chapitres, sur un procès qu'on avait ou qu'on voulait avoir contre une
communauté rivale à propos d'une terre, d'un droit de patronage, ou d'une
maison bénéficiale; et ces sortes de subtilités chicanière et financières,
étant beaucoup plus intéressantes pour les corps ecclésiastiques que les
commentaires sur la doctrine et les éclaircissements sur le dogme, pour peu
qu'un membre distingué du chapitre proposât de faire des recherches, de
compulser des parchemins, de griffonner des mémoires de procédure, des
réclamations, voire des libelles contre de riches adversaires, on lui
accordait le lucratif et agréable droit de rentrer dans la vie privée et de
manger son revenu soit en voyages, soit dans sa maison bénéficiale, au coin
de son feu. Ainsi faisait notre chanoine.
Homme d'esprit, beau diseur, écrivain élégant, il avait promis, il se
promettait, et il devait promettre toute sa vie de faire un livre sur les
droits, immunités et privilèges de son chapitre. Entouré d'_in-quarto_
poudreux qu'il n'avait jamais ouverts, il n'avait pas fait le sien, il ne
le faisait pas, il ne devait jamais le faire. Les deux secrétaires qu'il
avait engagés aux frais du chapitre, étaient occupés à parfumer sa
personne et à préparer son repas. On parlait beaucoup du fameux livre;
on l'attendait, on bâtissait sur la puissance de ses arguments mille rêves
de gloire, de vengeance et d'argent. Ce livre, qui n'existait pas, avait
déjà fait à son auteur une réputation de persévérance, d'érudition et
d'éloquence, dont il n'était pas pressé de fournir la preuve; non qu'il
fût incapable de justifier l'opinion favorable de ses confrères, mais
parce que la vie est courte, les repas longs; la toilette indispensable,
et le _far niente_ délicieux. Et puis notre chanoine avait deux passions
innocentes mais insatiables: il aimait l'horticulture et la musique.
Avec tant d'affaires et d'occupations, où eût-il trouvé le temps de faire
son livre? Enfin, il est si doux de parler d'un livre qu'on ne fait pas,
et si désagréable au contraire d'entendre parler de celui qu'on a fait!
Le bénéfice de ce saint personnage consistait en une terre d'un bon
rapport, annexée au prieuré sécularisé où il vivait huit à neuf mois
de l'année, adonné à la culture de ses fleurs et à celle de son estomac.
L'habitation était spacieuse et romantique. Il l'avait rendue confortable
et même luxueuse. Abandonnant à une lente destruction le corps de logis
qu'avaient habité les anciens moines, il entretenait avec soin et ornait
avec goût la partie la plus favorable à ses habitudes de bien-être.
De nouvelles distributions avaient fait de l'antique monastère un vrai
petit château où il menait une vie de gentilhomme. C'était un excellent
naturel d'homme d'église: tolérant, bel esprit au besoin, orthodoxe et
disert avec ceux de son état, enjoué, anecdotique et facile avec ceux du
monde, affable, cordial et généreux avec les artistes. Ses domestiques,
participant à la bonne vie qu'il savait se faire, l'aidaient de tout leur
pouvoir. Sa gouvernante était un peu tracassière, mais elle lui faisait de
si bonnes confitures, et s'entendait si bien à conserver ses fruits, qu'il
supportait sa méchante humeur, et soutenait l'orage avec calme, se disant
qu'un homme doit savoir supporter les défauts d'autrui, mais qu'il ne peut
se passer de beau dessert et de bon café.
Nos jeunes artistes furent accueillis par lui avec la plus gracieuse
bonhomie.
«Vous êtes des enfants pleins d'esprit et d'invention, leur dit-il, et je
vous aime de tout mon coeur. De plus, vous avez infiniment de talent; et
il y a un de vous deux, je ne sais plus lequel, qui possède la voix la plus
douce, la plus sympathique, la plus émouvante que j'aie entendue de ma vie.
Cette voix-là est un prodige, un trésor; et j'étais tout triste, ce soir,
de vous avoir vus partir si brusquement de chez le curé, en songeant que
je ne vous retrouverais peut-être jamais, que je ne vous entendrais plus.
Vrai! je ne n'avais pas d'appétit, j'étais sombre, préoccupé... Cette belle
voix et cette belle musique ne me sortaient pas de l'âme et de l'oreille.
Mais la Providence, qui me veut bien du bien, vous ramène vers moi, et
peut-être aussi votre bon coeur, mes enfants; car vous aurez deviné que
j'avais su vous comprendre et vous apprécier...
--Nous sommes forcés d'avouer, monsieur le chanoine, répondit Joseph, que
le hasard seul nous a conduits ici, et que nous étions loin de compter sur
cette bonne fortune.
--La bonne fortune est pour moi, reprit l'aimable chanoine; et vous allez
me chanter... Mais non, ce serait trop d'égoïsme de ma part; vous êtes
fatigués, à jeun peut-être... Vous allez souper d'abord, puis passer une
bonne nuit dans ma maison, et demain nous ferons de la musique; oh! de
la musique toute la journée! André, vous allez mener ces jeunes gens à
l'office, et vous en aurez le plus grand soin... Mais non, qu'ils restent;
mettez-leur deux couverts au bout de ma table, et qu'ils soupent avec moi.»
André obéit avec empressement, et même avec une sorte de satisfaction
bienveillante. Mais dame Brigide montra des dispositions tout opposées;
elle hocha la tête, haussa les épaules, et grommela entre ses dents:
«Voilà des gens bien propres pour manger sur votre nappe, et une singulière
société pour un homme de votre rang!»
«Taisez-vous, Brigide, répondit le chanoine avec calme. Vous n'êtes jamais
contente de rien ni de personne; et dès que voyez les autres prendre un
petit plaisir, vous entrez en fureur.
--Vous ne savez quoi imaginer pour passer le temps, reprit-elle sans tenir
compte des reproches qui lui étaient adressés. Avec des flatteries, des
sornettes, des flonflons, on vous mènerait comme un petit enfant!
--Taisez-vous donc, dit le chanoine en élevant un peu le ton, mais sans
perdre son sourire enjoué; vous avez la voix aigre comme une crécelle, et
si vous continuez à gronder, vous allez perdre la tête et manquer mon café.
--Beau plaisir! et grand honneur, en vérité, dit la vieille, que de
préparer le café à de pareils hôtes!
--Oh! il vous faut de hauts personnages à vous! Vous aimez la grandeur;
vous voudriez ne traiter que des évêques, des princes et des chanoinesses
à seize quartiers! Tout cela ne vaut pas pour moi un couplet de chanson
bien dit.»
Consuelo écoutait avec étonnement ce personnage d'une apparence si noble
se disputer avec sa bonne avec une sorte de plaisir enfantin; et, pendant
tout le souper, elle s'émerveilla de la puérilité de ses préoccupations.
A propos de tout, il disait une foule de riens pour passer le temps et pour
se tenir en belle humeur. Il interpellait ses domestiques à chaque instant,
tantôt discutant sérieusement la sauce d'un poisson, tantôt s'inquiétant de
la confection d'un meuble, donnant des ordres contradictoires, interrogeant
son monde sur les détails les plus oiseux de son ménage, réfléchissant
sur ces misères avec une solennité digne de sujets sérieux, écoutant l'un,
reprenant l'autre, tenant tête à dame Brigide qui le contredisait sur
toutes choses, et ne manquant jamais de mettre quelque mot plaisant dans
ses questions et dans ses réponses. On eût dit que, réduit par l'isolement
et la nonchalance de sa vie à la société de ses domestiques, il cherchait
à tenir son esprit en haleine, et à faciliter l'oeuvre de sa digestion par
un exercice hygiénique de la pensée point trop grave et point trop léger.
Le souper fut exquis et d'une abondance inouïe. A l'entremets, le cuisinier
fut appelé devant M. le chanoine, et affectueusement loué par lui pour la
confection de certains plats, doucement réprimandé et doctement enseigné à
propos de certains autres qui n'avaient pas atteint le dernier degré de
perfection. Les deux voyageurs tombaient des nues, et se regardaient
l'un l'autre, croyant faire un rêve facétieux, tant ces raffinements
leur semblaient incompréhensibles.
«Allons! allons! ce n'est pas mal, dit le bon chanoine en congédiant
l'artiste culinaire; je ferai quelque chose de toi, si tu as de la bonne
volonté, et si tu continues à aimer ton devoir.»
Ne semblerait-il pas, pensa Consuelo, qu'il s'agit d'un enseignement
paternel, ou d'une exhortation religieuse?
Au dessert, après que le chanoine eut donné aussi à la gouvernante sa part
d'éloges et d'avertissements, il oublia enfin ces graves questions pour
parler musique, et il se montra sous un meilleur jour à ses jeunes hôtes.
Il avait une bonne instruction musicale, un fonds d'études solides, des
idées justes et un goût éclairé. Il était assez bon organiste; et, s'étant
mis au clavecin après le dîner, il leur fit entendre des fragments de
plusieurs vieux maîtres allemands, qu'il jouait avec beaucoup de pureté
et selon les bonnes traditions du temps passé. Cette audition ne fut pas
sans intérêt pour Consuelo; et bientôt, ayant trouvé sur le clavecin un
gros livre de cette ancienne musique, elle se mit à le feuilleter et à
oublier la fatigue et l'heure qui s'avançait, pour demander au chanoine
de lui jouer, avec sa bonne manière nette et large, plusieurs morceaux
qui avaient frappé son esprit et ses yeux. Le chanoine trouva un plaisir
extrême à être ainsi écouté. La musique qu'il connaissait n'étant plus
guère de mode, il ne trouvait pas souvent d'amateurs selon son coeur. Il
se prit donc d'une affection extraordinaire pour Consuelo particulièrement,
Joseph, accablé de lassitude, s'étant assoupi sur un grand fauteuil
perfidement délicieux.
«Vraiment! s'écria le chanoine dans un moment d'enthousiasme, tu es
un enfant heureusement doué, et ton jugement précoce annonce un avenir
extraordinaire. Voici la première fois de ma vie que je regrette le célibat
que m'impose ma profession.»
Ce compliment fit rougir et trembler Consuelo, qui se crut reconnue
Pour une femme; mais elle se remit bien vite, lorsque le chanoine ajouta
naïvement:
«Oui, je regrette de n'avoir pas d'enfants, car le ciel m'eût peut-être
donné un fils tel que toi, et c'eût été le bonheur de ma vie... quand
même Brigide eût été la mère. Mais dis-moi, mon ami, que penses-tu de ce
Sébastien Bach dont les compositions fanatisent les savants d'aujourd'hui?
Crois-tu aussi que ce soit un génie prodigieux? J'ai là un gros livre
De ses oeuvres que j'ai rassemblé et fait relier, parce qu'il faut avoir
de tout... Et puis, c'est peut-être beau en effet... Mais c'est d'une
difficulté extrême à lire, et je t'avoue que le premier essai m'ayant
rebuté, j'ai eu la paresse de ne pas m'y remettre... D'ailleurs, j'ai si
peu de temps à moi! Je ne fais de musique que dans de rares instants,
dérobés à des soins plus sérieux... De ce que tu m'as vu très-occupé
de la gouverne de mon petit ménage, il ne faut pas conclure que je sois
un homme libre et heureux. Je suis esclave, au contraire, d'un travail
énorme, effrayant, que je me suis imposé. Je fais un livre auquel je
travaille depuis trente ans, et qu'un autre n'eût pas fait en soixante;
un livre qui demande des études incroyables, des veilles, une patience
à toute épreuve et les plus profondes réflexions. Aussi je pense que ce
livre-là fera quelque bruit!
--Mais il est bientôt fini? demanda Consuelo.
--Pas encore, pas encore! répondit le chanoine désireux de se dissimuler
à lui-même qu'il ne l'avait pas commencé. Nous disions donc que la musique
de ce Bach est terriblement difficile, et que, quant à moi, elle me semble
bizarre.
--Je pense cependant que si vous surmontiez votre répugnance, vous en
viendriez à penser que c'est un génie qui embrasse, résume et vivifie
toute la science du passé et du présent.
--Eh bien, reprit le chanoine, s'il en est ainsi, nous essaierons demain
à nous trois d'en déchiffrer quelque chose. Voici l'heure pour vous de
prendre du repos, et pour moi de me livrer à l'étude. Mais demain vous
passerez la journée chez moi, c'est entendu, n'est-ce pas?
--La journée, c'est beaucoup dire, Monsieur; nous devons nous presser
d'arriver à Vienne; mais dans la matinée nous serons à vos ordres.»
Le chanoine se récria, insista, et Consuelo feignit de céder, se promettant
de presser un peu les adagios du grand Bach, et de quitter le prieuré
vers onze heures ou midi. Quand il fut question d'aller dormir, une vive
discussion s'engagea sur l'escalier entre dame Brigide et le premier valet
de chambre. Le zélé Joseph, empressé de complaire à son maître, avait
préparé pour les jeunes musiciens deux jolies cellules situées dans le
bâtiment fraîchement restauré qu'occupaient le chanoine et sa suite.
Brigide, au contraire, s'obstinait à les envoyer coucher dans les cellules
abandonnées du vieux prieuré, parce que ce corps de logis était séparé du
nouveau par de bonnes portes et de solides verrous.
«Quoi! disait-elle en élevant sa vois aigre dans l'escalier sonore, vous
prétendez loger ces vagabonds porte à porte avec nous! Et ne voyez-vous pas
à leur mine, à leur tenue et à leur profession, que ce sont des bohémiens,
des coureurs d'aventures, de méchants petits bandits qui se sauveront d'ici
avant le jour en nous emportant notre vaisselle plate! Qui sait s'ils ne
nous assassineront pas!
--Nous assassiner! ces enfants-là! reprenait Joseph en riant: vous êtes
folle, Brigide; toute vieille et cassée que vous voilà, vous les mettriez
encore en fuite, rien qu'en leur montrant les dents.
--Vieux et cassé vous-même, entendez-vous! criait la vieille avec fureur.
Je vous dis qu'ils ne coucheront pas ici, je ne le veux pas. Oui-da! je ne
fermerais pas l'œil de toute la nuit!
--Vous auriez grand tort; je suis bien sûr que ces enfants n'ont pas plus
envie que moi de troubler votre respectable sommeil. Allons, finissons!
monsieur le chanoine m'a ordonné de bien traiter ses hôtes, et je n'irai
pas les fourrer dans cette masure pleine de rats et ouverte à tous les
vents. Voudriez-vous les faire coucher sur le carreau?
--Je leur y ai fait dresser par le jardinier deux bons lits de sangle;
croyez-vous que ces va-nu-pieds soient habitués à des lits de duvet?
--Ils en auront pourtant cette nuit, parce que monsieur le veut ainsi;
je ne connais que les ordres de monsieur, dame Brigide! Laissez-moi faire
mon devoir, et songez que le vôtre comme le mien est d'obéir et non de
commander.
--Bien parlé, Joseph! dit le chanoine, qui, de la porte entr'ouverte de
l'antichambre, avait écouté en riant toute la dispute. Allez me préparer
mes pantoufles, Brigide, et ne nous rompez plus la tête. Au revoir, mes
petits amis! Suivez Joseph, et dormez bien. Vive la musique, vive la belle
journée de demain.»
--Après que nos voyageurs eurent pris possession de leurs jolies cellules,
ils entendirent encore longtemps gronder au loin la gouvernante, comme la
bise d'hiver sifflant dans les corridors. Quand le mouvement qui annonçait
le coucher solennel du chanoine eut cessé entièrement, dame Brigide vint
sur la pointe du pied à la porte de ses jeunes hôtes, et donna lestement
un tour de clef à chaque serrure pour les enfermer. Joseph, plongé dans le
meilleur lit qu'il eût rencontré de sa vie, dormait déjà profondément,
et Consuelo en fit autant de son côté, après avoir ri de bon coeur en
elle-même des terreurs de Brigide. Elle qui avait tremblé presque toutes
les nuits durant son voyage, elle faisait trembler à son tour. Elle eût pu
s'appliquer la fable du lièvre et des grenouilles; mais il me serait
impossible de vous affirmer que Consuelo connût les fables de La Fontaine.
Leur mérite était contesté à cette époque par les plus beaux esprits de
l'univers: Voltaire s'en moquait, et le grand Frédéric, pour singer son
philosophe les méprisait profondément.