Avec Mata-Hari, la Francillard, la Tichelly et la femme Aubert
(Loffroy), on compte quatre espionnes fusillées dans le camp retranché.
En province, il n’y eut, à notre connaissance, que deux exécutions de
femmes: Margarete Schmidt, originaire de Thiaucourt, passée par les
armées à Nancy, en mars 1915, et Ottilie Moss, exécutée à Bourges en mai
de la même année.
Il y eut bien aussi Catherine Wheber, l’espionne de Gizaucourt,
condamnée à mort par le conseil de guerre de Châlons, mais sa peine fut
commuée en 20 ans de travaux forcés.
Les Allemands, eux, ont fusillé des centaines de femmes françaises et
belges et une trentaine d’Anglaises.