PRIS AU PIÈGE

Le S. R. avait découvert les dangereuses menées d’une espionne que nous

nommerons Julie, actrice de troisième ordre peu connue, qui remettait

ses renseignements à un Hollandais.

Ce Hollandais fut arrêté le premier. Naturellement il nia.

Le capitaine rapporteur, pour le faire parler, lui dit brusquement:

--Nous savons qui vous êtes, ce que vous faites et vous serez fusillé...

A moins cependant que vous n’alliez chez Julie prendre ses rapports

comme vous le faisiez quand vous étiez libre.

--Mais, répondit le Hollandais effrayé, Julie ne me donne pas de

rapports. C’est moi qui les écris sous sa dictée!...

--Bien. Vous venez d’avouer. Dans ce cas vous allez vous rendre chez

votre amie, vous l’emmènerez dans un endroit où un agent pourra

sténographier ce qu’elle dira, et, vous, vous écrirez comme si de rien

n’était.

Le Hollandais, pour sauver sa peau, n’hésita pas: il vendit celle de son

amie.

Les espionnes à Paris la vérité sur Mata-Hari, Marguerite Francillard, la femme du cimetière, les marraines, une grande vedette parisienne, la mort de Marussia · 第 112 / 134 题