[Illustration: Mata-Hari à Berlin, 1914]
heureux. Il fut condamné à vingt ans de travaux forcés. Le président du
Conseil de Guerre lui dit:
--Les services que vous avez rendus à la France n’effacent pas le mal
que vous lui avez fait.
Deux autres soldats, du même hôpital 17 de Lyon, les nommés Maujod
Emile, de la 14ᵉ section, et Souperbat, du 99ᵉ d’infanterie, étaient
traduits devant le même Conseil de Guerre pour trafic de stupéfiants.
Ils furent acquittés.
Quant à Cayer, dit Barrioz, brigand aussi redoutable que Guaspare,
condamné à mort par contumace, il a échappé au châtiment. Il doit en ce
moment jouir en paix, dans les vallons de l’Helvétie, des fruits de sa
trahison.
Telle est l’odyssée de cette bande de traîtres qui ont fait tant de mal
à notre pays et qui ont fini par éviter le voyage à Vincennes.