LA REINE DE L’ESPIONNAGE COMMANDE A ANVERS

Au moment où Yvonne se préparait à prévenir la police, Constantin

reparut! Il raconta qu’il était ravi de son voyage, qu’il avait fait

connaissance à Orléans de plusieurs officiers qui l’avaient promené en

automobile, qu’il avait visité de très grandes usines, enfin qu’il avait

voyagé avec des soldats permissionnaires auxquels il avait offert des

cigarettes et payé à boire, et qui lui avaient raconté des histoires

curieuses.

--Mais comment se fait-il, demanda Yvonne, que de toutes ces villes vous

ne m’ayez même pas envoyé une carte postale?

Constantin, interloqué, balbutia une réponse quelconque.

La danseuse voulait en finir. Se rendant compte qu’elle exerçait un

ascendant sur cet homme, elle lui posa une série de questions brutales:

--Où étiez-vous à la mobilisation?

--En Allemagne.

--Pourquoi êtes-vous venu en France?

--Pour mes affaires.

--Qui vous a donné vos passeports?

--Le consul hollandais, parbleu! J’ai voulu passer par Flessingues. Les

douaniers n’ont pas voulu. Alors, j’ai essayé par Dunkerque. Là, les

Français m’ont gardé deux jours pour examiner mes papiers.

Naturellement, ils étaient en règle. Alors, j’ai pris la direction

_nach_ Paris où personne ne m’a jamais inquiété... Je ne vois pas

pourquoi vous êtes plus exigeante que la police de votre pays?

Il n’y avait rien à dire à tout cela.

Les espionnes à Paris la vérité sur Mata-Hari, Marguerite Francillard, la femme du cimetière, les marraines, une grande vedette parisienne, la mort de Marussia · 第 62 / 134 题