K. 11/23 septembre 1806.
Chère aimable amie, votre dernier numéro m'a fait le même bien que fait
la rosée sur un terrain brûlé dans un long jour d'été. Je n'ai que le
temps de vous dire ces deux mots et de vous remercier. Aussitôt que je
rencontrerai un bon petit quart d'heure, vous aurez une épître qui,
j'espère, ne sera pas pour vous sans quelque intérêt, surtout si je
l'écris en italien pour vous donner un exercice en l'honneur de madame
de T., à qui je vous prie de présenter mes hommages. Rappelez-moi à
toute votre société, là où vous serez. Vous savez que je suis toujours
votre vieil ami.