Le 10 août.--Fuite de Paris.
Vers minuit, nous commençâmes à entendre marcher dans les rues et
frapper doucement aux portes. Nous regardâmes par les fenêtres: c'était
le bataillon de la section qu'on rassemblait à petit bruit. Nous
pensâmes qu'il s'agissait de l'Arsenal.
Entre deux et trois heures du matin, le tocsin commença à sonner dans
notre quartier. M. de Lescure, ne pouvant résister à son inquiétude,
s'arma et partit avec M. de Marigny pour voir si le peuple ne se portait
pas vers les Tuileries. Mon père et M. de Grémion, étant arrivés trop
récemment, n'avaient point encore de cartes pour entrer au château. Ils
furent forcés de demeurer; mais les cartes mêmes ne purent servir. M. de
Lescure et M. de Marigny essayèrent de pénétrer par toutes les issues
qu'ils connaissaient fort bien. Des piquets de la garde nationale
défendaient l'entrée de chaque porte, et empêchaient les défenseurs du
roi de parvenir auprès de lui. M. de Lescure, après avoir tourné autour
des Tuileries, après avoir vu massacrer M. Suleau, rentra pour se
déguiser en homme du peuple; mais à peine était-il dans l'hôtel, que
la canonnade commença. Alors le désespoir s'empara de lui; il ne se
consolait pas de n'avoir pu pénétrer au château. Nous entendîmes d'abord
crier: _Au secours! voilà les Suisses! nous sommes perdus!_ Le bataillon
de la section revint sur ses pas, et fut rejoint par trois mille hommes
armés de piques toutes neuves, qui arrivaient du fond du faubourg. Nous
crûmes, pendant une minute, que le roi avait le dessus. Bientôt les cris
de _vive la nation! vivent les sans-culottes!_ succédèrent à ceux que
nous avions d'abord entendus. Nous restâmes abattus, entre la vie et la
mort.
M. de Marigny avait été séparé de M. de Lescure. Le peuple l'avait
enveloppé et entraîné au milieu de la foule qui attaquait le château. Au
commencement de l'attaque, une femme fut blessée à côté de lui; il la
prit dans ses bras, et l'emportant, il échappa au malheur affreux
de combattre malgré lui contre le roi qu'il venait défendre. Il fut
impossible à d'autres d'éviter cette contrainte. M. de Montmorin arriva
à notre hôtel, après avoir échappé à un grand danger. Il se sauvait,
suivi par quatre hommes de la garde nationale qui venaient de se battre,
et qui étaient ivres de carnage. Il entra chez un épicier, et lui
demanda un verre d'eau-de-vie. Les quatre gardes entrent aussi comme des
furieux. L'épicier se doute sur-le-champ que M. de Montmorin sort du
château; et, prenant un air de connaissance, il lui dit: «Eh bien! mon
cousin, vous ne vous attendiez pas, en arrivant de la campagne, à voir
la fin du tyran. Allons, buvez à la santé de ces braves camarades et
de la nation.» Ce fut ainsi que cet honnête homme le sauva sans le
connaître; mais ce fut pour bien peu de temps il fut massacré le 2
septembre.
Plusieurs autres personnes vinrent aussi nous demander asile. Nous
passâmes la journée dans de cruelles transes. On massacrait les Suisses
aux environs, et notre hôtel portait pour inscription, au-dessus de la
porte: _Hôtel de Diesbach_. Beaucoup de passans la remarquaient. On
disait aussi, dans le quartier, que M. de Lescure était chevalier du
poignard: c'était le nom que le peuple avait donné aux défenseurs
secrets du roi. Heureusement, on ignorait l'arrivée de M. de Grémion;
d'ailleurs nous étions assez aimés dans la rue, parce que nous avions
soin de faire prendre toutes les fournitures de la maison dans les
boutiques voisines.
Nous attendions le soir avec impatience pour fuir de l'hôtel. Chacun
se déguisa, et l'on convint d'aller séparément se réfugier rue de
l'Université, faubourg Saint-Germain, chez une ancienne femme de
chambre. Mon père et ma mère sortirent ensemble, et arrivèrent sans
accident. Je partis avec M. de Lescure. J'exigeai qu'il quittât ses
pistolets; je craignis que cela ne le fit reconnaître pour un chevalier
du poignard; il y consentit par pitié pour mes instantes prières:
j'étais alors grosse de sept mois.
Nous suivîmes l'allée de Marigny, et de là nous entrâmes dans les
Champs-Élysées. L'obscurité et le silence y régnaient. Seulement on
entendait, dans le lointain, des coups de fusil du côté des Tuileries;
les allées étaient désertes. Tout-à-coup nous distinguâmes la voix
d'une femme qui venait vers nous, en demandant du secours: elle était
poursuivie par un homme qui menaçait de la tuer; elle s'élança vers M.
de Lescure, saisit son bras, en lui disant: «Monsieur, défendez-moi!»
Il était fort embarrassé, sans armes, et retenu par deux femmes qui
s'attachaient à lui, et qui étaient presque évanouies. Il voulut
vainement se dégager pour aller à cet homme, qui nous couchait en joue,
en disant: «J'ai tué des aristocrates aujourd'hui, ce sera cela de
plus.» Il était complètement ivre. M. de Lescure lui demanda ce qu'il
voulait à cette femme: «Je lui demande le chemin des Tuileries, pour
aller tuer des Suisses.» En effet, il n'avait pas eu d'abord l'intention
de lui faire du mal: mais elle s'était troublée, avait pris la fuite
sans lui répondre, et il la poursuivait. M. de Lescure, avec son
admirable sang-froid, lui dit: «Vous avez raison, j'y vais aussi.» Alors
cet homme se mit à causer avec lui; mais de temps en temps il nous
couchait en joue, disant qu'il nous soupçonnait d'être des aristocrates,
et qu'il voulait au moins tuer cette femme. M. de Lescure voulait se
jeter sur lui, mais il ne le pouvait pas, cette femme et moi nous
nous cramponions à ses bras de plus en plus, sans savoir ce que nous
faisions. Enfin il persuada à cet homme que nous allions aux Tuileries:
alors il voulut nous accompagner; mais M. de Lescure lui dit: «J'ai là
ma femme qui est près d'accoucher; c'est une poltronne; je vais la mener
chez sa soeur, et puis je viendrai te rejoindre.» Ils se donnèrent
rendez-vous, et il nous laissa.
Je voulus absolument quitter les allées, et marcher dans le grand chemin
qui sépare les Champs-Élysées. Jamais je n'oublierai le spectacle qui se
présenta à mes yeux. A droite et à gauche étaient les Champs-Élysées, où
plus de mille personnes avaient été massacrées pendant le jour. La plus
profonde obscurité y régnait. En face on voyait les flammes s'élever
au-dessus des Tuileries; on entendait la fusillade et les cris de la
populace. Derrière nous, les bâtimens de la barrière étaient aussi en
feu. Nous voulûmes entrer dans les allées de la droite, et les traverser
pour aller gagner le pont Louis XV. J'entendis du bruit, des gens qui
criaient et qui juraient: je n'osai passer de ce côté. La peur me
saisit, et j'entraînai M. de Lescure tout-à-fait à gauche, le long des
jardins du faubourg Saint-Honoré. Nous arrivâmes sur la place Louis XV;
nous allions la traverser, lorsque nous vîmes une troupe qui débouchait
des Tuileries par le pont-tournant, en faisant des décharges de
mousqueterie; nous prîmes alors la rue Royale, puis la rue Saint-Honoré;
nous traversâmes la foule de tous ces hommes armés de piques, qui
poussaient des hurlemens féroces: la plupart étaient ivres. J'avais
tellement perdu la tête, que je m'en allais criant, sans savoir ce que
je disais: «_Vivent les sans-culottes! illuminez! cassez les vitres!_»
et répétant machinalement les vociférations que j'entendais. M. de
Lescure ne pouvait me calmer, ni empêcher mes cris. Enfin nous arrivâmes
au Louvre, qui était sombre et solitaire; nous passâmes au Pont-Neuf, et
de-là sur le quai.
Le plus morne silence régnait de ce côté de la Seine, tandis qu'on
voyait sur l'autre rive les flammes des Tuileries qui jetaient une
sombre lueur sur tous les objets, et qu'on entendait le bruit du canon,
la fusillade, les cris de la multitude: c'était un contraste frappant.
La rivière semblait séparer deux régions différentes. J'étais épuisée
de fatigue, et ne pus aller jusqu'au lieu où ma mère était retirée;
je m'arrêtai dans une petite rue du faubourg Saint-Germain, chez une
ancienne femme de charge de M. de Lescure. J'y trouvai deux de mes
braves domestiques. Ils étaient venus cacher mes diamans et des effets
précieux qu'ils avaient emportés au péril de leur vie; car le peuple
massacrait tous ceux qui pillaient dans les maisons, ou qui en avaient
l'apparence. Ils m'apprirent que ma mère était sauvée. Je les chargeai
d'aller la rassurer sur mon sort; mais ils ne purent aller l'avertir;
elle passa la nuit dans les angoisses, tandis que mon père courait la
ville pour tâcher de découvrir ce que j'étais devenue; ils n'apprirent
de mes nouvelles que le lendemain matin.
Nous sûmes, par deux ou trois femmes qui étaient restées dans l'hôtel
Diesbach, que toute la nuit on avait massacré des Suisses dans notre
rue. Agathe, ma femme de chambre, avait eu un homme tué à ses côtés
pendant qu'elle revenait de porter à un garde-suisse, qui était caché,
des habits pour se déguiser. Le lendemain il y eut encore du carnage. M.
de Lescure, malgré mes prières, voulut aller savoir des nouvelles de ses
amis. Il vit égorger deux hommes près de lui.
Nous demeurâmes huit jours dans nos asiles; mais ma mère et moi, nous
venions réciproquement nous voir, déguisées en femmes du peuple. Un jour
je revenais de chez elle, M. Lescure me donnait le bras; nous passâmes
devant un corps-de-garde; un volontaire, assis à la porte, dit à
ses camarades: «On voit passer des chevaliers du poignard: ils sont
déguisés; mais on les reconnaît bien.» Je contins mon émotion: en
rentrant je tombai sans connaissance.
On nous dit que les administrateurs de la section du Roule étaient assez
bons; cependant nous n'osâmes pas rentrer à l'hôtel Diesbach; nous
allâmes nous loger à l'hôtel garni de l'Université. Ce fut là que ma
mère, déjà accablée par tant de malheurs, apprit, par les cris publics,
que madame de Lamballe avait été transférée à la Force: elle fut saisie
d'une fièvre inflammatoire.
Quand elle fut un peu mieux, nous songeâmes à sortir de Paris. Chaque
jour on faisait de nombreuses arrestations, et nous attendions notre
tour, craignant de l'avancer encore en demandant les passe-ports qui
nous étaient nécessaires pour partir.
Dieu nous envoya un libérateur. M. Thomassin, qui avait été gouverneur
de M. de Leseure, se dévoua pour nous, et résolut de nous sauver ou
de périr; c'était un homme rempli d'esprit et de ressources, grand
ferrailleur et très-hardi. Quoique fort attaché à M. de Lescure, il
s'était un peu mêlé au parti révolutionnaire; et tel que je viens de
le peindre, il lui avait été facile d'acquérir de la faveur et de
l'influence: il était commissaire de police et capitaine dans la section
de Saint-Magloire. Il se fit donner une commission pour aller acheter
des fourrages; ensuite il nous mena lui-même à la section: il était en
habit d'uniforme, avec des épaulettes. Pendant qu'avec toute la jactance
d'un héros des sections de Paris, il tenait des discours à l'ordre du
jour, un honnête secrétaire nous expédia nos passe-porls, sans qu'on fit
attention à nous. M. Thomassin fit ensuite toutes les autres démarches
prescrites pour que tout fût parfaitement en règle.
Le lendemain pensa nous être funeste. M. de Lescure voulut, avec l'aide
de M. Thomassin, obtenir deux autres passe-ports; l'un pour M. Henri
de La Rochejaquelein, son cousin et son ami: il était officier dans la
garde constitutionnelle du roi; lorsqu'elle avait été licenciée, les
officiers avaient reçu, de la bouche de S. M., l'ordre de ne pas émigrer
et de rester auprès de lui. Le second passe-port était pour M. Charles
d'Autichamp: il avait aussi fait partie de la garde du roi; c'était
l'ami de M. de La Rochejaquelein; il avait alors vingt-trois ans, une
belle et noble figure, et une réputation distinguée parmi les officiers.
Ces deux messieurs étaient au château le 10 août, et avaient échappé
comme par miracle. M. d'Autichamp avait tué deux hommes au moment où
ils allaient le massacrer. Depuis le 10 août ces messieurs ne savaient
comment se dérober aux dangers qu'ils couraient à chaque instant dans
Paris.
M. de Lescure chercha à employer pour eux les moyens qui nous avaient
réussi; mais il fallait deux témoins qui vinssent signer leurs
passe-ports. Il s'adressa à ce limonadier dont le peuple avait cassé
les vitres le 8 août. Celui-ci se prêta obligeamment à ce qui lui était
demandé, et promit même d'amener un second témoin. M. de Lescure, ses
deux amis, les témoins, et M. Thomassin toujours dans son équipage
militaire, se rendirent à notre section. M. de Lescure déclara que ces
messieurs logeaient chez lui; des passe-ports leur furent promis; mais
on les pria d'attendre un instant, pendant qu'on expédiait d'autres
personnes.
Dans cet intervalle, le second témoin jeta les yeux sur un papier
affiché dans la salle; c'était un nouveau décret qui condamnait aux fers
les faux témoins pour les passe-ports. Cet homme, effrayé, s'approche du
secrétaire, lui annonce qu'il se récuse, et que ces messieurs lui
sont inconnus. Comme il avait fait cette déclaration à voix basse, le
secrétaire seul l'avait entendu. Cet honnête homme dit alors, tout bas à
M. de Lescure: «Vous êtes perdus! sauvez-vous!» Puis, affectant un
ton d'humeur, il lui dit tout haut qu'on n'avait pas le temps de les
expédier, et de passer dans un autre moment. Ces messieurs échappèrent
ainsi à ce danger.
Enfin nous nous mîmes en route pour le Poitou, le 25 août, mon père,
ma mère et moi, tous fort mal vêtus; nous montâmes en voiture avec M.
Thomassin, qui avait son grand uniforme. M. de Lescure courait à cheval
avec un seul domestique.
Arrivés à la barrière, nous montrons nos passeports. On nous dit qu'il
en faut un aussi pour les chevaux de poste, avec leur signalement, et
qu'il faut aller le demander à la section de Saint-Sulpice. M. Thomassin
descend, reconnaît le capitaine du poste pour un de ses camarades; iL
obtient de lui que nous passerons de suite. Il y avait devant nous une
autre voiture arrêtée par la même raison, et à qui le capitaine refusait
la même faveur; cette voiture prend le parti de retourner à la section.
Notre postillon, qui était un homme méchant et ivre, retourne aussi, et
suit au grand galop la première chaise de poste, malgré les cris de M.
Thomassin, qui était remonté avec nous. Nous arrivons à la section; le
peuple s'attroupe, entoure la voiture, en criant: _A la lanterne! à
l'Abbaye! ce sont des aristocrates qui se sauvent!_
M. Thomassin descend, entre à la section, montre nos passe-ports, étale
tous ses brevets. Les commissaires se souviennent de l'avoir vu en
diverses occasions; il les embrasse, et obtient le laissez-passer.
Pendant ce temps, le tumulte et les clameurs augmentaient autour de la
voiture, et lorsque M. Thomassin sortit, la populace sembla vouloir
s'opposer à notre départ. Alors M. Thomassin se mit à haranguer du haut
du perron de la section; il exposa tous ses titres, déploya encore ses
brevets, dit que nous étions ses parens, et que nous allions acheter
des fourrages pour l'armée; puis, s'abandonnant à un enthousiasme de
commande, il exhorta tous les jeunes gens à voler à la défense de la
patrie, et leur jura que, sa mission remplie, il irait se mettre à leur
tête pour combattre avec eux. «Oui, mes camarades, s'écria-t-il en
finissant, répétez tous avec moi: Vive la nation!» Pendant que la
populace toute émue applaudit, M. Thomassin se jette dans la voiture,
ordonne au postillon de partir, et nous reprenons la route d'Orléans.
Ce postillon nous mit encore dans un grand péril. A une lieue de Paris,
nous rencontrâmes un détachement de Marseillais: c'était l'avant-garde
des troupes qui allaient à Orléans chercher les prisonniers qu'elles
massacrèrent ensuite à Versailles. Le postillon s'avise de traverser
toute la largeur de la route, pour aller accrocher ces soldats; il en
culbute deux ou trois. Dans l'instant, toute la troupe nous couche en
joue; M. Thomassin se montre par la portière: «Mes camarades, leur
dit-il, tuez ce coquin-là. _Vive la nation!_» En voyant l'uniforme et
les manières de M. Thomassin, ils s'apaisent.
Sur toute la route, nous trouvâmes des colonnes de soldats qui se
rendaient aux armées; ils étaient insolens, arrêtaient et insultaient
les voitures; mais notre capitaine parisien, en se montrant et en criant
_vive la nation!_ nous délivrait de tout accident.
Le soir, nous arrivâmes à Orléans. A la barrière, on nous demanda
nos passe-ports: il y avait là beaucoup de monde. On s'informa, avec
empressement et inquiétude, s'il était vrai qu'on vînt chercher les
prisonniers: on nous dit que c'étaient d'honnêtes gens; que la ville
leur était dévouée, et les défendrait si on voulait leur faire du mal.
Je fus bien touchée des sentimens de ce bon peuple, et cette scène sera
toujours présente à mon souvenir.
Après Beaugency, on nous arrêta dans un village où l'on nous demanda nos
passe-ports. Dès qu'on sut qu'il y avait dans la voiture un capitaine de
la garde nationale de Paris, on le pria de descendre, et de passer
en revue cinquante volontaires du village, qui allaient partir pour
l'armée. Aussitôt, M. Thomassin met pied à terre, tire gravement son
épée, passe en revue ces jeunes gens, leur fait un discours patriotique,
remonte ensuite avec nous, et nous partons aux cris de _vive la nation!_
Il nous arriva dix aventures à peu près semblables: l'uniforme parisien
avait alors une grande puissance. L'assurance avec laquelle M. Thomassin
jouait son rôle, inspirait encore plus de respect pour lui. Il était
comme un général d'armée, et, grâce à lui, nous traversâmes une route
couverte de quarante mille volontaires, sans être arrêtés ni même
insultés.
A Tours, nous apprîmes qu'il y avait du trouble à Bressuire, précisément
dans la ville auprès de laquelle est située la terre de Clisson, où nous
allions nous réfugier. Nous nous arrêtâmes dans le faubourg de Tours;
mais M. de Lescure continua sa route pour entrer en Poitou.