Le 20 et le 21 août, je reçois deux lettres de madame Vermersch. Elles
sont, l'une et l'autre, désolées. Le 2 septembre, nouvelle lettre. Le
pauvre malade va mieux. Ou du moins, ses proches veulent espérer.
... Nous sommes allés, mon père, ma mère et moi--m'écrit madame
Vermersch--le voir, et l'avons trouvé mieux. Hier, nous avons trouvé
un si grand changement que j'ose le croire complètement guéri...
D'autres nouvelles m'arrivent bientôt par Edmond Levraud, que j'avais
vu, quelques mois auparavant, à Genève.
Londres, 9 septembre 1878.
Mon cher Vuillaume,
Caria, qui m'a donné votre adresse, vous a raconté l'état dans lequel
se trouve Vermersch.
J'ai été le voir hier... Chose étrange, il passe son temps à faire
des vers.
Il est on ne peut mieux dans un établissement qui est parfaitement
situé. Le médecin et le directeur sont très bons pour lui. C'est
Vermersch qui me l'a dit...
Malheureusement, je crains fort qu'il ne guérisse que bien lentement.
Enfin, pour le moment, il est aussi bien soigné que possible...
Je vous serre bien les mains de tout cœur.