Cet auteur remarque avec raison que cette espèce présente

généralement trois styles. Sur tous les échantillons examinés,

nous avons observé ce nombre. Par contre, sur le _C. nummularia_ nous

avons toujours vu deux styles. C’est le cas pour notre échantillon

qui diffère cependant du type par ses feuilles plus grandes et ses

fleurs un peu plus longuement pédicellées. Ce n’est cependant

pas la var. _ovalifolia_ de Boiss., dont les feuilles sont ±

lancéolées-aiguës et le port différent.

GEUM L.

=G. heterocarpum= Boiss. _Voy. Esp._ II, 201, t. 58.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, sous les chênes verts du sommet, très

localisé, alt. 2136 m. 25 mai (n. 511).

_Obs._ — Cette espèce est fort intéressante à cause de sa

dispersion surtout occidentale. Boissier l’a découverte en

Espagne, elle se retrouve au Maroc. Ce dernier auteur (l.c., p. 728)

la signale aussi en Carie, mais il reconnaît que c’est une forme

différente. Il manque, en effet, à cette dernière, la présence

caractéristique d’un méricarpe à la base du gynophore.

Boissier signale cette plante en Espagne, en rapport avec le _Berberis

cretica_, et c’est également dans une station toute voisine de

cet arbuste que nous avons récolté notre échantillon.

ROSA L.

=R. Pouzini= Trattinick _Ros._ II, 112 (1823-24).

Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près Aïn Sefra, alt. ca. 1600 m. 20 mai

(n. 327).

=LEGUMINOSÆ=

ARGYROLOBIUM Ekl. et Zeyh.

=A. uniflorum= Jaub. et Spach in _Ann. sc. nat._ ser. II, XIX, 45 =

_Cytisus uniflorus_ Decaisne in _Ann. sc. nat._ ser. II, III, 365.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai

(n. 535) ; Tiout, rochers au-dessus de l’oued, alt. ca. 1050 m. 31

mai (n. 548).

_Obs._ — L’_A. microphyllum_ Ball est, suivant la description

de l’auteur, une simple variété de l’_A. uniflorum_. Notre

n. 535 se rapproche beaucoup de la plante décrite par Ball. Mais

toutes les fleurs de notre spécimen n’ont pas des dimensions

aussi considérables que celles signalées par cet auteur. Aussi en

l’absence d’un original permettant une identification précise,

nous envisageons notre plante comme une forme intermédiaire.

GENISTA L.

=G. Rætam= Forsk. _Fl. æg.-ar._ 214 = _Retama Rætam_ Webb

_Phyt. canar._ II, 56 = _Spartium Rætam_ Spach in _Ann. sc. nat._

ser. II, XIX, 288.

Hab. : Oran, à 10 km. d’Aïn Sefra, dans le sable, près de la

voie ferrée, alt. c. 1150 m. 24 mai (n. 418).

=G. sphærocarpa= Lam. _Encycl._ II, 616 (1786) = _Retama sphærocarpa_

Boiss. _Voy. Esp._ II, 144 (1839-45) = _Spartium sphærocarpum_

L. _Mant._ II, 571 (1771).

Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, dans la salle, près de

l’oasis, alt. ca. 1150 m. 18 mai (n. 286).

=G. saharæ= Coss. et Dur., in _Bull. soc. bot. Fr._ II, 247 (1855)

= _Spartium saharæ_ Pomel _Nouv. Mat._ 173 (1874).

Hab. : Oran, dune d’Aïn Sefra, à 15 km. à l’W. de cette

localité, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 681).

ERINACEA Adans.

=E. pungens= Boiss. _Voy. Esp._ 145 = _Anthyllis Erinacea_ L. _Sp. pl._

720 (1753).

Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa, en grosses touffes entre les

pierres, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 326).

CALYCOTOME Link

=C. spinosa= Link _Enum. hort. berol._ II, 225 = _Spartium spinosum_

L. _Sp. pl._ 709 (1753).

Hab. : Oran, près Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 113).

ONONIS L.

=O. biflora= Desf. _Fl. atl._ II, 143 (1800) = _O. geminiflora_

Lag. _Nov. gen. et sp._ 22 (1816).

Hab. : Oran, prairie rocheuse près du Vieux Saïda, alt. ca. 900

m. 10 mai (n. 119).

=O. glabrescens= Hochr. = _O. angustissima_ var. _glabrescens_

Barr. in Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 104 (1896), p.p. = _O. polyclada_

Murb. _Contrib._ I, 59 (1897), (p. subsp.).

Hab. : Oran, vallon au pied du Djebel Morghad dans le steppe d’alfa,

alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 465).

Var. =minor= Hochr. var. nov. — A typo differt caulibus minoribus

paucifloris, foliolis angustioribus, petiolis foliis plerumque multo

longioribus, breviter aristatis, floribus minoribus. Ab _O. filifolia_

(subsp. Murb.) differt foliis omnibus trifoliolatis vel superioribus

interdum unifoliolatis, stipulis petiolum ca. æquantibus, pedunculis

longioribus, floribus multo minoribus.

Caules 8-22 cm. longi ; foliorum inferiorum foliola ad 18 mm. longa

et 4 mm. lata, fol. aliorum foliola plerumque 7-15 mm. longa et

1-1,5 mm. lata ; fol. super. foliolum interdum unicum 4-8 mm. longum

et 0,5-0,75 mm. latum ; pedunculi 12-20 mm. longi ; corolla 8-12

mm. longa. Legumen quod vidi 12 mm. longum.

Hab. : Oran, plaine d’alfa entre Tiloula et Aïn-Aïssa près Aïn

Sefra, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 317) ; vallon au pied du Djebel

Morghad dans le steppe d’alfa, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 464).

_Obs._ — Nous estimons que M. Murbeck aurait dû conserver le nom

de Bonnet et Barr. alors même que ces derniers avaient confondu deux

choses différentes. Il aurait fallu conserver le nom princeps pour

l’une au moins des deux formes.

Au point de vue systématique nous ne saurions nous prononcer

au sujet de la distinction spécifique entre l’_O. Natrix_ et

l’_O. angustissima_, mais il nous semble pratique de séparer

l’_O. glabrescens_ de l’_O. angustissima_. Ce dernier possède

en effet comme sa var. _falcata_ (= _O. falcata_ Murb. l.c.) des

légumes velus et des semences muriquées couvertes de petites perles

très serrées, alors que le premier a des légumes glabres et des

semences muriquées aussi, mais à perles espacées. Vu l’absence

de formes intermédiaires, ces caractères, dont l’un est indiqué

très nettement par Murbeck (Pl. III), nous paraissent suffisamment

importants pour impliquer une distinction spécifique. Le port de

la plante, petite et glabre dans l’_O. glabrescens_, plus haute et

velue dans l’_O. angustissima_, permet en outre de distinguer ces

deux espèces presqu’au premier coup d’œil, et nous n’avons

jamais hésité pour l’identification. Par contre nous ne saurions

considérer comme espèce notre variété _minor_ reliée au type par

des intermédiaires, de même, d’après la description, nous pensons

que M. Murbeck rapproche avec raison ses _O. polyclada_ et _filifolia_.

Notre variété _minor_ diffère du type de M. Murbeck par son port

moins élevé, par ses pédoncules moins longuement aristés, par

ses fleurs plus petites et en moins grand nombre.

=O. Columnæ= All. _Fl. ped._ I, 318 (1785) = _O. parviflora_

Lam. _Dict._ 510 (1783) non Berg. _Descr. pl. cap._ 214 (1767).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin de la source

alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 220).

=O. alba= Poir. _Voy._ II, 210 (1789) = _O. monophylla_

Desf. _Fl. atl._ II, 145, t. 188 (1800).

Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 66).

MEDICAGO L.

=M. sativa= L. _Sp. pl._ 778 (1753).

Hab. : Oran, Saïda, dans un champ cultivé, mais probablement

indigène en Algérie où on le rencontre dans les 3 régions que

j’ai parcourues, 10 mai (n. 103).

=M. littoralis= Rhode ex Lois. _Notice sur les plantes à ajouter à

la Fl. de Fr._ 118 (1810) ; Hornem. _Hort. Hafn. Suppl._ 85 (1819).

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau au bord de la mer, 2 mai

(n. 34).

_Obs._ — La citation princeps est bien Loiseleur, et non Hornemann

comme l’indique à tort l’_Index Kew._

MELILOTUS L.

=M. macrocarpa= Coss. et Dur. _Cat. gr. Bord._ 27 (1866) ;

_Bull. soc. bot. Fr._ XIV, Bibliog. 39 = _M. physocarpa_ Pomel

_Nouv. mat._ 181 et 321 (1874).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued à sec, 4 mai

(n. 61).

=M. indica= All. _Fl. ped._ n. 1121 (1785) = _Trifolium Melilotus

indica_ var. δ L. _Sp. pl._ ed. II, 1077 (1763) = _M. parviflora_

Desf. _Fl. atl._ II, 192 (1800).

Hab. : Oran, Tiloula, près d’Aïn Sefra, terrain humide au voisinage

de la source, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 305).

TRIFOLIUM L.

=T. stellatum= L. _Sp. pl._ 769 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, gazon au bord de la mer,

2 mai (n. 36).

=T. angustifolium= L. _Sp. pl._ 769 (1753).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 45).

Var. =intermedium= Gib. et Belli _Rev. crit. Trif. Lagop._ 100 in

_Mem. r. Acad. Torino_ ser. II, XXXIX (1888) ; Burnat _Fl. Alp. mar._

II, 137 = _T. intermedium_ Guss. _Cat. pl. in Boccadif._ 82,

ann. 1821 ; Batt. et Tr. _Fl. alg._ I, 233.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 3).

=T. scabrum= L. _Sp. pl._ 770 (1753).

Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900

m. 10 mai (n. 130).

=T. tomentosum= L. _Sp. pl._ 771 (1753).

Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900

m. 10 mai (n. 131).

ANTHYLLIS L.

=A. Vulneraria= L. _Sp. pl._ 719 (1753) var. =coccinea= L. _Fl. suec._

ed. II, 250 (1755) = _A. vulneraria_ β. L. _Sp. pl._ 719 ; Schultes

_Oesterr. Fl._ 2me ed. II, 317 (1814) = _A. Dillenii_ Schult. ms. ex

DC. _Prod._ II, 170 (1825) ; Steud. _Nom._ ed. 1, 56 (1821) absque

descr. et syn. = _A. Vulneraria_ var. _rubriflora_ DC. _Prod._

l.c. ; Boiss. _Fl. or._ II, 158 ; Bonn. et Barr. _Cat. Tun._ 122 =

_A. vulneraria_ var. _Dillenii_ Ball _Spic._ in _Journ. linn. Soc._

XVI, 421 (1878) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 249 ; Rouy et

Fouc. _Fl. Fr._ IV, 228 = _A. rubra_ Gouan _Herbor._ 173 (1796)

nomen nud.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., au pied d’une petite

paroi de rochers, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 381), retrouvé au

Djebel Morghad.

_Obs._ — Le vrai nom de cette variété est bien _coccinea_ ; il

a été donné par Linné qui indique une courte diagnose et cite la

figure de Dillenius. Remarquons en passant que le nom d’_A. Dillenii_

ne se trouve pas dans Schult. _Oesterr. Fl._ l.c. comme l’indiquent

par erreur Rouy et Foucaud. La première citation valable de ce nom est

DC. _Prod._ Steudel dans son _Nomenclator_ ne donne qu’un nom sans

aucune indication qui permette de savoir à quoi il l’applique. Il

est donc nul et non avenu.

LOTUS L.

=L. commutatus= Guss. _Prod. fl. sic._ II, 545 (1827-28)

var. =collinus= Brand in Engl. _Bot. Jahrb._ XXV, 208 (1898) =

_L. creticus_ var. _collinus_ Boiss. _Fl. Or._ II, 164 (1872) =

_L. cytisoides_ subsp. _collinus_ Murb. _Contrib._ I, 68 (1897) =

_L. prostratus_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 247 [non Desf.].

Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., à la lisière de la forêt

de pins, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 348).

_Obs._ — Cette plante correspond tout à fait à la description

qu’en donne M. Murbeck, c’est la forme à grandes fleurs de

la rég. médit. occid. Nous adoptons la nomenclature de Brand

(_Monogr. der Gatt. Lotus_) parce qu’il nous paraît plus clair de

prendre comme nom de l’espèce à rostre droit le _L. commutatus_

de Guss. au sujet duquel il n’y a pas de discussion, tandis que

l’enchevêtrement des formes se rapportant aux _L. creticus_ L. et

_cytisoides_ est tel qu’il est impossible de fixer leur limite

comme la comprenait leur auteur. Cette conclusion est d’autant plus

nécessaire que l’on sera peut-être amené à réunir ces deux

espèces qui ne diffèrent que par la forme du rostre. En effet chez

notre plante le rostre est long et ± sinueux, il est légèrement

infléchi en arrière, puis dans sa partie supérieure il est un peu

recourbé en avant, de sorte que l’on peut se demander s’il y a

là une forme particulière ou une forme intermédiaire entre le rostre

droit du _L. commutatus_ et le rostre recourbé du _L. creticus_.

=L. corniculatus= L. _Sp. pl._ 775 (1753) var. =aff. L. tigrensi=

Baker.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, terrain marécageux dans l’oued

alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 539 forme rampante à petites feuilles) ;

id. (n. 540) forme ascendante à folioles plus grands lanceolés.

_Obs._ — Vu la confusion qui règne pour les formes du

_L. corniculatus_[43] nous renonçons à identifier cette variété

mais il est intéressant de signaler ses particularités.

Nous avons observé notre plante sous ses deux aspects, fort

différents, qui croissaient mélangés les uns à côté des autres en

même temps que toutes les formes de passage entre eux. Ce qui paraît

être le caractère le plus intéressant de cette plante c’est

qu’elle présente des bractées possédant seulement 1 ou 2 folioles

comme les _L. tigrensis_ et _Scholleri_ de l’Afrique orientale

et australe. Selon Brand, l. infra c. p. 193, ce caractère serait

particulier à ces espèces. Nous avons cru au début avoir à faire

à un _L. decumbens_ Poiret, dont Brand (_Monogr._ in Engler _Jahrb._

XXV, 210, 1898) fait une variété du _L. uliginosus_ Schk. Mais

quoique notre plante présente quelques stolons ± caractérisés,

son port et surtout l’absence de nervation visible des folioles

(carnet. diagnost. de Brand) nous la fait ranger sans hésitation

parmi les _L. corniculatus_.

COLUTEA L.

=C. arborescens= L. _Sp. pl._ 723 (1753).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant E., rochers herbeux et buissonneux,

alt. ca. 1750 (rare) 19 mai (n. 340).

ASTRAGALUS L.

=A. Gombo= (e sect. _Chronopus_ Bunge) Coss. et Dur. in Balansa

_Pl. alg. exsicc._ n. 549 (1852) ; id. in _Bull. soc. bot. Fr._ IV,

136 (1857) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 261.

Hab. : Oran, Aïn Sefra dans le sable de la dune autour de la redoute,

alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 533).

_Obs._ — Cette plante s’étend beaucoup plus loin à

l’Orient qu’on ne le pense, témoin le n. 333 de Barbey

(_Herbor. au Levant_, p. 131), d’Egypte, Abou Elfein, lequel est

un _A. Gombo_ et non un _A. sparsus_ comme l’indique M. Barbey

l.c. et Boiss. _Fl. or. suppl._ 181. — Battandier et Trabut comme

Bonnet et Barr. croyaient cette espèce particulière à l’Algérie,

à la Tunisie et au Maroc.

=A. cruciatus= (e sect. _Oxyglottis_ Bunge) Link _Enum._ II, 256,

var. =polyactinus= Hochr. = _A. polyactinus_ Boiss. _Fl. or._ II, 226.

Hab. : Oran, Tiloula près d’Aïn Sefra, terrain humide,

alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 308).

_Obs._ — Sans admettre que l’_A. polyactinus_ soit une espèce

distincte, il nous semble cependant qu’on peut le distinguer assez

facilement de l’_A. radiatus_ pour ne pas identifier tout à fait

ces deux plantes. En effet, outre la fleur qui est plus petite chez

la plante de Link, le fruit a une apparence assez différente. Il est

couvert de longs poils soyeux et plus ou moins érigés chez notre

plante, tandis qu’il est presque glabre ou pourvu de quelques poils

appliqués dans l’espèce de Link.

=A. Fontanesii= (e. sect. _Poterion_ Bunge) Coss. et Dur. ex Bunge

_Astrag._ 126 in _Mem. Acad. St-Petersb._ ser. 7, V, XI, n. 16 (1868).

Hab. : Oran, ravin du Djebel Aïssa près Aïn Aïssa et dans la

plaine jusqu’à Tiloula alt. ca. 1200-1500 m. 20 mai (n. 325).

_Obs._ — Cette plante, quoique très épineuse, passe pour être

le met favori des chameaux.

=A. tenuifolius= Desf. _Fl. atl._ II, 186 ; Bunge _Astrag._ II, 179.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, terrain rocheux,

alt. ca. 1800 m. 24 mai (n. 471).

Var. =austro-oranensis= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus

longioribus, erectis ; foliolis numerosioribus — plerumque 17 —

latioribus, ovatis vel ellipticis ; pedunculis longioribus, sæpe quam

folium duplo longioribus ; inflorescentia elongata, floribus numerosis.

Foliola ad 2,4 mm. lata et 5 mm. longa ; pedunculi cum infrutescentia

ad 8 cm. longi.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune aux environs du village alt. ca. 1050

m. 15 mai (n. 193).

_Obs._ — Cette plante est fort différente du type que nous avons

trouvé sur les montagnes de la région. Si les caractères touchant

la largeur des folioles et leur nombre ainsi que le port des tiges

sont variables, la longueur relative des pédoncules par contre est

regardée comme distincte dans ce groupe. Nous aurions donc volontiers

considéré cette plante comme une espèce nouvelle si nous n’avions

observé dans un ou deux cas des stades intermédiaires entre elle et

le type. En outre il y a une parfaite ressemblance en ce qui concerne

la forme de la fleur et surtout celle de l’étendard et du calice.

En tout cas, c’est une plante qui rappelle un peu

l’_A. Kotschianus_[44] Boiss. mais elle n’a pas les fruits courts

de ce dernier.

SCORPIURUS L.

=S. sulcatus= L. _Sp. pl._ 745 (1753).

Hab. : Oran, Saïda, prairie près de l’oued alt. ca. 850 m. 10 mai

(n. 127).

=S. subvillosus= L. _Sp. pl._ 745 (1753) var. =acutifolius= Hochr. =

_S acutifolius_ Viv. _Fl. Lyb. Spec._ 43 t. 19, f. 4 (1824) =

_S. subvillosus_ var. _eriocarpa_ Moris _Fl. sardoa_ I, 534 (1837) ;

Gren. et Godr. _Fl. Fr._ I, 493 = _S. subvillosus_ var. Coss. in

_Bull. Soc. bot. Fr._ XII, 277 (1865).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea ravin d’un oued, 4 mai (n. 60).

CORONILLA L.

=C. juncea= L. _Sp. pl._ 742 (1753) var. =Pomelii= Hochr., comb. nov. =

subsp. _C. Pomeli_ Batt. in _Bull. soc. bot. Fr._ XXXIII, 353 (1886)

= _C. Pomeli_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 286 (1889).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte alt. ca. 1500

m., manque au sommet et à la base de la montagne, terrain rocheux,

16 mai (n. 211).

_Obs._ — Cette variété est assez distincte de l’espèce. Ce

qui frappe au premier abord c’est qu’elle est presque aphylle

et que ses feuilles ne possèdent qu’une foliole. Mais on peut

observer aussi sur des échantillons du _C. juncea_ type une forte

réduction des folioles ; certaines feuilles même sont réduites

à une seule foliole. La dimension des pédoncules n’est pas

sensiblement différente, ils sont généralement un peu plus épais

chez la variété, ce qui les fait paraître plus courts. Les fruits

et les graines de la variété sont en général bien plus longs chez

la variété que chez le type mais, chez les deux plantes, il y a de

grandes variations de sorte qu’on ne saurait baser une espèce sur

ce caractère. C’est pourquoi nous considérons le _C. Pomelii_

comme variété du _C. juncea_. M. Battandier qui en avait fait une

sous-espèce a modifié sa façon de voir et dans sa Flore il en fait

une espèce de second ordre. Cette plante étant peu connue, il est

intéressant de citer les exsiccata qui la renferment. Tels sont :

Sahara algérien entre Sidi Makhlour et Laghouat (Reboud n. 142

_bis_) ; in alluviis Oued Bummel in Oued en Nza confluentis, Berrian

inter Guerrara, prov. Alger. austr. 1835 (Cosson) ; in ead. st. (Kralik

n. 36).

=C. scorpioides= Koch _Syn._ 289 = _Ornithopus scorpioides_

L. _Sp. pl._ 734 (1753) = _Astrolobium scorpioides_ DC. _Prod._ II,

311 = _Ornithopus trifoliatus_ Lam. _Fl. fr._ II, 659.

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, plaine d’alfa au pied du Djebel

Morghad, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 430).

HIPPOCREPIS L.

=H. ciliata= Willd. in _Mag. Gesell. Nat._ p. 173 (1808) ; Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 289.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière herbeuse à

mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 400).

=H. bicontorta= Loisel. _Fl. Gall._ II, 162, t. 28 ; Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 289 = _H. cornigera_ Boiss. _Diagn._ ser. I, 2, 102.

Var. =sinuosissima= Pomel _Nouv. mat._ 195 (1874) ; Batt. et Tr. l.c.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar. alt. ca. 1085 m. 30 mai

(n. 534).

EBENUS L.

=E. pinnata= Ait. _Hort. Kew._ III, 27 (1789) ; Desf. in

_Act. soc. nat. par._ 2, t. 3 (1792) ; id. _Fl. atl._ II, 152 (1800)

= _Hedysarum sericeum_ Vahl _Symb._ II, 83, t. 41 (1791).

Hab. : Oran, plaine d’alfa entre Tiloula et Aïn Aïssa à env. 40

km. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 318).

_Obs._ — C’est à tort que Bonnet et Barr. (_Cat. Tun._ p. 140)

Batt. et Tr. (_Fl. Alg._ I, 290) et Boissier (_Fl. or._ II, 556)

attribuent ce nom à Desfontaines qui lui-même cite Aiton.

VICIA L.

=V. disperma= DC. _Cat. hort. monsp._ 154 = _Cracca disperma_ Gr. et

Godr. _Fl. Fr._ I, 472.

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, lit d’un oued près

Deux-Moulins, 4 mai (n. 27).

LATHYRUS L.

=L. articulatus= L. _Sp. pl._ 731 (1753) = _L. tenuifolius_

Desf. _Fl. atl._ II, 160.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa versant S.-E., forêt de pins, alt. ca. 1750

m. 19 mai (n. 352).

Var. =ligusticus= Burnat _Fl. Alg. mar._ II, 196 (1896).

Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea brousse, 4 mai (n. 44) ; id. Pointe

Pescade ravin, 5 mai (n. 71).

_Obs._ — Battandier et Trabut (_Fl. Alg._ I, 277) mentionnent le

_L. Clymenum_ en Algérie. Nous doutons un peu de cette affirmation

parce que le _L. articulatus_ L. ressemble énormément à

l’espèce précitée et que dans les herbiers, il est toujours

confondu avec elle. En outre tous les échantillons étiquetés

_L. Clymenum_ et provenant d’Afrique examinés par nous étaient

des _L. articulatus_. Même l’exemplaire du _L. Clymenum_ de

l’Hb. Desfontaines est un _L. articulatus_. En ce qui concerne

la distinction à faire entre ces deux espèces, nous renvoyons

à Burnat _Fl. Alp. marit._ II, 194 indication complétée par

des notes publiées à la fin du Vol. III. Le stigmate brièvement

mucroné ou obtus nous semble constituer en regard de l’appendice

longuement subulé du _L. Clymenum_ un caractère spécifique

très net. D’après ce que nous avons vu dans l’Hb. Boissier, le

_L. Clymenum_ serait localisé en Europe, Corse, Sicile, Constantinople

(Noë n. 263) tandis que le _L. articulatus_ s’étendrait surtout

en Algérie, Espagne, Sardaigne, Corse et au sud de la France. Ex. :

Espagne (Bourgeau sine n.), Fl. ætnensis (Gabriel Strobl), Corse et

Toulon (Bourgeau), Constantine (Hb. Fauché), Espagne mérid. (Boiss.),

Alger (Fauché) id. (Bové n. 52), Sardaigne (Bula), Crète (Raulin

n. 694).

=GERANIACEÆ=

ERODIUM L’Hérit.

=E. cicutarium= L’Hérit. _Geraniol._ 5, n. 12 = _Geranium

cicutarium_ L. _Sp. pl._ 680 (1753).

Var. =allotrichum= Hochr., comb. nov. = _E. allotrichum_ Steud. in

Schimper _Iter abyssin._ sect. III, n. 1488 (1844) ; Rich. _Fl. Abyss._

I, 116 (1847) = _E. alsiniflorum_ Delile _Ind. sem. hort. Monsp._ 7

(1847) ; _Ann. sc. nat._ ser. 3, IX, 329 (1848) = _E. pallidiflorum_

Jord. _Cat. gr. jard. Gren._ 2 (1849).

Hab. : Oran, limite sept. des hauts plateaux, Aïn el Hadjar, voie

ferrée, alt. ca. 1000 m., 11 mai (n. 143).

Var. =Jacquinianum= Hochr., comb. nov. = _E. Jacquinianum_ Fisch. et

Mey. _Ind. Hort. Petrop._ IX, Supp. (1844) ; Rouy _Illustr._ p. 44,

t. 132 (non 122 ut in R. _Fl. Fr._) = _E. hirtum_ Jacq. _Ecl._

I, 58 (1811-1816) [non Willd. _Sp. pl._ III, 632 (1800)] fide

Fisch. et Mey. ips. = _E. staphylinum_ Bertol. _Fl. ital._ VII, 185

(1847) = _E. tenuisectum_ Gren. et Godr. _Fl. Fr._ I, 311 (1848) =

_E. cicutarium_ var. _hirtum_ Moris _Fl. sard._ I, 342 (1837).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, rocailles, alt. ca. 1800

m. 24 mai (n. 473) ; plateau rocailleux entre le Djebel Mekter et

les rochers de Mograr Foukani alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 665).

_Obs._ — Nous ne saurions reprendre le nom de Jacquin qui est un

nom mort-né comme pour la var. de l’espèce suivante.

D’autre part nous devons remarquer que l’_E. Jacquinianum_ ne

diffère que très peu de l’_E. cicutarium_ et qu’il est relié

à lui par une série de formes intermédiaires. Cela ressort très

nettement de l’examen de la planche originale et des nombreux

exemplaires que nous avons eu sous les yeux.

Le caractère différentiel donné par Rouy dans sa clef analytique est

en réalité fort indistinct. Les feuilles sont toutes pennatiséquées

et les segments sont bipennatipartites ou bipennatifides. En

particulier les plantes citées par Rouy et photographiées par lui

dans ses _Illustr._ sont démonstratives. La petite plante en haut

à droite possède des segments foliaires bipennatipartites tout à

fait semblables à ceux de l’_E. cicutarium_ type. Chez les autres

échantillons ces segments sont un peu seulement plus profonds et

plus étroits.

Var. =subacaule= Hochr., comb. nov. = _E. Jacquinianum_

var. _subacaule_ Boiss. et Reut. _Pug._ 26 (1852).

Hab. : Oran, rocailles près du télégraphe optique du Djebel Aïssa,

alt. ca. 1600 m., 2 juin (n. 579).

_Obs._ — Cette variété à port rabougri et presqu’acaule est

au moins aussi distincte de l’_E. Jacquinianum_ que ce dernier

l’est de l’_E. cicutarium_, c’est pourquoi nous ne craignons

pas de coordonner ces deux formes en les attribuant toutes deux comme

variétés à l’_E. cicutarium_.

=E. laciniatum= Willd. _Sp. pl._ III, 663 (1801) = _Geranium

laciniatum_ Cav. _Diss._ IV, 228, t. 113, f. 3 (1790).

Var. =Bovei=[45] Hochr., comb. nov. = _E. Bovei_ Delile

_Ind. hort. monsp._ 6 (1838) ; Murbeck _Contr._ I, 53 (1897) =

_Geranium pulverulentum_ Desf. _Fl. atl._ II, 111 (1800) [non Cav,

(1790)] = _E. pulverulentum_ Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 126 (1888)

= _E. arenarium_ Pomel _Nouv. mat._ 340 (1879) = _E. laciniatum_

var. _pulverulentum_ Boiss. _Fl. Or._ I, 893 (1867) ; Bonn. et

Bar. _Cat. Tun._ 85 (1896).

Hab. : Oran, steppe pierreux au pied du Djebel Morghad, alt. ca. 1200

m. 24 mai (sine num.).

_Obs._ — Nous croyons que M. Murbeck a adopté avec raison le nom

de _Bovei_ car la dénomination de Desfontaines (_G. pulverulentum_)

était inexacte puisqu’il existait déjà une espèce de ce

nom. C’était donc un nom mort-né.

Le Sud-Oranais: études floristiques et phytogéographiques faites au cours d'une exploration dans le Sud-Ouest de l'Algérie en 1901 · 第 11 / 20 段