_Obs._ — Nous no saurions distinguer encore entre les sous-variétés

_indivisum_ et _laciniatum_ Cosson l.c. parce qu’on trouve presque

sur chaque exemplaire, à la fois des bractées laciniées et

d’autres entières.

ERUCARIA Gärtn.

=E. uncata= Boiss. _Diagn._ I, VIII, 47 (1849) = _E. Aegiceras_ Gay ex

Boiss. _Fl. or._ I, 367 (1867) ; Cosson _Comp._ II, 215 (1883-87) ; Gay

in herb. sine diagn. et collect. num. (1826) ; Steud. _Nom._ éd. II,

I, 590, nomen solum (1840) = _Hussonia uncata_ Boiss, _Diagn._ l.c. =

_H. Aegiceras_ Coss. et Dur. in Bal. _Pl. alg. exs._ n. 994 (1853).

Hab. : Oran, Aïn-el-Hadjej près Aïn-Sefra ; steppe rocailleux,

aride, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 607). — Ce numéro est la

forme typique à fleurs blanches et petites. — Tircount près Aïn

Sefra, sable humide, sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai

(n. 451). — Cette plante se rapproche de la var. _Souisii_ Cosson

_Comp._ II, 216, par ses pétales violets et 3 fois plus longs que

les sépales, mais nous ne saurions distinguer là une variété,

c’est plutôt une forme conditionnée par l’habitat. Sur le même

exemplaire nous avons observé des fleurs bien différentes les unes

des autres.

CARRICHTERA DC.

=C. Vellæ= DC. _Syst._ II, 642.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rocailles près du télégraphe optique

alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 577), et en quantité près de Mograr à

ca. 850 m. d’alt.

ERUCA Lam.

=E. sativa= Lam. _Fl. Fr._ II, 496.

Var. =stenocarpa= Coss. in _Ann. sc. nat._ ser. 4, I, 233.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, sable de la dune, alt. ca. 1850 m. 15 mai

(n. 194).

_Obs._ — Il nous semble que, vu la forme de la silique et de ses

graines nettement unisériées, cette variété peut être facilement

distinguée, nous croyons donc que Cosson a été trop loin en la

confondant avec le type. D’autre part nous ne saurions y voir une

espèce distincte comme Boissier.

Var. =pinnatifida= Coss. _Cat. Tun._ 50.

Hab. : Oran, Saïda, prairie rocheuse, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 153).

DIPLOTAXIS DC.

=D. virgata= DC. _Syst._ II, 631.

Formæ inter f. _brachycarpa_, _saharensis_ et _longisiliqua_

Coss. _Comp._ II, 165, intermediæ.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, dans l’alfa, au-delà du télégraphe

optique, alt. ca. 1650 m. 2 juin (n. 588) ; id. steppe d’alfa au

pied du Djebel Morghad alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 426).

_Obs._ — Notre plante ne ressemble guère à aucune des formes que

nous avons vues dans les herbiers, sauf aux spécimens récoltés au

Maroc par Balansa. Elle réunit les caractères de plusieurs des formes

admises par Cosson, et pour qu’on puisse s’en convaincre, nous

indiquerons quelques caractères pris sur un seul et même exemplaire.

Plante haute, rameuse, pourvue de feuilles radicales et caulinaires ;

siliques de longueur très variable égalant le pedicelle ou quatre

fois plus longues que lui ; valves parfois très convexes, parfois

± applaties, style linéaire ou ové, dans ce dernier cas souvent

séminifère et caréné.

Par contre, notre plante a des feuilles plus velues qu’aucun des

autres exemplaires vus par nous.

Var. =Aissæ= Hochr., var. nov. — Planta annua, humilis vel

paulo elata, ramosa vel simplex. Caulis 5-17 cm. longus, parce

hirsutus vel hirsutissimus, inferne vel usque ad medium, et ultra,

foliatus. Folia dense villosa basi exauriculata, lyrato-pinnatisecta,

segmentis pinnati-partitis vel-dentatis. Flores lutei apice ramorum

congesti ; pedunculi 3-5 mm. longi ; pedunculi fructiferi ad 7

mm. longi. Siliquæ maturæ lineares, crassæ, 11 mm. longæ et 2

mm. latæ usque. ad 9 mm. longæ et 1,5 mm. latæ, rostro ± conico,

seminifero, 1-2 mm. longo.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rocailles près du télégraphe optique,

alt. ca. 1600 m. 2 juin (n. 575) ; Oran, Col de Merbah, Djebel Morghad,

rocailles, alt. ca. 700 m. 24 mai (n. 475).

_Obs._ — Cette plante nous semble très caractéristique et se

distingue au premier coup d’œil de toutes les autres formes

du _D. virgata_ ; en particulier, les feuilles très découpées,

les siliques très ramassées, comme trapues, et l’indument très

fourni ne laissent aucun doute à cet égard. Mais la variabilité

extrême de ce groupe nous empêche de considérer cette plante comme

une espèce. D’autre part, il serait possible de la rapprocher

de certaines formes de l’_Erucastrum Cossonianum_ Reuter. Les

échant. de Kralik _Pl. Alg. exs._ n. 5, et d’autres plantes

de Cosson, provenant de la même localité, Batna, offrent une

ressemblance frappante de port avec nos spécimens. Mais les semences

placées nettement sur deux rangs, les valves bombées de la silique

font de notre plante un _Diplotaxis_ et ses fleurs jaune vif et ses

siliques trapues empêchent de l’assimiler à la plante de Reuter.

Au reste, pour montrer l’incertitude qui règne dans ce genre, nous

citerons deux auteurs sagaces, Cosson et Reuter, qui ont classé une

plante d’Espagne de Bourgeau (n. 1032), l’un comme _Diplotaxis

virgata_, l’autre comme _Erucastrum Cossonianum_.

=D. muralis= DC. _Syst._ II, 634.

Hab. : Oran, Saïda, prairie près de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai

(n. 126).

=D. Harra= Boiss. _Fl. or._ I, 388 (1867) = _Sinapis Harra_

Forsk. _Fl. æg.-arab._ 118 (1775) = _Sisymbrium pendulum_

Desf. _Fl. atl._ II, 82, t. 156 (1798-1800) = _Sisymbrium hispidum_

Vahl _Symb._ II, 77 (1791) = _D. pendula_ DC. _Syst._ II, 630 ;

Batt. _Fl. Alg._ I, 63.

Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant S., rochers boisés, alt. ca. 1400

m. 5 juin (n. 669).

ERUCASTRUM Presl

=E. varium= Durieu in _Expl. sc. Alg._ t. 75.

Var. =montanum= Cosson _Comp._ II, 174.

Hab. : Oran, Tircount près d’Aïn Sefra, dans le sable humide,

alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 444).

Forme extrêmement allongée et exubérante rappelant la forme typique.

=E. leucanthum= Coss. et Durieu in _Ann. sc. nat._ ser. 4, I, 239.

Hab. : Oran, Ras Chergui, chemin à mi-côte, alt. ca. 1700 m. 16 mai

(n. 259).

Var. =elongatum= Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus

elongatis, ad 60 cm. longis, parce vel non ramosis, foliosis, foliis

magnis ad 12 cm. longis, foliis radicalibus paucis vel nullis,

siliquis ut in typo.

Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte, terrain rocheux, alt. ca. 1600

m. 16 mai (n. 216).

_Obs._ — Cette plante ressemble quelque peu à certaines formes de

l’_Erucastrum Cossonianum_, mais ce dernier est assez litigieux

comme nous l’avons vu, tandis que notre spécimen a exactement

les siliques et le rostre de l’_E. leucanthum_. Il en possède

également les fleurs blanches et l’indument fourni, mais il en

diffère par son port assez extraordinaire, dépourvu de rosette

et à tiges pourvues de feuilles très grandes pennatiséquées,

à segments grossièrement dentés. Du reste, nous avons une forme

intermédiaire qui montre bien qu’il y a là seulement une variété.

MURICARIA Desvaux

=M. Battandieri= Hochr., sp. nov. — Annua, a basi ramosissima. Caules

diffusi, prostrati vel erecti, parce pubescentes, foliosi. Folia

glaberrima, lanceolata, sinuato-dentata, vel pinnati-lobata,

vel pinnati-partita, pinnulis integris rarissime 1-3 dentibus

præditis. Racemi elongati, undulati, multiflori. Flores parvi,

apice racemorum conferti ; sepala obovata, obtusa, persistentia,

interdum accrescentia ; petala alba, integra, fauce purpurascentia vel

lutescentia, calyce fere duplo longiora. Staminum filamenta libera,

interdum apice rubella. Silicula coriacea, articulata, parte inferiore

obsoleta pedicelliforme, parte superiore globosa, echinulis magnis,

duris muricata, villoso-canescente. Stylus conicus, glaber, apice

persistens. Pedicelli fructiferi filiformes, silicula longiores.

Caules 15-35 cm. longi ; folia 1,2 × 0,4 ad 1 × 0,7 et 4,3 × 1,

etiam 3,5 × 0,5 cm. longa et lata ; pedicelli floriferi 0,3-0,5

cm. longi, fructiferi ad 0,6 cm. longi, sepala 0,15-0,2 cm. longa,

petala 0,2-0,4 cm. longa, in calyce fructifero sepala ad 0,3 cm. longa.

α. var. =genuina= Hochr. — Folia pinnatipartita, flores minores :

sepala ca. 1,5 mm. longa, accrescentia ca. 2 mm. longa, petala 2-3

mm. longa ; silicula cum stylo ca. 3 mm. longa.

Hab. : Oran, Bou-Ktoub, près Le Kreider, sur la rive du Chott Chergui,

dans le sable sec, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 171).

β. var. =subintegrifolia= Hochr., var. nov. — Folia lanceolata

repando-dentata non lobata ; flores majores, sepala accrescentia ad

3 mm. longa, petala ad 4 mm. longa silicula ad 5 mm. longa.

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum,

salle humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 440).

_Obs._ — D’après les descriptions et les exsiccata cités dans

les différentes flores, il nous semble que la plupart des auteurs

modernes ont pris notre espèce pour le _Muricaria prostrata_,

fondé sur le _Bunias prostrata_ Desf. Ce dernier dont nous avons

un original de Desfontaines à l’Herbier Delessert est une plante

très particulière à feuilles bipinnatipartites dont les lobules

de _second ordre_ sont parfois un peu dentés, assimilables en cela

aux lobules de _premier ordre_ de notre plante. En outre, d’après

sa planche, la plante de Desfontaines paraît être formée d’une

rosette de feuilles du centre de laquelle s’échappent un petit

nombre de tiges moins prostrées que dans notre espèce ; et ces

feuilles si élégamment découpées sont pourvues de nombreux poils

à leur surface supérieure. Rien de semblable chez notre espèce qui

forme de grosses touffes à tiges très ramifiées et dont l’aspect,

au moins dans la var. β, est plus ou moins celui d’une hémisphère

toute couverte de fleurs.

On pourrait objecter que nous ne saurions baser une distinction

spécifique sur la forme des feuilles puisque ce caractère est

utilisé par nous pour séparer nos deux variétés. Mais nous avons

observé des formes de passage entre nos deux variétés, tandis

que nous n’en connaissons pas entre notre var. _genuina_ et le

véritable _Muricaria prostrata_ (= _Bunias pr._ Desf.). Puis il y a

l’indument des feuilles et surtout le port qui est très différent ;

aussi après avoir comparé avec l’original de Desfontaines, il ne

subsiste pas de doute. Nous dirions même que la planche du _Fl. atl._

est, quoiqu’exacte, moins caractéristique que l’original. Les

feuilles de ce dernier sont si régulièrement découpées qu’elles

rappellent un peu des feuilles de fougères.

L’origine de cette confusion vient peut-être du fait que Desf. dit

dans sa description « folia pinnatifida », alors que sa planche

indique des feuilles bipinnatifides. Cosson (_Comp._ II, 311) donne

une description qui correspond aux deux espèces, c’est-à-dire à

notre var. _genuina_ et au _M. prostrata_. Battandier (in Batt. et

Tr. _Fl. Alg._ I, 34) donne bien une description correspondant à

la plante de Desfontaines, mais il semble qu’il a en vue notre

var. _genuina_ si l’on en juge par le n. 511 de son exsiccata :

_Pl. d’Alg._ qui est un _M. Battandieri_ var. _genuina_. Chez

cette plante quelques lobes primaires des feuilles présentent deux

ou trois dents, généralement sur un seul de leur côté, de sorte

qu’il n’y a pas de confusion possible avec le _M. prostrata_ Desv.

CRAMBE L.

=C. Kralikii= Coss. in Kral. _Pl. Alg. exsicc._ n. 10 (1858) ; _Comp._

II, 307 (1887) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 35 (1888).

Hab. : Oran, Tircount près Aïn Sefra, sable humide, alt. ca. 1200

m. 26 mai (n. 453) ; id., au pied du Djebel Morghad, au bord d’un

oued à sec, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 463).

HUTCHINSIA R. Br.

=H. petræa= R. Br. in _Hort. Kew._ ed. 2, IV, 82 ; Cosson _Comp._

I, 258.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers ombreux de l’arête,

alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 480).

_Obs._ — Chose curieuse, notre plante présente seulement 3-7

folioles à chaque feuille, tandis que les exemplaires européens

en comptent généralement 11, 13 et quelque fois plus. Nous avons

retrouvé cette particularité chez d’autres spécimens espagnols

et africains seulement.

CAMELINA Crantz

=C. silvestris= Wallr. _Sched._ 347 ; Boiss. _Fl. or._ I, 311 ;

Batt. et Tr. _Fl. alg._ I, 51 = _C. sativa_ var. _sylvestris_ Coss. et

Germ. _Fl. Paris_, 124 ; Coss. _Comp._ II, 248.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et

buissonneux, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 368).

_Obs._ — Cette petite plante ressemble fort peu à celles

d’Europe ; nous n’avons pu la comparer qu’au n. 69 _bis_, de

Reboud, provenant de Djelfa et à une plante récoltée en Perse par

Buhse en 1847.

ARABIS L.

=A. auriculata= Lam. _Encycl. méth._ I, 219 (1783).

Var. =genuina= Hochr. — Siliquis glabris.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans le chemin pierreux à

mi-côte, alt. ca. 1600 m., 16 mai (n. 237 _bis_) ; Djebel Aïssa

versant S.-E., dans les pierres, alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 376) ;

Djebel Morghad, rochers ombreux de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai

(n. 486 _bis_).

Var. =dasycarpa= Andrz. ex. DC. _Prod._ I, 143 (1824) = var. _puberula_

Koch. _Syn._ 2e éd. 41 (1843-44). — Siliquis pubescentibus hirtisve.

Hab. : Oran, Ras Chergui, sur Aïn Sefra, chemin pierreux,

alt. ca. 1600 m. 16 mai (n. 237) ; Djebel Aïssa, clairière herbeuse

à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 395) ; Djebel Morghad,

rochers ombreux de l’arête, alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 486) ;

Djebel Aïssa près du poste de télégraphie optique, alt. ca. 1700

m. 2 juin (n. 583 _bis_).

_Obs._ — Ces deux variétés quoique nettement tranchées, et

sans formes de passage dans notre région, se ressemblent cependant

beaucoup et comme elles croissent souvent mélangées nous les avions

confondues au premier abord.

ERYSIMUM L.

=E. Kunzeanum= Boiss. et Reut. in Boiss. _Diagn. or._ ser. II, I,

27 (1853) = _E. strictum_ var. _micranthum_ J. Gay ap. Coss. in

_Ann. sc. nat._ ser. IV, I, 233 (1854).

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, chemin pierreux, à mi-côte,

alt. ca. 1680 m. 16 mai (n. 236).

=E. grandiflorum= Desf. _Fl. atl._ II, 85 (1800) [non

Bieb. _Fl. taur. cauc._ II, 117 (1808)] = _E. longifolium_ DC. _Prod._

I, 199 (1824) etc. Voy. Cosson _Comp._ II, 150.

Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les rochers du sommet,

alt. 2000 m. 16 mai (n. 249).

_Obs._ — C’est la forme des montagnes mais que de légères

différences de port ne sauraient séparer nettement de la forme des

plaines, plus ligneuse et plus velue. Cette plante se retrouve sur

d’autres Djebels à des altitudes élevées.

ALYSSUM L.

=A campestre= L. _Syst._ ed. X, 1130 ; Coss. _Comp._ II, 233.

Hab. : Oran, Ras Chergui, à mi-côte et jusqu’au sommet, dans les

pierres du chemin, alt. 1400-2000 m., 16 mai (n. 217) ; Saïda partout

dans les pierres et répandu sur les hauts plateaux alt. ca. 850

m. 10 mai (n. 147).

=A. montanum= L. _Sp. pl._ 650 (1753) ; Batt. et Tr. _Fl. Alg._ I, 46

var. =atlanticum= Boiss. _Voy. Esp._ 44 (1839-45) ; Batt. _Spicil._ in

_Journ. linn. soc._ XVI, 320 (1878) = _A. atlanticum_ Desf. _Fl. atl._

II, 71, t. 149 (1800).

Hab. : Oran, Ras Chergui, dans les rochers du sommet, alt. ca. 2000

m. 16 mai (n. 247).

Var. =Aïssæ= Hochr., var. nov. — Caules elongati, ± flexuosi ;

folia sublinearia ; inflorescentia corymbosa, pedicelli ut calyces

pilis stellatis interdum longissimis villosi, fere lanati ; flores

magni, sulfurei vel lutei.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rochers de l’arête au-dessus d’Aïn

Aïssa, al. ca. 1950 m. 19 mai (n. 373).

LOBULARIA Desv.

=L. maritima= Desv. _Journ. bot._ III, 162 = _Clypeola maritima_

L. _Mant._ 426 = _Alyssum maritimum_ Lam. _Encycl._ I, 98 = _Koniga

maritima_ R. Br. in App. Denh. et Clapp. _Narr. Exp. Afr._ II, 214 ;

Cosson _Comp._ II, 240.

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer, 2 mai

(n. 15) ; Oran, prairie rocheuse près du Vieux Saïda alt. ca. 900

m. 10 mai (n. 129).

_Obs._ — La plante des montagnes de Saïda est beaucoup plus

ramassée et plus courte que celle du littoral mais à part cela ces

spécimens ne diffèrent pas.

MALCOLMIA R. Br.

=M. arenaria= DC. _Syst._ II, 442 (1821) ; Coss. _Comp._ II, 132 =

_Hesperis arenaria_ et _ramosissima_ Desf. _Fl. atl._ II, 91, t. 162

et 161, (1800) = _M. ramosissima_ Coss. in Hb.

Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N., au pied de la montagne,

alt. ca. 1150 m. 5 juin (n. 677).

_Obs._ — Comme nous ne possédons pas ces deux plantes dans

l’Herbier de Desfontaines, il nous est impossible de nous

faire une opinion ferme au sujet de cette synonymie, mais nous

inclinons à croire que Cosson est dans le vrai. Nous observerons

seulement que notre plante ressemble beaucoup plus à la planche 161

(_H. ramosissima_) de Desf. qu’à la pl. 162 (_H. arenaria_).

EREMOBIUM Boiss.

=E. ægyptiacum= Hochr., comb. nov. = _Malcolmia ægyptiaca_

Spreng. _Syst._ II, 898(1825) = _Matthiola linearis_ Delile in

Laborde _Voy. Arab. petr._ p. 85 (1833) = _Hesperis ramosissima_

Delile _Fl. æg. ill._ n. 595 (1812) [non Desf.] = _Hesperis diffusa_

Decaisne _Fl. Sin._ in _Ann. sc. nat._ ser. 2, III, 271 (1885) =

_E. lineare_ Boiss. _Fl. or._ I, 157 (1867).

Var. =longisiliquum= Hochr., comb. nov. = _Malcolmia ægyptiaca_

var. _longisiliqua_ Coss. ap. Bourg. _Exsicc. alg._ (1856) ;

Coss. _Illust. fl. atl._ I, 23.

Hab. : Oran, près d’Aïn Sefra dans le sable de la dune,

alt. ca. 1050 m. 15 mai (n. 191).

_Obs._ — Nous avons conservé le genre _Eremobium_, qui nous paraît

suffisamment caractérisé par sa radicule dorsale, alors qu’elle est

commissurale chez les _Malcolmia_ ; il y a aussi quelque différence

dans la forme des semences (Voy. Engl. u. Pr. _Nat. Pflanzfam._ III,

I, 2, 197 et 200).

Nous croyons que ce genre renferme une seule espèce collective que

nous appellerons _E. ægyptiacum_ d’après le nom le plus ancien

de Sprengel. Nous laissons de côté le nom de _Hesperis ramosissima_

parce que ce nom, quoique plus ancien, repose sur une erreur et qu’il

ne pouvait être appliqué par Delile à une plante différente de

celle de Desfontaines.

Comme l’a indiqué Cosson, cette espèce unique présente 3

variétés bien distinctes et nous transférons leurs noms sous le

nouveau binôme. Outre la variété susmentionnée, nous établirons

donc :

Var. =ægyptiaca= Hochr. = _M. ægyptiaca_ var. _ægyptiaca_ Cosson

_Ill. fl. atl._ I, 23 (1882) = _M. ægyptiaca_ var. _diffusa_

Aschers. et Schweinf. _Ill. Fl. Eg._ 39 (1887).

Var. =linearis= Hochr. = _M. ægyptiaca_ var. _linearis_ Cosson

l.c. 22.

MATTHIOLA R. Br.

=M. oxyceras= DC. _Syst._ II, 173 (1821) emend. Conti in

_Mém. Herb. Boiss._ n. 18, p. 67 (1900) var. =livida= Conti l.c. =

_M. livida_ DC. _Syst._ II, 174 (1821).

Hab. : Oran, monuments préhistoriques dans la plaine rocheuse près

d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 287).

Var. =oasicola= Hochr., var. nov. — Ab omnibus varietatibus a Conti

enumeratis differt caulibus glandulosis sed pilis omnino destitutis,

nisi in apice ramorum juxta alabastra. Tota planta viridis, folia

lanceolata vel linearia, interdum paulum sinuata, glandulosa et

minute pilosa.

Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet-el-Betoum, dans le

sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 441).

_Obs._ — Cette plante est évidemment une forme particulière du

_M. oxyceras_ qui se trouve dans le steppe, mais c’est une forme

profondément modifiée par le milieu. Au lieu de la plante chétive

pourvue de quelques tiges florales grisâtres avec quelques fleurs

très pâles, c’est une énorme touffe, formée d’un grand nombre

de tiges et portant d’innombrables fleurs d’un beau violet. Nous

n’avons pas vu de formes précisément intermédiaires, mais comme

les modifications ne portent que sur des caractères variables dans

cette espèce, nous sommes persuadé qu’il n’y a là qu’une

variété.

On peut rapprocher cette plante du _M. pseudooxyceras_ var. _viridis_

Conti l.c. p. 72, mais la description très sommaire empêche une

identification. Toutefois les filets des longues étamines sont

fortement élargis ce qui est caractéristique, selon Conti, pour

le _M. oxyceras_. Nous doutons de la valeur de ce caractère comme

d’ailleurs de celle de l’espèce de Conti.

MORICANDIA DC.

=M. arvensis= DC. _Syst._ II, 626 var. =suffruticosa= Coss. _Comp._

II, 157 = _M. suffruticosa_ Coss. et Dur. in _Ann. sc. nat._ ser. 4,

IV, 282 = _Brassica suffruticosa_ Desf. _Fl. atl._ II, 94.

Hab. : Oran, en montant d’Aïn Sefra à Ras Chergui, dans les pentes

de rochers, répandue entre 1100 et 1500 m. d’altitude. 16 mai

(n. 203).

_Obs._ — Cette plante offre tant de termes de passage vers le

_M. arvensis_ que l’on ne saurait la regarder comme une espèce

particulière, néanmoins ses siliques très longues et très

étroites, ses feuilles plus petites et ses tiges ligneuses en

font une variété facile à distinger et caractéristique pour la

région. Nous ne parlons pas des graines uni ou bisériées dans

chaque loge, car ce caractère nous a paru inutile à mentionner à

cause de son inconstance.

C’est à tort que cette sous-espèce est attribuée à DC. par

Battandier et Tr. (_Fl. Alg._ I, 64). DC. avait déjà reconnu, il

est vrai, que le _Brassica suffruticosa_ Desf. était une variété du

_M. arvensis_ DC., mais il avait gardé la dénomination _B. suffr._

C’est Cosson qui, le premier, a établi une nomenclature admissible.

=CAPPARIDACEÆ=

CLEOME L.

=C. arabica= L. _Amœn. acad._ IV, 281.

Hab. : Oran, Aïn Sefra, sable de la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai

(n. 192).

=RESEDACEÆ=

RANDONIA Cosson

=R. africana= Cosson in Kralik _Pl. alg. exsicc._ n. 19 (1858) et in

_Bull. soc. bot. Fr._ VI, 392 (1859).

Hab. : Oran, steppe sablonneux dans le Faidjet el Betoum, à environ

15 km. d’Aïn Sefra. 24 mai (n. 419).

RESEDA L.

=R. alba= L. _Sp. pl._ 449 var. =lætevirens=

J. Müll. arg. _Monogr. Resed._ 101 (1857) α =vulgaris=

J. Müll. l.c. 102.

Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, 2 mai (n. 85) ; Oran,

Saïda, dans une haie, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 104).

Var. =firma= J. Müll. arg. l.c., p. 104, _a_ =major= J. Müll. l.c.

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers buissonneux,

alt. ca. 1900 m. 19 mai (n. 370).

_Obs._ — Nous ne saurions décider quel est le nom prior qui

doit être appliqué à ces variétés, à cause de la synonymie

si compliquée de ces formes. Après la plupart des noms cités par

Müller se trouvent des restrictions. C’est pourquoi nous conservons

les noms adoptés par cet auteur.

=R. decursiva= Forsk. _Fl. ægypt._ 67 (1775) = _R. eremophila_

Boiss. _Diagn._ ser. I, 8, 54 (1849).

Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai

(n. 532).

=R. arabica= Boiss. _Diagn._ I, 6 (1842).

Hab. : Oran, Faidjet el Betoum, dépression limoneuse de la plaine

d’alfa, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 421) ; Oran, Aïn el Hadjej,

station au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4

juin (n. 610).

=R. Luteola= L. _Sp. pl._ 448 (1753) var. =Gussonii=

J. Müll. arg. _Monogr. Resed._ 207.

Hab. : Fort de l’Eau, près Alger. 2 mai (n. 22) ; Oran, Djebel

Aïssa, versant S.-E., clairière à 1800 m., alt. 19 mai (n. 404).

_Obs._ — La seconde de ces plantes est caractérisée par une racine

ligneuse très épaisse, élargie au sommet et portant un grand nombre

de tiges ainsi que les cicatrices des rejets des années précédentes.

=CRASSULACEÆ=

SEDUM L.

=S. heptapetalum= Poiret _Voy. Barb._ II, 669 (1789) = _S. cœruleum_

Vahl _Symb. bot._ II, 51 (1791).

Hab. : Oran, Vieux Saïda, dans les rochers, alt. ca. 900 m. 10 mai

(n. 142).

=S. nicæense= All. _Fl. ped._ II, 122 (1785) = _S. altissimum_

Poiret _Encycl._ IV, 634 (1791).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, col de Merbah, alt. ca. 1800 m. 24 mai

(n. 517), et ailleurs sur terrain rocheux, entre 1400 et 1900 m.,

en particulier à Ras Chergui.

=S. album= L. _Sp. pl._ 432 (1753) var. =micranthum= DC. _Prod._ III,

406 (1828) = _S. micranthum_ Bast. ap. DC. _Fl. Fr._ II, 523 (1815).

Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux,

alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 519) ; id. Djebel Morghad, rochers ombreux

près de l’arête, versant N.-W., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 516).

=S. dasyphyllum= L. _Sp. pl._ 431 (1753) var. =glanduliferum= Gr. et

Godr. _Fl. Fr._ I, 624 = _S. glanduliferum_ Guss. _Prod._ I, 519

(voir à ce sujet Briquet in _Ann. Cons._ et _J. bot. Gen._ V, 101).

Hab. : Oran, Djebel Morghad, dans une fissure de la paroi de rochers,

versant S.-E., alt. ca. 1950 m. 25 mai (n. 515).

=ROSACEÆ=

COTONEASTER Med.

=C. nummularia= Fisch. et M. _Ind. hort. petrop._ II, 34.

Hab. : Oran, Djebel Morghad, rochers sous le sommet, buissons étalés

sur les rochers, alt. ca. 2100 m. 25 mai (n. 513).

_Obs._ — En ce qui concerne la caractéristique du _C. tomentosa_,

nous renvoyons à Burnat (_Fl. alp. mar._ III, 313).

Le Sud-Oranais: études floristiques et phytogéographiques faites au cours d'une exploration dans le Sud-Ouest de l'Algérie en 1901 · 第 10 / 20 段