SCENE XIX.

LAUBEPIN, MAXIME.

LAUBEPIN, à part.

Maxime ne veut rien dire, il me semble que tout va mal...

(Haut.) Ah çà, Maxime, que se passe-t-il donc ici?

MAXIME.

Mon ami!... je vous écrivais hier une lettre... que votre

arrivée me dispense d'achever... Je vous disais que ma

situation dans cette maison n'était pas sans quelque

amertume... Vous avez pu en juger vous-même. Je vous supplie,

mon ami, de me tirer d'ici, le plus tôt que vous pourrez.

LAUBEPIN.

Ah! Eh bien, mon enfant, j'essaierai.

MAXIME.

Je vous en prie; allons, je vous dis adieu, puisque vous

partez, Laubépin. Moi-même, je suis attendu à Elven, pour une

coupe de bois.

LAUBEPIN.

A Elven... mais, c'est sur ma route... j'ai une voiture... je

puis vous conduire...

MAXIME.

Bravo! Ah! mais, comment reviendrais-je?

LAUBEPIN.

C'est juste!

MAXIME.

Ma foi, je le regrette, et d'autant plus qu'il y a là, à peu

de distance... dans les bois... des ruines superbes, dit-on;

nous aurions vu cela ensemble... Enfin, que voulez-vous!

Allons, adieu, mon ami, et pensez à moi. (Marguerite revient

par la gauche, les observant.)

LAUBEPIN.

Adieu, Maxime. (Maxime salue Marguerite et sort.)

Le roman d'un jeune homme pauvre (Play) · 第 18 / 19 章