Iles du Salut, 1er février 1898.
Monsieur le Président,
Je vous renouvelle, avec toutes les forces de mon être, l'appel que
j'ai déjà adressé au Chef de l'État, au Gouvernement, à M. le Ministre
de la Guerre.
Je ne suis pas coupable. Je ne saurais l'être.
Au nom de ma femme, de mes enfants, des miens, je viens demander la
revision de mon procès, la vie de mes enfants, de la justice enfin
pour tant de victimes innocentes.
Confiant dans votre haute équité, dans celle du Gouvernement, dans
celle de M. le Ministre de la Guerre, je vous demande de vouloir bien
agréer l'expression de mes sentiments respectueux.