En octobre, je reçus la lettre dont j'extrais le passage suivant:
Paris, 15 août 1897.
Je suis toute soucieuse et bien angoissée de ne pas avoir encore de
tes nouvelles; voilà près de sept semaines que je n'ai pas eu de
lettres de toi et les semaines comptent triple quand on les passe dans
l'inquiétude; j'espère qu'il n'y a là qu'un retard et que je vais
recevoir bien vite un bon courrier. Je mets toute ma joie dans la
lecture des lignes si pleines de courage que tu m'adresses, en
attendant mieux, en attendant que tu me sois rendu et que je puisse,
dans le profond bonheur de vivre auprès de toi, me consoler de toutes
mes peines...
Efforce-toi de ne pas penser, de ne pas faire travailler ta pauvre
cervelle, ne t'épuise pas en conjectures inutiles. Ne pense qu'au but,
à la fin; laisse reposer ta pauvre tête, ébranlée par tant de chocs.