5 janvier 1895. Samedi, 7 heures soir.

Je viens d'avoir un moment de détente terrible, des pleurs entremêlés

de sanglots, tout le corps secoué par la fièvre. C'est la réaction des

horribles tortures de la journée, elle devait fatalement arriver;

mais, hélas, au lieu de pouvoir sangloter dans tes bras, au lieu de

pouvoir m'appuyer sur toi, mes sanglots ont résonné dans le vide de ma

prison.

C'est fini, haut les coeurs! Je concentre toute mon énergie. Fort de

ma conscience pure et sans tache, je me dois à ma famille, je me dois

à mon nom. Je n'ai pas le droit de déserter tant qu'il me restera un

souffle de vie; je lutterai avec l'espoir prochain de voir la lumière

se faire. Donc, poursuivez vos recherches...

Cinq années de ma vie, 1894-1899 · 第 29 / 171 题